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Finale de la Coupe d’Algérie

Arrêtés au 5-Juillet, des supporters de la JSK nous racontent leur calvaire

Image prise des réseaux sociaux. 

Des supporters de la JSK, arrêtés de manière arbitraire et brutale, nous ont contactés pour nous raconter le calvaire que des éléments des services de l’ordre leur ont fait vivre le jour de la finale de la Coupe d’Algérie, censée être une fête nationale.

Pendant que le match se jouait sur le terrain, plusieurs dizaines de supporters du club de Kabylie ont été coffrés violemment et emmenés dans plusieurs centres de détention aux alentours d’Alger.

Au-delà du fait que ces supporters n’ont finalement rien vu de la finale, ces derniers ont été maltraités, bastonnés et humiliés. Ce qui est à relever est le fait que des policiers de Tizi-Ouzou, parfois gradés ont été dépêchés aux alentours du stade afin de repérer les personnes ciblées, soupçonnées entre autres d’appartenir au mouvement indépendantiste du MAK puisque, pour certains, ils ont été reconnus et appelés par leurs noms. Ce qui les a choqué et surpris.

"À l'entrée, nous avons trouvé des officiers de police de Tizi-Ouzou qui étaient aux premiers rangs. J’ai étais vite repéré par l'un d'entre eux, il m'appelle par mon nom et me demande de le suivre. Il me demande ma carte d'identité qu'il transmet à son supérieur, lequel vient me voir et me dit que j’étais « personna non grata , et qu’ils avaient reçu l’ordre de me renvoyer. «A toi de choisir, ou bien tu pars en douceur sinon nous serons obligés de te sortir de force». Puis un autre est venu me conduire dans la cellule du stade de 5-Juillet où j'ai trouvé une dizaine de supporters enfermés, certains pour avoir brandi un drapeau, d'autres pour une histoire de fumigènes, de cannabis ou de psychotropes.15 minutes plus tard, un fourgon cellulaire est arrivé, on est embarqué direction le commissariat de Cheraga", nous explique Salim Chait, un supporter qui nie tout lien avec le mouvement du MAK.

Et quand bien même ils feraient partie du MAK, lui et les autres supporters arrêtés, ce mouvement pacifique, ne tombe sous le joug d’aucune loi qui justifierait un tel traitement.

Mais le calvaire de Salim et des autres supporters ne fait que commencer. "Arrivés sur place, il y avait déjà un groupe de supporters. Et là, le calvaire commence. On nous a mis dans une salle, puis on nous appelait un par un pour le PV. Après avoir décliné notre identité, ils nous ont demandé d'attendre pour des longues heures. D'autres groupes arrivaient, à chaque quart d’heure, il y avait un ou deux fourgons avec au moins 30 personnes qui arrivait.", nous raconte le malheureux supporter. "Certains sont repartis juste après avoir signé le PV, mais moi et un groupe de personnes sommes restés sans nous indiquer ni la raison de notre détention ni l'heure de notre libération", s’indignait Salim.

"Profilage racial"

"Jusque-là, la brutalité affichée était à la limite du supportable jusqu’à ce qu’un jeune supporter énervé manifeste son mécontentement. Il est passé à tabac avec une violence inouïe", se souvient Salim et explique qu’un autre supporter a dû subir aussi la colère des policiers et s'est fait tabasser par un groupe entier.

"Je suis sûr qu’ils ont reçu des ordres de casser du supporter de la JSK, sinon comment expliquer que les quelques supporters de l’USMBA n’ont pas été inquiétés. Dans le talky walky, j’ai entendu des policiers demander qu’un maximum de supporters Kabyles soient embarqués. C’est du ciblage et du profilage raciale qu’on a subi", explique encore le jeune supporter qui dénonce également les conditions de détention où, pendant 12h, ils n’ont même pas eu de l'eau à boire. 

Un autre supporter, Jughurtha, abonde dans le même sens. "J'ai été au stade avec une robe kabyle. Chapeau de la JSK jaune et vert et avec le drapeau amazigh. J’ai toujours fait cela pour me rendre au stade du 5-Juillet, toujours dans la joie, dans un esprit festif. Une fois arrivé au deuxième poste de contrôle, j'ai remarqué la présence de policiers venus de Tizi-Ouzou. C’est là que les provocations ont commencé", affirme Jughurta. "Ils ont commencé à m’intimider en me disant "nti Djouzi mena Ya moulat djeba" (toi la femme avec la djellaba, c’est par là que tu passes !). Après un policier m’a dit pourquoi tu t’habilles comme ça. Un autre m’a dit de l’enlever. J’ai refusé. C’est là qu’un autre policier très en colère m’a dit : "Dhourk tchouf kifah nehihalek" (Tu  vas voir comment je vais te l’enlever ta robe). Ils m’ont alors emmené violemment vers la cellule à l’intérieur du stade et m’ont pris mon téléphone. Quelques minutes après, je fus embarqué dans un fourgon de police au commissariat de Chéraga.

