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REGARD

Algérie : un pouvoir mortel, un peuple immortel !

«On juge un arbre à ses fruits et non à ses racines ».

A la fin des années soixante-dix, au cours d’une entrevue privée avec un souverain arabe, un diplomate américain aurait dit : «C’est Dieu qui a mis du pétrole dans votre sous-sol, ce sont nos machines qui l’extraient, ce sont nos firmes qui l’exploitent, quel est votre mérite ? ». Le souverain musulman aurait souri ; et le diplomate de poursuivre : «C’est de l’usage que vous ferez de vos revenus pétroliers, que vous seriez jugé par Dieu et par votre peuple : Si vous en faîtes un bon usage, vous seriez béni par Dieu et votre jeunesse vous en sera reconnaissante, par contre si vous les dilapidez, Dieu vous maudira et les générations futures déterreront et retireront vos os pour les brûler sur la place publique ».

Le sourire de ce souverain musulman cache en réalité une double vérité : la première, c’est que seul Dieu l’unique enrichit qui il veut et sans commune mesure, et que l’homme n’a été créé que pour adorer Allah son créateur ; la seconde, c’est que la richesse est la plus grande et la plus pénible des épreuves que Dieu a infligé aux arabes.

Aujourd’hui Satan est devenu plus percutant, il tente l’homme non pas par la pauvreté mais par la richesse. Le pétrole est une chose inviolable sur terre, personne n’y touche sans risquer de recevoir les foudres de Satan. Pris dans le tourbillon du pouvoir aveugle et fascinés par l’argent facile, les dirigeants arabes délirent et se lancent dans des projets pharaoniques afin de s’immortaliser. Dans la tombe, ils chercheraient à  «régner en enfer que servir au paradis ». Ils s’imaginent que le monde se plie à leur volonté et que les recettes pétrolières vont leur assurer l’éternité.

L’Algérie n’échappe pas à cette règle. Avec son immense ciel bleu et ses espaces désertiques infinis, elle était méconnue jusqu’à ce surgissent de ce sable stérile le pétrole en 1956. Il va être le pot de miel de l’Algérie indépendante. Il est intarissable, du moins pour la génération de novembre 54 en voie d’extinction. Les générations de l’indépendance n’ayant pas participé à la guerre de libération nationale n’auront pas droit. Elles sont exclues du partage du butin de guerre.

Dans l’Algérie indépendante, il n’y pas eu de bâtisseurs, il n’y a que des guerriers. Ceux qui ont planté l’arbre de l’indépendance avec leur sang ne savaient pas avec quelle eau il va être arrosé : l’eau de pluie ou le pétrole saharien ?

Le pétrole pollue, l’eau purifie. C’est une évidence, la société algérienne a besoin d’eau « propre » pour étancher sa soif et faire convenablement sa toilette et celle de ses institutions, en commençant naturellement par la tête pour descendre le long du corps et atteindre les orteils, comme elle a besoin d’air pur pour « respirer » et « croître » dans un monde sans état d’âme en perpétuelle agitation où le faible doit céder ses richesses naturelles au plus fort du moment.

Aussi semble-t-elle être prête à céder les réserves de pétrole et de gaz se trouvant dans le sous-sol contre tout bonnement un peu d’eau et beaucoup d’oxygène car considère-t-elle, que si le pétrole et le gaz « polluent », l’eau et l’air « purifient », consciente de plus en plus que la terre algérienne n’a pas besoin du sang des guerriers mais de la sueur des hommes. Pour ce faire, elle est à la recherche d’une nouvelle idéologie fondée sur le travail créateur de richesses et d’une pensée libératrice productrice de valeurs et de symboles pour la tirer de cette léthargie qui lui colle à la peau depuis plus de cinq décennies.

Que de temps perdu ! Que d’énergie gaspillée ! Que d’opportunités ratées ! Dans un pays où s’accumulent des fortunes et où l’homme dépérit, on ne peut que méditer cet adage populaire : «une richesse amassée est un tas de fumier puant. Par contre une richesse répandue est un engrais fertile».

Que de barrages envasés remplis à la faveur des dernières pluies, que de réserves devises engrangées sans changement d’économie politique, que de potentialités mises en jachère, en rebut ou poussées vers l’exil, pour une population majoritairement jeune maladroitement formée en quête d’un emploi productif dans un pays mal aimé qui marche sur sa tête et réfléchit avec ses pieds, un œil dirigé vers la Mecque et l’autre rivé sur Washington, se retrouvant en fin de parcours à Paris à la recherche d’un second souffle.

