Aller au contenu principal
Body

TRIBUNE

Assises nationales de la démocratie du 25 janvier : FreeAlgeria réagit

Nous Algériennes et Algériens résidant à l’étranger, rassemblé.e.s au sein du collectif FreeAlgeria, sommes heureux et fiers de participer à ces 1ères Assises nationales de la démocratie en Algérie, organisées par les forces du Pacte de l’Alternative Démocratique.

En effet, depuis le 22 février 2019, le cœur des Algérien.ne.s du monde entier bat à l’unisson de celui de leurs compatriotes en Algérie. Les Algérien.ne.s ont forcé l’admiration du monde entier par leur courage, leur pacifisme et leur détermination sans faille depuis plus de 11 mois.

Nous avons fait tomber un président qui se croyait indéboulonnable et fait vaciller un pouvoir honni. Nous avons surtout fait renaître l’espérance dans ce pays qu’on disait atone et résigné quant à son avenir. Votre combat pour la démocratie et un Etat de droit en Algérie est le nôtre ! Votre cri pour la liberté est le nôtre !

Aujourd’hui et demain, vous pouvez compter sur nous pour porter vos messages au-delà des frontières de l’Algérie. Aujourd’hui et demain, vous pouvez compter sur nous pour être à vos côtés et transformer ce pays pour le rendre meilleur.

FreeAlgeria est né de la volonté de citoyen.ne.s algérien.ne.s vivant à l’étranger de faire corps avec leurs compatriotes en Algérie. Le collectif s’est constitué à la suite des rassemblements de solidarité avec le peuple algérien organisé à travers les différentes villes d’Europe et d’Amérique. Il regroupe aujourd’hui plus d’une dizaine de collectifs citoyens, unis par un contrat de loyauté indéfectible avec leur patrie, l’Algérie. Emigré.e.s de longue date ou plus récents, immigré.e.s de 1ère ou 2ème génération, Algérien.ne.s ou bi-nationaux, toutes catégories sociales et professionnelles confondues, issus de toutes les régions d’Algérie, nous sommes tou.te.s animé.e.s par l’intérêt suprême de notre pays.

Nous n’acceptons pas que notre pays reste la proie d’une caste prédatrice ou d’intérêts occultes. L’Algérie appartient aux Algérien.ne.s, à TOUS les Algérien.ne.s ! Le vent qui s’est levé le 22 février en Algérie n’est pas prêt de retomber et la fausse élection du 12 décembre dernier n’y changera rien. Plus rien n’arrêtera les Algériennes et les Algériens dans leur quête de vérité, de justice et de liberté et pour que la démocratie advienne dans leur pays.

Comme le 1er novembre 1954 qui a vu le peuple se soulever contre l’oppresseur étranger, cette date du 22 février 2019 marque le début d’un nouveau récit fondateur pour le peuple algérien, pour la jeune génération en particulier. Cette date, c’est celle de la renaissance, celle d’une Algérie qui relève la tête et se dresse pour défier l’oppresseur intérieur, pour combattre un système autoritaire et corrompu qui règne sans partage depuis 57 ans, s’accaparant les richesses du pays, dilapidant la rente des hydrocarbures, persécutant ses opposants, exilant ses enfants.

Nous Algériennes et Algériens vivant à l’étranger, membres de FreeAlgeria, convaincu.e.s que la citoyenneté a repris ses droits le 22 février en Algérie, partageons la volonté des membres du PAD, associations, organisations syndicales, partis politiques, de faire converger les forces de progrès afin de créer les conditions d’un débat national démocratique transparent, authentique et sincère et permettre l’émergence d’une alternative politique crédible en Algérie.

Nous Algériennes et Algériens vivant à l’étranger, membres de FreeAlgeria, revendiquons le droit de participer pleinement et souverainement au côté de nos compatriotes en Algérie à la construction d’une Algérie nouvelle, fière de son histoire, de ses cultures ancestrales, de sa diversité, de sa jeunesse.

Nous Algériennes et Algériens vivant à l’étranger, membres de FreeAlgeria, mesurons le poids de notre responsabilité dans la phase historique qui s’est ouverte le 22 février 2019 et entendons prendre toute notre part dans l’avènement d’une nouvelle République en Algérie, respectueuse des droits humains, du principe d’égalité entre les hommes et les femmes, des libertés démocratiques, individuelles et collectives (liberté d’expression, de conscience et de culte, d’association, liberté syndicale…).

Nous, membres de FreeAlgeria réaffirmons notre attachement à la liberté de la presse et demandons l’ouverture du champ médiatique et des espaces publics de débat et de discussion. Nous considérons qu’aucun dialogue n’est possible avec le pouvoir en place tant que les revendications du hirak ne sont pas entendues.

A commencer par l’arrêt immédiat de la répression et la libération de tous les détenus d’opinion, sans condition et sans exception.

Nous, membres de FreeAlgeria, signataires de l’Appel du 19 novembre 2019 adressé au PAD et aux organisations de la société civile, demandons la tenue rapide d’une Conférence nationale de transition, ouverte à tous les Algérien.ne.s et à toutes les forces de progrès, afin de définir une feuille de route pour la transition démocratique que le peuple réclame depuis onze mois. Depuis le 22 février 2019, l’Histoire s’écrit au présent en Algérie.

Aujourd’hui, ce rassemblement des forces de progrès, ici à Alger, en est la preuve. Nous écrivons, tous ensemble, une page nouvelle de l’Algérie.

A ceux qui ont cru le 12 décembre dernier tourner très vite la page de la Révolution du Sourire, nous leur disons haut et fort avec les mots du grand écrivain algérien Mouloud Mammeri : « Nul ne peut arrêter un peuple sur le chemin de son destin ».

www.freealgeria.org - Facebook : Algérie sans frontières/FreeAlgeria

 

Ajouter un commentaire