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Salem Chaker

Autour de Yennayer : Ansi i d-nekka, sani nteddu ?

I. Je n’aime pas les symboles ! Surtout en politique.

Ils font partie de ces instruments d’aveuglement, d’abêtissement des peuples, qui permettent à des hommes politiques cyniques et opportunistes de conduire les foules comme on conduit les troupeaux de moutons – nehhren-ten am lmal agugam, dit-on en kabyle. Les symboles, dans la vie politique, sont avant tout un outil d’occultation du réel, de dilution de l’esprit critique ; ils servent essentiellement à empêcher l’analyse objective des faits et situations. Ils participent de «l’opium du peuple» … C’est pour cela que tant de leaders politiques, tant de dictateurs ou apprentis dictateurs en usent et abusent. Sur le plan de l’analyse du discours, je pense même que l’on peut formuler une loi selon laquelle le niveau de démocratie d’un pays est inversement proportionnel à l’usage des symboles que font ses dirigeants.

Au cours des différents mandats du Président Bouteflika, les Berbères auront été rassasiés de symboles : tamazight « langue nationale » en 2002, « langue officielle » en 2016, Yennayer journée chômée et payée en 2017… Et la liste n’est certainement pas close. On pourrait d’ailleurs rajouter bien d’autres initiatives si l’on rentrait dans les ‘détails’, notamment les nombreux colloques et autres manifestations publiques organisées sous l’égide des institutions officielles. On peut s’attendre à tout, même à ce que le Président Bouteflika prononce un discours en langue berbère… Quant à Mouloud Mammeri, on ne peut exclure qu’il ait bientôt sa statue à côté de celle de l’Émir Abdelkader, dans le grand et accueillant panthéon de la Nation algérienne, où on retrouvera aussi Saint Augustin, Aït-Ahmed – qu’ils ont exilé –, Krim, Boudiaf… – qu’ils ont assassiné. Qui se souvient encore du temps où Mammeri était traité comme un paria et qualifié de « chacal » par ceux-là mêmes qui lui tressent maintenant des couronnes ?

Manifestement l’État algérien et certaines élites algériennes se complaisent dans le symbole, l’affichage et la représentation.

Or, ce sont autant de mesures et d’actions qui ne changent strictement rien à la situation réelle de tamazight, langue et culture minoritaires et minorées, toujours soumises au rouleau compresseur de l’arabo-islamisme, de l’arabisation, et de la pensée unique, véhiculés par toutes les institutions de l’État, tout particulièrement par le système éducatif.

L’officialisation de Yennayer est typiquement une mesure « qui ne coûte pas cher et peut rapporter gros » : en caressant dans le sens du poil des élites (berbères et autres) qui ne demandent et n’attendent que la « reconnaissance » du Maître, en accordant quelques os à ronger à des relais toujours prêts à servir le Pouvoir, on annihile, ou au moins on affaiblit, les capacités de résistance, de réaction et de gestion autonome de la société.

Bref, il s’agit de transformer – en Algérie comme au Maroc – le lion berbère en doux agneau bêlant qui attend la caresse du Maître.

A s-rẓen acciwen, a s-kksen accaren d wuglan…

II. L’Académie de langue tamazight dont la création est annoncée depuis la révision constitutionnelle de février 2016 appartient à la même veine et aura sans doute la même fonction.

Certes, il faut attendre de voir la forme et le contenu qu’elle prendra avant d’émettre un avis définitif. Mais, au vu des expériences passées et du contexte global, on peut craindre que ce soit encore une mesure dont la finalité principale sera de reprendre, ou d’essayer de reprendre, le contrôle d’un champ qui a longtemps échappé, et échappe encore très largement, à l’État.

Pendant de nombreuses décennies, toutes les actions qui relèvent habituellement d’une académie de langue ou d’institutions de ce type – la codification, l’aménagement…–, ont été assumées, en dehors de l’État, par des universitaires, des écrivains, des associations… Le « passage à l’écrit », notamment, a été l’œuvre d’acteurs non-institutionnels, du pionnier Boulifa à Mammeri, en passant par la myriade d’auteurs, d’éditeurs, de pédagogues, d’universitaires, moins connus, qui ont longtemps travaillé dans la discrétion, voire la clandestinité et l’exil...

Depuis l’institutionnalisation de tamazight, on peut constater que l’État algérien n’a pas pu faire table rase de ce travail souterrain qui s’est fait en-dehors de lui. Jusqu’à présent, même si des ‘voix autorisées’ s’expriment très régulièrement en ce sens, on n’a pas osé s’y attaquer frontalement, et remettre en cause ce socle d’acquis ; il a même été largement intégré par l’Institution (graphie latine, codification graphique, néologie…), grâce à l’engagement têtu des militants berbères, dans et hors l’Institution.

