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PORTRAIT

Angela Merkel : un modèle de femme politique

Qui de nous ne connaît pas Angela Merkel ? Une femme d'État allemande. Elle est membre de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), elle a été consacrée chancelière fédérale depuis le 22 novembre 2005, lors de la victoire relative de la droite aux élections fédérales durant ladite année.

Elle est née Kasner du nom de jeune fille, un certain 17 juillet 1954 à Hambourg. De père théologien et protestant allemand, pasteur de son état, et d’une mère professeure d’Anglais et de Latin, femme au foyer, originaire de la Prusse-Occidentale, une province rattachée depuis la fin de  la 1ère guerre mondiale à la Pologne actuelle par le traité de Versailles. 

Diplômée de l’Université de Leipzig en sciences physiques, elle a été élue au Bundestag en 1991. Elle devient ministre fédérale des Femmes et de la Jeunesse au sein du cabinet de Helmut Kohl de 1991 à 1994.  

Elle se fait désigner ministre fédérale de l'Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité nucléaire jusqu'en 1998. 

Elle devient ainsi la première femme en 2000 à présider aux destinées de la fameuse CDU (Union Chrétienne-Démocrate), lui permettant ainsi d’égaler en longévité la période détenue par son prédécesseur Helmut Kohl.

Sa gestion politique imperturbable à la tête du Bundesländer, depuis sa première élection, lui a valu le surnom d’ « inoxydable chancelière » non seulement pour avoir su adopter une méthode pragmatique et rationnelle dans la lutte contre la pandémie du Covid-19, mais également pour avoir constitué une pièce maîtresse au sein de l’Union européenne consolidant plus que jamais la position de l’Allemagne au sein de l’Institution aux plans économique que financière.

Invraisemblablement, Angela Merkel, semblait ne pas être en possession de ses facultés physiques et mentales quelques mois plus tôt pour avoir donné l’impression de s’être gagné par « l’usure du pouvoir ». 

Nous avions, l’on se rappelle, été témoins oculaires de scènes de crises de tremblement durant des cérémonies officielles, ce qui a suscité l’inquiétude de son staff et des observateurs quant à la question de savoir si celle-ci pouvait-elle aller au-delà du terme de son ultime mandat.

Réputée pour être une « chancelière infatigable » Angela Merkel a fini par être complètement submergée par la question de la stabilité de l’Europe à la lumière des développements de la crise grecque et son impact négatif sur l’ensemble des membres de l’Union.   

Par ailleurs, de part sa droiture et son humanisme, elle a su convaincre son entourage au sein de sa coalition politique d’abord et d’une partie de la société allemande ensuite, quant à la position favorable qu’elle s’était adoptée face à la gestion de la crise des réfugiés au moyen d’une politique volontariste de réinsertion sur le marché du travail des flux migratoires. 

Mais sans compter sur son charisme et son leadership de femme responsable et disciplinée  au caractère forgé par les mœurs d’un régime aussi rigoureux qu’impartiale que celui de l’ex RDA, période durant laquelle elle a passé le plus clair de sa jeunesse à s’initier aux activités de loisirs au profit de la jeunesse en adhérant  à la Jeunesse Libre allemande (Freie Deutsche Jugend).

Ensuite, est venu le temps d’incertitude et de confinement pour nous faire découvrir l’Allemagne à l’instar des pays de l’Union et du monde en général, se murer dans un isolement quasiment impérial, dans l’espoir de limiter les dégâts occasionnés par la propagation du virus, en attendant un éventuel antidote qui tarde encore à voir le jour pour le commun des mortels en tout cas.

D’ici-là, en ce qui nous concerne, nous nous rappellerons encore et toujours des bourdes occasionnées à nos « hommes politiques » par cette Angela Merkel, pour avoir enflammé nos médias sociaux à l’occasion de cette main tendue, que l’on croyait être dédiée uniquement pour être chaleureusement serrée par notre bien aimé adepte du « fakakir ».

Auteur
Rezki Djerroudi