Nostalgie d’un passé encore présent dans les esprits des deux côtés de la Méditerranée. D’une colonisation jadis «au menu» jugée coûteuse à une occupation aujourd’hui « à la carte » car profitable, le passage est vite assuré à la faveur d’une mondialisation débridée sous la houlette des Etats-Unis d’Amérique talonnés de près par l’Europe. Une société qui ne se pense pas est une société qui se meurt lentement mais sûrement. La vie d’une nation cesse dit-on quand les rêves se transforment en regrets.

En 1962, l’Algérie avait des rêves mais n’avait pas de moyens. En 2019, elle a les moyens mais n’a plus de rêves.

Un espoir, sa jeunesse, elle ne rêve pas de châteaux en Espagne, ni de comptes offshore comme ses gouvernants mais de liberté et de justice. Quelle noblesse ! Quelle décrépitude ! Chapeau bas. Age tendre et tête de bois.

Auteur
Dr A. Boumezrag
 

Commentaires

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Ma parole plus théologique que ça , tu crèves ! Un pouvwar mortel un peuple immortel.
Lhemdoullah que je ne fais partie ni de l'un ni de l'autre Posez le pouvoir d'un coté du chwari et le peuple de l'autre ou khelli lbaghla tchali.

D'emblée posé le problème comme si le Hirak , et pas tout à fait le peuple dont vous excluez toutes les autres composantes . voulait le bonheur du peuple et GS voudrait l'en empêcher est une erreur méthodologique impardonnable. Le général et le hirak sont dans la même dialectique deux termes synergiques qui tournent dans deux sens différents mais qui conduisent dans la même direction.

Le Hirak veut dégager le système rentier basé sur la prédation de la rente pour le remplacer par un système rentier basé sur le partage de la rente.

Le Général lui veut dégager les prédateurs actuels qui ont failli pour les remplacer par des prédateurs plus efficaces.

Au fond ni le Hirak , ni le général ne cherchent à mettre fin au système rentier.

Ensuite vous considérez que le h est un mouvement révolutionnaire comme s'il avait balayé sur son passage toutes les structures agissantes dans la société : or ce n'est nullement le cas . Elles sont toutes là aussi persistantes à jamais. Le FLN, les organisations héritières, les ayants droits, l'oligarchie, la nomenklatura qui sévit comme elle peut et dont le Matin-Dized est une une preuve irréfutable.

Une fois ce postulat posé nous ne pouvions considérer que ce que fait le , ni même ce qu'il veut au fond, c'est le changement radical . Ce que veut le hirak ce n'est rien d'autre que la distribution de la rente soit réorienté vers le peuple : koulchi lecah3b.

Et je rappellerai au passage qu'il a eu uniquement deux révolutions dans l'histoire complètement antagoniques : la révolution russe et la révolution bourgeoise . Quand on change de prédateurs seulement ce n'est pas une révolution mais du raccommodage.

Quant au général qui a compris que le système ne pourrait pas être bouleversé sans risque de déflagration et que c'est le système même qui entretient l'équilibre il cherche tout simplement à le sauver.

Ce que à quoi on assiste aujourd'hui c'est la glorification d'un mouvement messianique qui a toutes les apparences d'un mouvement mystique : irouhou ga3 et tout sera réglé.

Or si on a arrêtait de focaliser sur les dou3ates ( invocations) du Hirak et si on jetait un regard sur les structures que constate-t-on ?

D'abord, il n'y aucun bouleversement économique toutes les pratiques sont orientées vers le siphonnage de la rente par des procédés plus ou moins futés : import-import ou production de bigoudis en SKD . Même le transfert de technologie est in inversé : fuite de cerveaux que la société rentière ne peut évidement pas intégrer.

Donc sur le plan économique , rien, absolument rien n'indique le moindre signe d'une amorce d'un début de changement.

Sur le plan idéologique que voit-on ?

Notre société est encore plus bigote que dans les années 90, l'arabo-islamisme a fini de pénétrer toutes les régions , toutes les couches sociales, toutes générations confondues sont culturellement arabo-islamisées.

Et le pire c'est que le Hirak loin de remettre en cause cet état , au contraire s'en inspire. C'est parce que akmala lahoum dinouhoum et qu'ils ont fini comlétement d'être arabo-islmisés que la société s'est découvert le droit an tou'djara , d'être récompensé, si mon arabe est correcte.

Nos intello à la gomme qui parlent de révolution rahoum itmenyikou bina ipiitou. Moua je persiste est signe dans quelques mois tout recommencera comme avant . Le Hirak et ses sohabas se retireront et comme dab les théologiens rentreront en action pour nous bidouiller une théologie comme si nous autres nous n'étions pas là et que nous n'avions rien vu.