On peut craindre que la future académie ne soit « le cheval de Troie » que l’on utilisera pour, sinon réduire à néant – ce sera difficile ! –, du moins contrer et ralentir une dynamique socio-culturelle autonome.

Sur ce plan, comme sur bien d’autres d’ailleurs, il est toujours très éclairant de comparer la situation de l’Algérie avec celle du Maroc : dans ce pays, le mouvement berbère est à la fois beaucoup plus récent et plus faible – idéologiquement, politiquement…– qu’en Algérie ; et surtout il était et reste sans véritable assise populaire et sans ancrage dans le monde rural, à quelques rares exceptions près. Il s’agit essentiellement d’un mouvement culturaliste d’élites berbères urbanisées, sans relais dans la société profonde, et totalement intégrées aux courants idéologiques et politiques nationaux (nationaliste, socialiste, communiste…) – dont la nature oppositionnelle et critique n’est plus qu’un lointain souvenir.

En conséquence, lorsqu’elle a décidé de l’institutionnalisation de tamazight, la monarchie marocaine n’a eu aucune peine à imposer ses hommes et ses orientations à travers des institutions parfaitement contrôlées, qui sont là pour mettre en œuvre la politique décidée par le Palais. D’où, entre autres, les « néo-tifinagh », alors que le monde associatif penchait clairement pour le latin, « l’amazighe marocain standard » et autres options qui constituaient un sabordage ab initio et ont mené « l’amazighe marocain » dans une voie de garage et l’échec – échec publiquement reconnu par les responsables les plus autorisés, notamment le Recteur de l’Ircam…

C’est sans doute le « modèle marocain » que voudraient importer et imposer les autorités algériennes : une Académie docile, relai zélé des choix du Pouvoir politique, qui permettront à celui-ci de reprendre le contrôle du champ – du moins l’espère-t-il. Et il est sûr que le Pouvoir trouvera toujours des exécutants empressés à occuper des postes de prestige, bien rémunérés, qui se chargeront de diffuser la « bonne parole » ; et d’intégrer tamazight dans le cadre des « valeurs nationales » et surtout de l’enliser – alors que tamazight se portait très bien sans eux.

Bien entendu je n’ai pas été contacté à propos de cette Académie. Et je serais assez surpris que je le sois. Il n’est pas dans les pratiques des autorités algériennes de faire appel aux esprits indépendants et critiques. On préfère habituellement les échines souples et, surtout l’adhésion aux « constantes de la Nation », c’est-à-dire à tout le corpus idéologique qui permet à une oligarchie de maintenir son contrôle sur la société et l’État depuis 1962 : arabo-islamisme, autoritarisme, pensée unique… J’en suis trop éloigné pour qu’on me sollicite. Et si je me trompe, je ferai un mea culpa public ! Mais je sais que je ne prends pas beaucoup de risque en prenant cet engagement.

Dans l’absolu, pour que cette académie soit efficace et acceptée par les acteurs du terrain berbère, il faudrait au minimum :

a) qu’elle soit statutairement indépendante des injonctions politiques ;

b) qu’elle soit composée de personnalités dont l’engagement, l’action et/ou la production scientifique et culturelle berbérisante soient incontestables ;

c) qu’elle reflète un équilibre entre spécialistes universitaires et producteurs culturels reconnus ;

d) enfin, qu’elle soit ouverte sur le monde berbère non-algérien, car tamazight et l’amazighité ne concernent pas que l’Algérie et il serait aberrant, aux plans scientifique, historique et politique, de les enfermer strictement dans les frontières d’un État : « l’amazighe algérien » n’a pas plus de réalité et de consistance que « l’amazighe marocain » … C’est ce qu’ont bien compris les militants et acteurs de la langue berbère depuis les années 1940 en plaçant délibérément le travail d’aménagement de leurs variétés régionales de langue dans une perspective « berbère ».

III. Sur l’institutionnalisation de Tamazight en Algérie, je serai plus nuancé.

Car, bien sûr, il y a du positif dans toute cette évolution qui commence en 1990 et résulte essentiellement, rappelons-le, de la dynamique et de la pression sociale et non du « bon vouloir du Pouvoir ». Tamazight n’est plus frappée d’ostracisme et n’est plus objet d’une répression systématique. Souvenons-nous que dans l’Algérie indépendante, des jeunes gens sont allés en prison pour la seule détention d’écrits en tifinagh, ou pour avoir réclamé son enseignement…

En même temps, il est clair que nous sommes encore très loin des conditions qui assureraient à la langue et à la culture berbères un plein épanouissement et la garantie de leur survie. Un enseignement, facultatif, de trois heures hebdomadaires, dont la continuité n’est pas toujours assurée dans le cycle scolaire, et qui est loin d’être généralisé même dans les régions berbérophones, n’est certainement pas une configuration qui permettra la consolidation d’une langue à large échelle, surtout quand il s’agit d’une langue minoritaire, historiquement dévalorisée et longtemps confinée dans l’oralité et la ruralité.

