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DISSIDENCE CITOYENNE

Annaba, Constantine,....des baltaguis lâchés contre les manifestants

Les Algériens sont sortis massivement en ce vendredi 27 décembre qui rappelle un autre 27 décembre 1957, celui qui a vu l'assassinat d'Abane Ramdane au Maroc par les hommes de Boussouf. 

Cette date, les manifestants ne l'ont pas oubliée. Ils étaient des milliers à brandir ce vendredi le portrait d'Abane Ramdane, comme un hommage a ce grand dirigeant de la direction de la révolution assassiné pour ses idées. 

Les mots d'ordre sont immuables comme le pouvoir en place : dénonciation sans concession du scrutin qui a porté Tebboune au pouvoir, libération des détenus, dialogue sincère avec les forces vives du pays, ouverture des médias... 

Si Alger, les manifestants ont marché sans grands heurts, ailleurs, de nombreux graves dépassements sont signalés. A Annaba, la police a brutalement réprimé les manifestants. Des voyous, sans doute payés et instrumentalisés comme lors de la marche des Archs le 14 juin 2001 se sont attaqués avec des armes blanches aux manifestants. A Tiaret, Batna, même répression des manifestants. 

Décidément les lendemains de la mascarade électorale qui a vu Abdelmadjid Tebboune porté à la présidence risque d'être sombre pour les Algériens qui espéraient une embellie.

A Bordj Bou Arréridj, selon les premières informations qui nous sont parvenues, des hommes portant des armes blanches ont attaqué les manifestants. Nous ignorons pour l'heure le nombre de blessés. Pour autant la marche de protestation contre le régime qu'incarne Abdelmadjid Tebboune a bien eu lieu. 

L'apparition de ces bandes de voyous dans certaines villes de l'intérieur réputées pour la mobilisation citoyenne contre le pouvoir laisse penser que le pouvoir entend plus que jamais changer de méthode pour tuer le mouvement de dissidence. 

Après avoir échoué à neutraliser les manifestations à Alger, il semble que la stratégie est de le faire ailleurs, dans les grandes villes comme Annaba, Oran, Constantine et Bordj Bou Arréridj pour arriver ainsi à isoler ensuite la capitale et la Kabylie. 

Ce premier vendredi de dissidence d'après l'intronisation de Tebboune (malgré la grande mobilisation) est tout sauf de bon augure. Il renseigne sur les intentions des nouveaux décideurs.

Auteur
La rédaction
 

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