Iben moua je vous dit appelez-le comme vous voulez : Hirak; mouvement, révolution, peuple, il va donnez Zob, et nous verrons ça dans quelques mois !

athane blarebi que je ne vais pas me relire !

Hend Uqaci Ivarwaqen .

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Ce pervers chef képi est dans sa logique mentale maffieuse d illuminé qui se voit se réincarner "en bouteflika bis" ,ce rejeton néfaste d une famille de oujda élevée dans un "bain maure" pour soldats "en rute"
Les lettres d un raisonnement humain ne servent à rien.Il a protégé le corrompu et prédateur ptit mario hauts talons et sa vile fraterie "elmarokia" ,avec une idée dans la tête de prendre sa place une fois passé à trépas.
L handicap de p tit mario le "bandit voyou,sujet marocain, qui se croyait monarque en pays amazigh comme le fût son "maître" hassassain 2 en tamazgha occidentale,ne l'a pas emporté.Ce chef képi pervers procéda à un raccourci à son plan,sous l effet du 22 février 2019,et força ptit mario et sa fraterie traître et criminelle à abdiquer.Mais il garda le "makhzen de ptit mario",panarabistes,islamistes ,tlemceniens,kabyles ,imazighénes et nwegra de services, corrompus et servils.
Le pervers chef képi est dans la même logique criminelle de pouvoir que l'armée araboflnoalgérienne des mercenaires de oujda,nador,ghardimaou ,du caire et de celle des DAF , depuis 1962 à ce jour qui s'était emparée de l'algérie algérienne .Une armée de mercenaires boussof,benbella,boukharouba,bouteflika,belkhir,les lamari,nezzar,kasdi merbah,médienne et ....gaid qui posséde un pays l'algérie algérienne
Gaid le pervers a protégé la famille marocaine bouteflika que pour mieux prendre sa place.Il sait que plongé dans des affaires de corruption criminelles avec les kliba,saadani,ses rejetons ..il rendra des comptes ,tôt ou tard ,si un pouvoir civil prendrait place.
Il fera pire que belkhir,nezzar,les lamari,médienne,boukharouba,son modéle dans la kabylophobie dont il se revendiquait .

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A toi, mon frère, né en Kabylie ou ailleurs, qui verse dans ce Hirak.
A toi le Kabyle qui scande ''ittnahhaw gaa'', ''silmiya silmiya'', ''khawa khawa'', ''Djazair hora dimoqratiya'' et autres slogans exclusivement
arabophones, même en Kabylie;
A toi mon frère qui marche en soulevant des pancartes écrites en arabe et non dans ta langue maternelle, même en Kabylie;
A toi mon frère qui accepte, sans rechigner, de marcher sous des bannières palestiniennes plus hautes que le drapeau amazigh pourtant fédéraliste;
A toi le Kabyle qui accepte d'intégrer des marches où l'on limite le nombre de drapeaux amazighs (en en confisquant sournoisement une partie lorsqu'on le peut);
A toi le Kabyle qui accepte que ces marcheurs insultent ton frère le Kabyle et ne dis rien;
A toi le Kabyle qui participe au lynchage médiatique et verbal de ton frère sous prétexte qu'il est séparatiste, pourtant tu sais qu'eux ils défendent leur chefs intégristes, voire terroristes;
A toi mon frère qui accepte de faire le figurant flatteur qui disparaitra au moindre coup de vent sans cligner de l'œil;
A toi mon frère qui admet, en soumission consciente, qu'on te dise ce n'est pas le moment lorsqu'il s'agit de ton identité;
A toi mon frère le Kabyle qui ferme les yeux et les oreilles en accompagnant des marches sous des hymnes benbadissiens négateurs de ta Kabylité, voire FISistes fascistes;
A toi mon frère le Kabyle qui marche à côté de ceux qui t'ont toujours nié et qui te nient même en marchant cote à cote;
A toi le Kabyle qui viens le vendredi de Kabylie à Alger et qui accepte de te faire refouler en route alors qu'on ne refoule pas les autres;
A toi le kabyle de Kabylie qui marche à Alger et pas en Kabylie où sont pourtant nés toutes les révoltes et révolutions, même ce hirak !
A toi mon frère le Kabyle qui marche sans savoir où;
A toi le Kabyle qui marche avec ce hirak car tu ne crois pas en la victoire de ta kabylité;
A toi mon frère, le politicien kabyle qui discours en arabe et même en Kabylie pour prouver ton algérianité;
A toi mon frère, l'intellectuel kabyle, qui met ta plume au service de ceux qui ne te reconnaissent pas, qui ne te lisent pas, qui ignorent ton existante et tout ça au détriment de ton identité;
A toi mon frère, l'intellectuel kabyle, censé garder la tête froide mais qui perds les repères devant des événements dont on ne saisis rien, si ce n'est un slogan creux ou anti-kabylisme flagrant;
A toi mon frère, le journaliste kabyle, qui te tais sur la guerre cachée des drapeaux et des slogans dans ce hirak, sur le harcèlement subi par des Kabyles pour avoir brandi des étendard portant effigie Matoub ou Z amazigh et sur l'anti-kabylisme primaire que tu y vois chaque jour;
A toi mon frère, l'artiste kabyle, qui t'auto-censure sur tout ce que tu vois dans ce hirak;