Nous sommes en réalité encore dans des mesures « cosmétiques » : si l’on veut que le berbère puisse résister et se développer face à la pression permanente de l’arabe (classique et dialectal), du français, omniprésente dans le quotidien comme dans les sphères d’usages « élaborés » (Justice, Administration, Sciences et Technologies, Economie…), cela suppose des mesures lourdes, au minimum un enseignement bilingue généralisé dans les régions berbérophones. L’exemple parfaitement documenté d’autres langues minoritaires (catalan, basque, breton, corse…) est là pour nous rappeler que face au rouleau compresseur des « grandes langues dominantes », nos « petites langues » ne peuvent trouver leur salut que dans des mesures de « protectionnisme linguistique » assez radicales. Sinon, on en reste au symbole, au mieux à la conservation patrimoniale et muséographique. Tous les linguistes et sociolinguistes sérieux sont d’accord sur ce point.

IV. Sur la question de la notation usuelle de la langue que certains soulèvent de manière récurrente depuis au moins 40 ans, je suis catégorique : c’est un prétexte, une arme brandie par tous ceux qui ne supportent pas que tamazight ait connu un développement autonome, hors de l’Etat et du giron arabo-islamique… Comme si le Berbère et tamazight n’avaient droit d’exister et ne pouvaient être tolérés qu’habillés du costume arabo-islamique. Non seulement, ils ont bloqué, interdit pendant des décennies toute action, y compris scientifique, en faveur du berbère, mais ils voudraient imposer des choix graphiques qui seraient une rupture totale avec plus d’un siècle de pratiques et un capital documentaire et scientifique considérable.

Contrairement à ce que voudraient imposer les tenants d’une conception bureaucratique et étatiste de la langue, c’est d’abord l’usage qui fait la langue. L’essentiel de la production littéraire, des publications, en Algérie comme au Maroc d’ailleurs, est en caractère latins. La quasi-totalité de la production scientifique est en caractères latins. Tout le travail de codification graphique, depuis plus de 50 ans, a été réalisé sur la base de la graphie latine.

Contester et vouloir revenir sur cette option serait vouloir porter un mauvais coup au berbère, pour des motifs purement idéologiques : on ne veut/peut pas tolérer qu’une « langue nationale algérienne » puisse s’écrire autrement qu’en caractères arabes.

Cela révèle bien la pensée profonde des milieux du Pouvoir et l’esprit sous-jacent à tous les simulacres de « reconnaissance » – esprit du reste parfaitement explicite dans le préambule de la Constitution algérienne : « l’Algérie est d’abord une terre arabe » et pour avoir le droit d’exister, le Berbère doit reconnaître qu’il appartient à la famille arabo-musulmane.

Depuis l’origine – cf. les Chartes de Tripoli, d’Alger, les Chartes nationales, les préambules des constitutions …–, ces élites étatiques algériennes n’arrivent à admettre qu’il n’est pas du ressors de l’État de définir une « identité nationale », « la personnalité algérienne », réalité historique fluide, multiple et complexe et en constant devenir. On retrouve en cela un trait clairement fascisant de « l’idéologie arabe contemporaine », reprise par tous les nationalismes arabes (et l’islamisme, son frère cadet), qui est la matrice idéologique première du nationalisme maghrébin.

Pour ma part je ne prétends interdire à quiconque d’utiliser l’alphabet de son choix : que les tenants de la graphie arabe se mettent au travail et produisent !... Et laissons faire le jeu de la libre concurrence. Mais ils savent par avance quel serait le résultat : c’est bien pour cela qu’ils voudraient imposer un choix institutionnel, par le haut, en s’appuyant sur l’autorité de l’État, d’une ‘Académie’… Sur le fait du Prince.

Je les invite aussi à méditer l’exemple du Maroc : l’Institut Royal de la Culture Amazighe a opté en 2003 pour la graphie en néo-tifinagh : 15 ans plus tard, l’écrasante majorité des écrivains berbères – Rifains, Chleuhs ou Amazighs du Maroc central –, publient leurs œuvres en caractères latins, une très petite minorité en alphabet arabe. Et les publications officielles en néo-tifinagh ne sortent pas du cadre scolaire et des rayons des entrepôts de l’IRCAM. À l’Université, tous les Départements de Langue et Culture Amazighes du Maroc, malgré l’option officielle, utilisent la graphie latine. Le pouvoir de l’institution ne peut pas grand-chose contre l’usage, la légitimité et la dynamique sociales et historiques, qui, en la matière, sont du côté de la graphie latine.