"Militant du MAK malgré moi"

Salim Chait et d’autres supporters nous ont tous rapporté des dépassements depuis leur embarquement violent jusqu’au commissariat. Le pire c’est qu’une fois à Chéraga il a été décidé de les transférer au commissariat de Kherrouba, "après que nous ayons scandé des slogans hostiles au pouvoir", nous ont-ils expliqué.

Les "détenus" sont alors soumis selon les témoignages recueillis à un "examen anthropométrie" où l’on devait prendre une photo de profile, de face, plus une prise d'empreintes digitales. "J’ai catégoriquement refusé de me soumettre à cet examen, j'ai dit que mon interpellation était arbitraire et que je refusais de me soumettre à cet examen humiliant", nous explique encore Salim.

Ce qui est curieux, c'est qu’on pouvait lire sur chaque PV, en rouge, la mention "Militant du MAK", alors que la plupart des personnes arrêtés ne sont pas du mouvement indépendantiste, nous expliquent encore nos interlocuteurs, qui ont fini par être relâchés pour la plupart après 12 heures de détention et emmenés vers 19 heures à la gare ferroviaire de Bab Ezzouar. "Ils ont été tous relâchés à 19 heures sauf moi. Je pense que c’est parce qu’ils voulaient me faire payer mon refus d’obtempérer et mon insistance à vouloir voir le procureur. Ils m’ont reconduit à Chéraga puis relâché à 20 heures, après avoir réussi leur mission de nous malmener et de nous empêcher de voir le match", regrette Salim amèrement.

"Des supporters Mozabites embarqués"

Les personnes qui nous ont relaté les regrettables et gravissimes faits qu’ils ont vécu, nous ont aussi parlé de la présence avec eux de supporters mozabites de la JSK, qui ont été arrêtés parce qu’ils sont mozabites. "Vous savez, il y avait des jeunes mozabites qui étaient venus de loin supporter leur club de cœur de la JSK, mais qui ont fini dans les commissariats de police comme nous tous. La raison ? Juste parce qu’ils étaient mozabites. Un policier leur a même demandé ce qu’ils faisaient au stade alors que le match se déroulait entre les Kabyles et le club de Bel Abbes. Si ça ce n’est pas du profilage raciale ?!", déplorent encore nos interlocuteurs.

Auteur
La rédaction
 

Commentaires

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Ces pauvres fans de la JSK ont la mal chance d´avoir affaire avec des chourtis extrément excité au point de devenir diabolique!

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L’ Algérie n’est pas un pays.
La liberté d’ expression n’ existe pas en Algérie.
La devoir d’ être un citoyen, est quasiment un acte criminel aux yeux de la tyrannie Algérienne.
Le pouvoir fasciste Algérien pousse les citoyens à la violence.
La police Algérienne est un organe de répression et tortionnaire.
Le terrorisme d’etat Algérien est aussi brutale que celui des islamistes des années 90.
Aucun officiel parmi l’executif qui a le pouvoir de décision n’est élu en Algérie, sans exception ils sont tous et étaient désignés par la chambre noire du dictateur.
La présidence Algérienne est séquestrée par une bande de mafia criminelle, qui a la main sur les richesses Algériennes.
L’ indépendance de l’ Algérie a été confisqué par une armée lache embusquée dans les pays voisin qui n’ avait jamais tiré une cartouche contre L’enemi.
Les tenants du pouvoir qui justifient leur tyrannie par la légitimité historique, n’ont jamais été ni directement ni indirectement impliqués dans la lutte contre conlonialisme, au contraire ils étaient tous sans exception affiliés à l’ armée coloniale.
Le peuple Algérien va continuer à payer pour sa lutte contre le colonialisme Français, jusqu’à la fin des temps.

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Je suis sûr et certain que les policiers israéliens ne se comportent pas de la sorte avec les palestiniens.

Y a Bou Rab, le père de FERHAT MHENNI est un maquisard mort à AIN EL HAMMAM en 1961 et il était le premier algérien à ouvrir un refuge pour les "maquisards" en Kabylie. Il peut se trouver que parmi les policiers qui le montrent à la vindicte populaire soient de descendance harkie ou collaboratrice de FAFA.

A la longue, vos exactions nous jetteraient tous dans les bras du MAK.

Chaque jour qui passe nous montre que nous n'avons rien à voir avec vous autres: Kabyles, nous sommes et kabyles, nous mourrons que vous le vouliez ou non.

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lA HONTE!.....Les français mettaient des cagoules aux harkis pour désigner leurs victimes......Aujourd'hui, toute honte bue, pour quelques dinars de plus, et pour le grade, ils désignent ouvertement leurs victimes!.....

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Dans la limite du tolérable
aybien!

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Des gens sans honneur montrant à la vindicte policière comme du temps des harkis et de FAFA les militants kabyles. Et bien, il arrivera le jour où nous serions tous des militants de notre cause qui est juste et légitime.

Ce ne sont pas ces indignes fils de l'Algérie ou autrement exprimé ces dignes harkis sous l'ère d'un planqué de l'armée des frontières qui fera changer quoi que ce soit.

Plus ils sévissent et mieux ils poussent les gens dans les bras des indépendantistes. Dire que ces cancres n'ont pas retenu les leçons de FAFA.

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bof des mensonges ce que vous racontez! c'était pas du tous le cas a Constantine!

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