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OPINION

Après le 12 décembre, c'est la fin du système !

Rien d’une prophétie, cette fin n’est pas inscrite dans les centuries de Nostradamus, aucun quatrain n’a révélé que le système est partant, mais des signes sont nombreux pour y croire. En raisonnant a posteriori, on peut les interpréter pour se fixer sur son avenir. 

Tous les ingrédients sont réunis pour annoncer l'événement tant attendu au lendemain du 12 décembre. Au lieu d’annoncer les résultats, peut-être la capitulation !

L'hardiesse d'un peuple qui a investi tout son capital dans une révolution en verve est un signe prépondérant. Il est décidé de mettre le système hors d’état de nuire. À l'aube de vivre le neuvième mois de révolte, l'espoir est suffisamment suscité par des femmes et des jeune déterminés  à l’entretenir et à obvier aux effets négatives qui menacent un tel succès.  

Et pourtant, il est difficile de prédire l’avenir, surtout ce qui concerne le pouvoir algérien. Lui-même qui a fixé pour la troisième fois la date d'une élection présidentielle devenue l’un des derniers enjeux auquel on doit se concentrer. Selon d'autres signes en cours, il est impossible à la réaliser, sinon c’est un chaos programmé. Le début de campagne qui s’annonce houleuse et ubuesque peut conforter la thèse. 

Les cinq candidats qui incarnent le résidu du système algérien, par la force du rejet populaire, ont choisi les régions lointaines comme Adrar et Tindouf pour mener leur campagne.  Ils croient duper des opinions déjà déterminées sur leur sort, des vidéos et des images qui arrivent un peu partout du pays montrent des scènes de révoltes pour dire non aux élections de la honte. Ils trouvent leur salut que d’être confinés dans des aéroports et les zouias pour s’épargner d’une humiliation publique.

Loin de la divination, en quelques exemples de ce genre d’incidents, il est aisé d’en tirer des conclusions sur l’avenir des tenants du pouvoir. Il n’est pas trop tard, en faisant preuve de mansuétude à leur égard, il reste encore une chance pour éviter une fin apocalyptique comme celle de Kadhafi de Libye ou Ceaușescu de Roumanie, car le peuple est exaspéré. Il veut en finir définitivement avec le système. Ces oppresseurs doivent choisir une sortie moins honteuse sinon au pilori. 

Le pouvoir est entre les mains de certains militaires qui refusent d’admettre la réalité. Ils assument par des menaces permanentes leur déphasage avec le reste des Algériens. A l’aide de quelques médias engagés pour soigner un décor très écorché, ces généraux font semblant de nous démontrer que tout est convenable. Des mauvais présages s’emparent d’eux, la peur qui les envahit engendre des réactions tantôt tumultueuses, tantôt tempérées.  

Dès le début de la révolution, ils ne cessent de mentir au peuple de la manière la plus vile. Le dernier discours de Gaid Salah destiné à une poignée d’individus cupides qui se déambulent dans quelques régions du pays encadrés par la police à cause du risque qu’ils soient méprisés révèle la fragilité de leur propre scénario.   

Brusquement il devient doux, alors que quelques jours auparavant, admet d'un aveu qui peut donner des sueurs froides : «L’armée ne réprimera pas le peuple ». C’est une affirmation que les avisés ont bien révélé au grand public sur l’ampleur de la gravité de ces propos. Il a failli passer inaperçu. Ce qu'il faut comprendre, il y a eu de la mauvaise intention, il y a eu de la volonté d’en user par la force pour  subsister. 

Une telle dérive peut coûter cher, vaut mieux chercher la raison. Les Histoires écrites par le sang ne sont pas belles à lire, elles recèlent une haine qui ne quitte jamais les cœurs amoindris.     

 

Auteur
Mahfoudh Messaoudene
 

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