V. Sur l’avenir de Tamazight et des Berbères. Je ne crois pas que tamazight et l’Amazighité puissent s’épanouir et même survivre dans le cadre d’un État centralisé qui se définit, historiquement, idéologiquement, constitutionnellement…, comme arabo-musulman. Comme je l’ai dit et écrit à plusieurs reprises, dans un tel cadre, le berbère est condamné à la disparition, au mieux à la conservation patrimoniale et muséographique.

La seule possibilité pour que le berbère survive et que les Berbères puissent exister durablement en tant qu’entités ethnolinguistiques spécifiques est que le droit à leur identité et à leur langue soient expressément garantis par un ensemble de protections politico-juridiques. Concrètement, cela s’appelle l’autonomie, le fédéralisme… Même si, bien sûr, il ne m’appartient pas d’en définir les formes exactes car je ne vis pas en Algérie depuis longtemps, cela implique au minimum que les régions berbérophones aient la totale maîtrise de leur système éducatif, de leur vie et environnement culturel. Sachant qu’une langue et une culture n’existent, ne survivent et ne se développent que portées par une communauté humaine stabilisée, il faut nécessairement que celle-ci ait aussi les moyens économiques, institutionnels, de sa survie…

Là-dessus, je suis parfaitement clair (1) depuis au moins 1995 : dans le cadre des États-nations maghrébins tels qu’ils ont été définis au XXe siècle, les Berbères/le berbère sont condamnés à la régression et une lente disparition par « dilution dans le creuset arabo-islamique» … Le processus historique et sociologique d’arabisation se poursuivra inexorablement, et s’achèvera, du fait de l’effondrement des sociétés traditionnelles qui portaient cette langue et cette culture, de l’exode rural, de l’intégration dans le contexte national et international qui imposent d’autres langues et d’autres références. Comme je le dis souvent à mes étudiants, tous nos grands-parents, voire nos parents, étaient strictement monolingues, combien d’entre nous le sont encore, et combien transmettront la langue à leurs enfants ? Au mieux, on préservera quelques grands monuments littéraires (Si Mohand…) et quelques belles statues et stèles dans les musées.

Comme je vis en Provence, je rappellerai que Frédéric Mistral, le grand écrivain provençal, a obtenu le Prix Nobel de littérature en 1904. – Que reste-t-il de l’occitan et du provençal en particulier ? Un certain folklore et un accent…

Sauf à continuer à prendre des vessies pour des lanternes, les Berbères, s’ils veulent survivre, dans un environnement qui leur est radicalement défavorable, doivent s’en donner les moyens et ceux-ci sont nécessairement politiques et impliquent la remise en cause des fondements des États-nations dans lesquels ils sont intégrés.

Salem Chaker,

Marseille, le 12/01/2018.

Note

1) Ma première interview, donnée à Arezki Aït-Larbi pour le journal Liberté du 21-22 février 1995, où j’ai pris explicitement position pour l’autonomie linguistique et culturelle de la Kabylie.

 

Auteur
Salem Chaker
 

Commentaires

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Aux Vendus : No pasarán !
Notre seule planche de salut…c’est Chaker ! Les Chercheurs…les Enseignants…les Universitaires doivent se mobiliser…et la Kabylie berbère, descendre dans la rue ! Tout autre que Chaker à la tête de l’Académie…c’est le saur dans l’inconnu…ou le Grand saut tout court ! Le Combat paye…le pouvoir pliera !

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mas chaker, je n'ai pas la prétention de discourir sur ce qui vient du pouvoir depuis des lustres ni sur ses sorties fantaisistes et théâtrales pou plaire à la galerie des "arabo-islamo-conservatoro------ et consorts" je veux simplement dire que celui qui se bat et veille sur ses armées sera toujours le vainqueur.

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La breche a exploiter est deja ouverte, puis-ce que comme etablit plus d'un deja, etle reconfirme un maitre en la matiere, la sentence et esperance de vie les langues est dans l'usage. Les elements d'une langue, sont ce qu'ils sont dans une Norme, elle-meme faite d'un ensemble de normes, moins formelles et rigides voir reflechies et structure'es - une sorte de sous-normes. Toutes ces normes, existent et fonctionnent comme des contrats sous-enttendus, dans la societe'. Chaque population a donc son sous-ensemble de normes, qui derive de leur usage de la langue- quelque chose similaire aux sciences ou domaines professionnelles. Cependant, les differents groupes d'usagers echangent, mais a moidre degre'e/densite' qu'a l'interieur de chacun. Cependant, s'ils echangent, c'est parce qu'ils ont un denominateur commun: Une Grammaire, aussi instruct l'obligation ure'e soit-elle.

