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CONTROVERSE

Ammar Belhimer dénonce et menace l'AFP

 Le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, a rendu publique une déclaration incendiaire visant l’Agence France Presse (AFP). Dans cette philippique, Belhimer convoque les grands principes comme les règles d’éthique et de déontologie professionnelles dans son traitement médiatique. 

L'AFP doit trembler sous la charge du ministre de la Communication qui ne se contente plus de s'en prendre à la presse nationale. Désormais même les médias étrangers sont la cible de ses colères.

Dans une déclaration à l'APS, M. Belhimer a indiqué que "l’Algérie, à travers ses récentes réformes institutionnelles, garantissant les libertés d’expression et de la presse, s’est engagée dans un processus de conception et de mise en œuvre de stratégies et de résolutions de transparence afin de consolider une relation de confiance entre l’institution et le citoyen".

"Néanmoins, il nous a été donné de constater la récente ligne éditoriale de l’AFP caractérisée par la subversion et la diffamation visant en vain la stabilité de l’Algérie, ses services de sécurité et son Armée nationale populaire", précise le ministre, ajoutant que "nous accordons une importance capitale à l'éthique professionnelle dans le domaine du journalisme et de l'information, et demeurerons intransigeants face à tout dépassement ou attitude non-professionnelle".

"L’Algérie est déterminée à défendre sa souveraineté nationale et à protéger son peuple contre les activités et les plans subversifs que renferment les contenus actuels de l’AFP", s'enflamme le ministre.

Pour lui, de "telles attitudes émanant de médias étrangers, entrainent habituellement le retrait de leur agrément pour dérapages, désinformation, intox ou parti pris pour porter atteinte à l'Algérie". Faut-il rappeler ici que nombre de médias étrangers sont interdits en Algérie ?

Puis il conseille doctement : "Il appartient donc à l’Agence France Presse de respecter les règles en vigueur d’éthique et de déontologie professionnelles dans son traitement médiatique".

Certains observateurs estiment que cette sortie médiatique a pour objectif de faire oublier le scandale du prix du président de la république octroyé à un site plagiaire. Le site internet lallatv qui a remporté le prix du président de la République a en réalité été acheté par son propriétaire le 06 octobre 2021, soit deux semaines avant la cérémonie de remise des prix, selon le site interlignes. Pire encore : ce site n'a produit qu'un contenu. Lequel contenu a été plagié. Vite un prix de la médiocrité !

Alors parler d'éthique quand on honore un plagiaire....

Auteur
L.M.