Crois en ta kabylité et en ta bonne étoile; va de l'avant et impose-toi; n'oublie pas que tu descends des Amazighs, les hommes libres.
Rappelle-toi que Yugurten, Massnsen, Tinhinan et Dihya sont amazighs; et Fadma Nsoumeur, Chikh Aheddad, Bennai Ouali, Abane, Krim, Amirouche, Dda Lmulud, Amzal Kamel et tellement d'autres sont des amazighs kabyles. Ce sont eux qui ont fait l'histoire.

https://kabyle.com/toi-le-kabyle-qui-marche-au-pas-de-khawa-khawa

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Bismi allah errahmane errahim,

A thakhna thoura oula d' le Matin-Dized à qui d'habitude on la faisait pas thaghlid dgues  waqila.

J'tijore ya Sidna le Modéro el 3adhim chylellah barakatouka que difwa je me dis que tahet bikoum alors racoler bien bas. Vous péripatissez large et même trop ya khwali.
C'est trop ! Tous ceux qui n'ont pas réussi à se faire publiés par Sayence et et Natchure ,les revues vraiment scientifiques, sahoulkoum za3ma toura.

Alla khati je dinigre pas sel3a. Mi isk sipavri sek jdi ?

Mais la dernière fwa j'ai demandé à Quelqun que j'ai croisé à Nice , porkwa a Qelqun tu n'écris plus au Matin-dized, il m'a répondu : sebhanek a 3adhim echene ay ga3ley thora anda is neflène. Safidir que le nivou est top élevé pour lui mitna.

Et je crois pouvoir dire sans blasphémer qu'il n'a pas tort

Il ne fait plus du jarnanisme le Matin Dized , il a deviendé une revue littéraire. Tous ceux qui savent aligner trois frazes apipri korekts sans photes d'orthograf radinent pour nous faire le roman du hirak.

Je parie que la plupart de ces gens-là n'en savent pas plus que moua, et n'ont rien à dire , ou ontoulika pas plus que moua mais comme ils respecte les règles d'écriture et qu'il faut bien leur chauffer la gandoura pour les faire accéder au minbar, 3lakhatar ils font partie du Gotha kamim, on leur ouvre le minbar. Kici winna da Prouffisour, , wagui da douktour, whin sya da Juriste, wihin da sinyast. Et moua je viens pour le gaz , comme disait Brel.

Ayavava c'est comme si je n'étais pas assez complexé comme ça par ma petite bite pour qu'on vienne aggraver mon cas avec leur littérature.

Non mais putain vous voyez tous que le ramadhan ressemble à tous les ramadhan qui sont passés, que la société n'a rien changé à ses habitudes : tidjara chtara echart hallal, Hisbouna allah wa ni3ma el wakil. Win youfane avrid iwayid as thigar, mais le hirak c'est enasrou li dja il faut nsebhou bihemdi rebahou, bessif.

Je parie mes kouyes que tout ces qmaqem reviendront nous raconter des craques quand le Hirak aura mordu la poussière et aura accouché de winna que je vous ai dit la dernière fois.

Parce que eux ils sont là pour écrire. Si le gladiateur gagne : Ayavava le gladiateur chefti dik lforça comment il a assommé le liou. Si c'est le liou qui gagne : yakhi la tapette yakhi wech deh l'arène.

Ils ne vont pas le dire koumça igzactma, eux ils y mettront plus de romantisme et d'allégorie. Et de vaseline comme dirait Céline. Ils sont obligés s'ils veulent être minbarisés.

Inna lillahi wa illayhi radjihoun ,

Chit enni n' Hend Uqaci Ivarwaqen

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