Par l'obligation de devoir toujours interacter avec l'administration, les grammaires Arabes et Francaises, se retrouvent echange'es automatiquement et s'installent comme une norme, car ces langues n'en ont qu'une chacune. Cela augmente la densite' d'usage dans les groupes et inter-groupes: Tamazight, doit atteindre cette maniere d'utilisation, dans les groupes et entre groupe.
Et nous voila le probleme, de l'oeuf ou la poule?
Les oeufs, il y en a plusieurs, et il n'ont besoin que d'une poule pour les couver. Cette pour c'est la grammaire, UNE grammaire savante, capable de manipuler du grain dans chaque groupe, c.a.d. les lexiques de goupe d'usagers. Des que cela est possible, c'est les lexiques des groupes qui commenceront a voyager.

Cela explique pour moi, ce besoin d'UNE SEULE ACADEMIE, ou se regroupent des specialistes en le parler et usage des differents groupe, du Maroc, Algerie, Lybie et d'autres peut-etre, avec des sous-groupes l'interieur. Une veritable usine, de dizaines voir centaines de personnes. Un centre de distribution de sujets d'etudes, de theses et dessertations universitaires.

D'autre part, la liberation totale d'au moins un groupe d'usagers est indispensable. Le 1er groupe qui reussira a disposer de sa propre Autorite' Politique, emergera le Leader parmis les groupes. Ce fut les Kabyles, puis vite les Marocains les ont rejoins. Mais vraisemblablement, ce sera les Lybiens qui emergeront, car eux s'attaquent au vrai probleme de Tamazight: La Domination. Il n'est pas a exclure, que la Lybie devienne le 1er employeur des diplome's des Universite's de Kabylie et meme Marocaines. De plus qu'ils en ont les moyens, ont un enorme besoin de rattrapage et une soif plus grande que les autres - comme le demontre la guerre qu'ils menent, et leur enguagement a y laisser leurs vies s'il le faut. Nous avons des penseurs et ils ont des HOMMES.

Faute de courage de se battre, les Kabyles doivent se mettre, au moins, a augmenter l'usage de Tamazight, dans tous les domaines. C.a.d. l'usage dans la correspondance aussi bien prive'e que d'affaires. Le Lexique Legal et les formes et regles des contracts. C'est peut-etre, un premier pas la recuperation ou la construction des Assemble's Populaires et des diffferentes structures de l'autorite' et administration Kabyles.

Mr. Chaker est biensur, la personne indique'e pour diriger une telle Academie. Il faut le reclamer, l'IMPOSER !

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Sauf un Etat Amazigh est à meme vehiculer les institutions berbéres. Octroyer une reconnaissance revient à consolider le fait du prince, de l'Etat arabe qui nous donne en charité, notre identité en démonté, pièce par pièce, puis la subordonner à l'identité solide officielle qu'est l'arabité et son levier l'islamité. Le triptyque a ce role de mystifier une pluridimension, lesquelles dans la pratique ne sont que supérposition.
Les symboles dans une culture dynamique sont le moteur, mais dans un processus bloqué, comme celui où l'Etat est arabe, les symboles reconduisent à l'ambiguité systemique qui transplante- arekkel- les valeurs deconstruites des processus culturels qui les générent. Vivre en arabe tout en fetant Yennayer est du nazisme culturel.

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Chapeau bas M.Salem Chaker, j'approuve entièrement ce que vous dites.Voilà un vrai intellectuel kabyle qui voit plus loin que le bout de nez ,dont doivent s'inspirer toutes les élites kabyles.C'est le seul intellectuel à qui on doit une fière chandelle et une reconnaissance éternelle pour inciter les kabyles à s'assumer en tant que kabyles pour sauver l'identité kabyle (langue,culture,mémoire etc...).Bravo M.Chaker et merci !

