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ARBITRAIRE

Arrestations, répression et désinformation permanente

Le pays a pris un dangereux virage dictatotial. Les arrestations se multiplient dans une Algérie paralysée par la répression et la désinformation. La litanie des victimes de l'arbitraire officiel se poursuit dans un climat de prostration et de peur. La révolution populaire aura-t-elle vécu ?

Le journaliste Mohamed Mouloudj, arrêté dimanche, a été placé ce mardi sous mandat de dépôt par le juge d'instruction du tribunal de Sidi M'hamed après une longue audition. Il es transféré à la maison d'arrêt de Koléa.

Ce journaliste du quotidien Liberté (le deuxième en prison avec Rabah Karèche) est accusé d'appartenance à "organisation terroriste". Ce qui veut dire appartenant au Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) un mouvement classé "organisation terroriste" par le Haut conseil de sécurité une instance consultative. 

Mohamed Mouloudj, Ali Mimoun, Zahir Djemai, Zahir Messaoudene, Malek Boudjemaa, Saidi Abdennour, Arezki Oulhadj et Hanafi Ould Mohand, ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d'instruction du tribunal de Sidi M'hmed.

Le militant et ancien journaliste Fodil Boumala a été arrêté avec perquisition au domicile à Alger cet après-midi du mardi 14 septembre. A l'heure où nous écrivons, il est au commissariat Trolard et sera transféré au commissariat central d'Alger pour sa garde à vue, apprend le CNLD.

Abdelhakim Agleis, de Sétif, a été arrêté le jeudi 9 septembre 2021. Le 12 septembre 2021, après sa présentation devant le procureur, Abdelhakim Agleis est placé sous mandat de dépôt par le juge d'instruction du tribunal de Sétif, rapporte le CNLD.

Les militants de Kabylie sont particulièrement la cible du régime depuis quelques semaines. Alors même que cette région n'a pas pansé ses brûlures dues aux impressionnants incendies qui ont fait plus de 200 victimes, ravagé près de 30000 ha de massifs forestiers et des centaines de villages, elle est au centre d'une impressionnante campagne d'arrestations de ses figures pacifiques.

De nombreux hommes politiques dirigeant des mouvements autonomistes ou indépendantistes pacifiques sont arrêtés et sous le coup de très graves accusations. 

Plus de 220 détenus d'opinions peuplent les prisons algériennes sous le mandat de Tebboune. Depuis l'arrivée de ce dernier, les arrestations, les violations des droits de l'homme et la censure n'ont pas cessé.

Cette obsession à réprimer toutes les voix discordantes ne peut constituer une solution de sortie de crise plurielle qui ronge le pays. Bien au contraire, elle est le tombeau d'une confiance jamais retrouvée entre le peuple et le régime.

Auteur
Yacine K.