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J'ai lu attentivement votre article ,tout est claire , mais est ce qu' ils auront une oreille attentive du coté du pouvoir ;je ne suis pas certain ; car leur mode de gouvernance est idiologique araboislamiste . leurs but inavoué est d' arabiser la société Kabyle par l'islamisation forcée . La seul alternative viable pour que la langue et la culture Amazigh s'épanouissent dans un environnement saint et non pollué . Il faut est c'est urgent de coupé le cordon ombilicale ,avec se régime . l'écrivain Kadarré . disait .: il-y-a des gens venus d'ailleurs ;ils vous apportent ,leur culture ,leurs mœurs ,leur livres , le temps passe ,vous vous oubliez ,et le reste du monde vous oubli . La preuve ,les Européens qui ne connaissent rien à l'Algérie ,ils nous prennent pour des arabes . Je n'es rien contre se peuple ,mais moi je veux être reconnu pour se que je suis et personne d'autre ,et je pense pour la majorité des Imazighens . Mes racines ne doivent pas être confondu avec d'autre j'assume tout ;mes qualités et mes défauts ;mais je ne supporte pas celle des autres . La seule solution radicale est l'indépendance .
Tanmirth à Da Salem

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Les ennemis d'une cause juste sont les mêmes de par le monde.
La cause Amazigh est juste : c'est cela que les autres non mazighophones doivent prendre en considération; suis-je pour une cause juste oui ou non ?
Les caractères à adopter : l'objectif fixé a cette langue amazigh est terrestre, il faut donc - heureusement ou malheureusement - les caractères qui vont l'ouvrir à la majorité des habitants de cette planète (il y a des exemples : le Japon, ...)
L'académie, la forme et le contenu, nous ne sommes pas les premiers pour inventer cela : il y a les exemple de nos voisins (Catalan, ...)...
Comme disait Abane Ramdane "Libérer notre terre est à notre portée, le plus dur est de libérer notre esprit"

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Il faut l'admettre: il est des causes perdues. Et la defense du Berbere en est une. Continuer à reclamer une "protection" politique pour Tamazight, c'est reconnaitre que sans "autorité", cette langue est condamnée à disparaître. Tant qu'elle n'est défendue que par ceux qui en font leur gagne pain (chanteurs, enseignants...), Tamazight peinera à survivre.

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Il faut l'admettre: il est des causes perdues. Et la defense du Berbere en est une. Continuer à reclamer une "protection" politique pour Tamazight, c'est reconnaitre que sans "autorité", cette langue est condamnée à disparaître. Tant qu'elle n'est défendue que par ceux qui en font leur gagne pain (chanteurs, enseignants...), Tamazight peinera à survivre.

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Pour ma part, je retiens la conclusion suivante de Mr Chaker "les Berbères, s’ils veulent survivre, dans un environnement qui leur est radicalement défavorable, doivent s’en donner les moyens et ceux-ci sont nécessairement politiques et impliquent la remise en cause des fondements des États-nations dans lesquels ils sont intégrés".

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! ehcif n 'em ej.
Pour comprendre, il faut recoder en caracteres dits arabes et lire de droite a gauche. ou renverser les caracteres dans les mots et renverser les mots et lire de gauche a droite.

L'information qui constitue la memoire, est code'e sous forme de molecules, dans le cerveau.

Le savoir code dans l'expression ci-dessus, est exprime' par un arrangement de termes: je moi foutre.

Les mots qui constituent ce savoir, sont eux-memes construits avec des caracteres, represente's par graphies. Les graphies par des molecules. Les molecules par des atomes.

Les atomes ne s'accrochent pas les uns aux autres n'importe comment.

Coder du savoir dans la memoire, revient a rearranger des structures moleculaires et atomiques.

Deduire un tiers-savoir a partir de 2-savoirs elementaires, devient a trouver un nouveau arrangement des atomes, avec ou sans l'apport d'atomes supplementaires a ceux(atomes) qui ont code' les 2 savoirs initiaux. C'est un jeu de combinaisons et permutations.

Essayez par example de de pronocer une phrase a 3 mots de 3 phonemes chacune, mais sans voyelles ou consonnes. C'est la tete qui veut peter !

Disons que nous disposons des deux voyelles et consonnes. Prenons des mots elementaires: Moi et Toi.
Chacun de ces mots est represente', disons par un nombre de molecules egal a celui des sons et caracteres qui le constituent: 3.
appelons ces molecules f1, f2 et f3 pour m,o et i de "moi" francais, et a1, a2 et a3 pour a,n et a du "ana" arabe. on a donc:

moi -> f1.f2.f3
ana -> a1.a2.a3

Pour passer de moi a toi (fr), remplacer m par t, c.a.d. f1 devient un fn comme f5 -> f5*f2*f3.
Pour passer de moi a toi (ar), remplacer n par t, c.a.d. f2 devient un fn comme f5 -> a1*a5*a3.

On remarquera que les molecules [ f5*f2*f3 ] et [ a1*a5*a3 ] sont physiquement differentes.

Maintenant imaginons toute une phrase, c'est une serie de mots a longueurs variables, une espece d'accordeon, que se soit pour le francais ou pour l'arabe. Ca donne des melodies differentes et des molecules differentes dans le cerveau.

Imaginez-vous lire un paragraphe, c'est un defile' de molecules qui vont devoir aller se guarer dans le cerveau. En fait, ce n'est pas les molecules qui stationnent, mais les associations entre molecules, ou une espece de matrice de correspondance entre molecules pour designer des ide'es. Une espece d'un systeme de passerelles.

Ainsi, quand on veut exprimer changer une ide'e ou la specifier, comme example [ la multiplicite' du sujet] dans une phrase, on transforme ce sujet-meme et on l'accorde dans la phrase en transformant les autres mots qu'il affecte dans la phrase. Cela a un effet sur la cadence de l'accordeon.

D'ailleurs, je ne pense pas que les chansons dans une culture soient ce qu'elles sont par hasard.

Une chose est sure, c'est que la chimie qui se passe a l'interieur du cerveau est comme la suisson d'une ratatouille/tchektchouka dans la poelle. Mais cela a l'echelle des molecules, dont la formation passe par les cohesions atomiques. Les atomes doivent etre capables de tenir ensemble de maniere stable. Cela equivaut la cuisson dans un MicroOnde.

L'experience vaut le coup: Un legume ou un oeuf par example, dans une poelle seche, huile'e, mouille'e, casserole d'eau et dans un micro-one. Ca ne donne pas les meme, ou similaires resultats. Evitez l'eau dans le micronOnde, ca risque de tout peter !!!

Tout cela dit, il existe un tas de savoir(une masse et un volume) que les Humains ont develope'. Une partie de celui-ci, est de nature scientifique. c.a.d. tres precis et surtout DENSE - ce qui donne des MATRICES de correspondance aussi denses. Au niveau du Bac Scientifique, c'est un sac de billes dures avec un systeme de passerelles pour les associer et grouper.

Faire de la recherche scientifique, c.a.d. essayer differents types de Tchektchoukas, c'est reorganiser les systemes de passerelles, donc leurs Matrices et associations des billes a l'arrive'e, pour donner une nouvelle molecule qui est le nouveau savoir. Quelque chose du genre l'example de transformation du moi en toi, avec tous les ajustements consequents d'autres mots dans la phrase, et meme d'autres phrases dans le paragraphe, chapitre, etc. Tout le livre, s'il s'agit de changer l'histoire dans un livre, par example.
-> Imaginer et composer Mersault de KD a partir de l'etranger de AC.

D'un point de vue Melodique aussi, la musique qu'un tel effort de recherche engendrerait serait bizarre. Le jeu serait de prendre une chanson francaise et l'arabiser, et vis-versa. On peut par example, essayer de composer dans le domaine musical, a partir d'orchestres, de chorales, de bandes genre Rock, etc. dans la langue Arabe - ou inversement en Francais a partir de similaires structures dans la culture Arabe.

Similairement, il y a des taboos dans toutes les cultures, et composer dans leurs langues, revient a jouer et traiter ces taboos. Dans ce contexte, il s'agira de l'adjectif qui se deguagera d'une ide'e, en termes de bien et mal. Dans toutes les langues du monde, depuis les mots jusqu'aux textes et ide'es qu'ils composent sont des nuances et dgre de blanc, gris et obscure.

Maintenant la majorite' et vaste masse/volume du savoir, donc scientifique, est bien et facilement code' dans les langues dites occidentales et a base d'ecriture est en graphie Latine. Pour pas mal d'entre elles, dans le monde occidental, l'Alphabet Latin a ete' augmente'.

La transcription des ide'es Kabyles et l'ecriture de la pense'e incluant l'activiter de raisonner/penser en Kabyle est harmonieuse en caracteres Latins, augmente', tel le font les Scandinaves et Germaniques.
La raison est que le contenu de la pense'e et la phonetique Kabyles, necessitent des mutations comme celles donne'es en example entre francais et arabe, qui sont souples et harmonieuses, mais surtout puissantes. Les jeux de reconfiguration des matrices/passerelles dans le cerveau, ne donnent la nevrose - ce qui semble etre le cas de la langue arabe. Les effects sur le cerveau et le comportement sont differents: Par Kabyle, il est signifie' Tamazight, qui n'a d'apparance/manifestation measurable qu'en Kabyle, pour l'instant. La coherence de cela est temoigne'e chez d'autres Amazighs, en nombre suffisants pour s'exprimer, c.a.d. au Maroc, Azawad et Lybie.
Les Kabyles comme ces autres Peuples, n'ont pas de problemes culturels a cohabiter avec les occidentaux, contrairement a ceux qu'ils ont avec les Arabes.
Inversement, les Arabes ont les memes problemes de cohabitation avec Amazighs qu'ils ont avec occidentaux.
Les Occidentaux ont un probleme de cohabitation avec les Arabes, mais pas avec les Amazighs.

Aussi, une remarque tres importante est que les Arabes et Amazighs produisent bien ensemble, dans tous les domaines, sauf dans le discours moraliste, c.a.d. bien et mal. Le gris est untolerable aux Arabophones, mais aux Amazighophones.

Cela s'apparente a la codification des regles, dans le comportement et de gestion de la societe'. Le corpus de ces regles est dans la religion Islamique. Ce corpus est impose' moyennant la force et ne produisant que l'oppression. Cette oppression-meme provient de l'autorite' que se donne un groupe qui s'impose en gouvernement.

C'est ce meme groupe, qui veut imposer ces regles de discordance(relisieuses et moralistes) aux populations Amazighes. C'est la raison pourquoi s'oppose a l'alphabet Latin et impose l'alphabet Arabe. Pour accomoder ces regles de morale qui sement et maintiennent la discorde sociale.

Pour eliminer la discorde et laisser s'exprimer les domaines ou l'Arabe n'a pas de friction avec le monde occidental incluant le monde Amazighe, berceau de cet occident, il est necessaire d'enlever l'autorite' gouvernementale a ce groupe, qui l'a confisque', faute de la meriter, et qui l'usurpe pour des raisons si basses et immorales que meme les Musulmans s'en plaignent.

C'est pour cela, logiquement, que partout ou une population est assez nombreuse et forte, c'est l'autorite' qui est reclame'e sur fond de repression, dans tous les domaines, engendre'e par la depersonnalisation de la culture et la vie que celle genere.

Les Kabyles reconnaissent ce probleme et la necessite', d'exercer cette autorite' eux-meme, a travers un gouvernement de leur choix, qui fonctionne comme ils le veulent, c.a.d. l'exige la culture Kabyle - DEMOCRATIQUEMENT. La recette, celle-la que nous constatons ailleurs, provient de chez-nous.

L'Etat Algerien doit se debarasser de l'islam comme religion d'etat et de son corrollaire, arabe langue d'Etat, ou alors, ca sera les populations qui se debarasseront de lui, l'etat. Leur guerre de leadership sur l'appropriation de cette religion(comme instrument) leur est perdue d'avance, contre les islamistes ou d'autres Etats naturellement islamiques. Les Etats d'Arabie.

Faute de designation du Professeur Chaker a la direction independente de la dite Academie, par le regime, ca sera les populations qui le feront - c.a.d. qui interjecteront dans l'exercise de l'autorite' de l'etat, comme ils le font dans tout, d'ailleurs - avec le sabottage dans tout ce qu'ils font - et cela, soient-ils Amazighophones ou Arabophones, ou Francophones...

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Tout à fait d’accord avec vous Monsieur Chaker: l’autonomie c’est bon mais l’indépendance c’est encore mieux! Par contre je ne partage votre avis lorsque vous dites que « l’Amazighe du Maroc n’est pas différent de celui de l’Algérie » Il faudrait peut-être préciser: « qu’hormis les Kabyles qui résistent à l’invasion arabo-musulmane et on ne sait pas pour combien de temps ils pourront le faire encore sauf bien sûr s’ils accéderont à leurs indépendances,tous les autres Amazighs de l’Afrique du Nord sont gangrenés par cette idéologie qui aujourd’hui répand sa branche armée  le salafisme »

À mon avis, sauf l’indépendance de la Kabylie, qui pourra épargné à la langue Kabyle sa disparition.

Merci,

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Je reprends ce que j'ai dit dernièrement:-Les choses et les êtres n'existent que par les mots( .G .GUSDORF)
et je rajouterai que l'erreur que commettent innocemment de plus en plus de berbères c'est de de recourir au vocabulaire étrangers ; le langage devient ainsi faux et mensonger car n'exprimant pas la personnalité et appauvrissant ainsi la pensée."C'est par la parole que l'homme vient au monde et que le monde vient à la pensée"(G.Gusdorf):les concepts et l'appréhension du monde définiront alors l'originalité et la personnalité,et l'affirmation de soi.
Pour commencer il faudra faire un état des lieux ,des chiffres,des statistiques,un recensement,créer une bibliothèque (,ressources,net)et bien-sûr disposer de finances pour ne dépendre de personne! alors s'ouvriront les perspectives de toutes dimensions
Un ancien Gautierin

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