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PRESIDENTIELLE

Burkina Faso : Roch Marc Christian Kaboré réélu pour un second mandat

Trois jours après le double scrutin du 22 novembre, la Céni a annoncé les résultats provisoires pour la présidentielle. Le président sortant remporte une large victoire avec 57,87% des suffrages exprimés dès le premier tour de l’élection.

Le camp présidentiel rêvait d’un coup KO. C’est désormais une réalité. Roch Marc Christian Kaboré, avec près de 58,87% des suffrages, s’impose dès le premier tour pour un second mandat. Un proche du président espère maintenant que cette victoire franche enlèvera des arguments à l’opposition pour contester ces résultats. « Je serai le président de tous les Burkinabè », a réagi M. Kaboré sur Twitter. 

Suivent deux poids lourds de cette opposition. Eddie Komboïgo, le candidat du CDP, parti de l’ancien président Blaise Compaoré, arrive deuxième avec 15,48% des suffrages, alors que Zéphirin Diabré de l’UPC prend la troisième marche du podium avec 12,46% des voix.

Pour savoir qui entre ces deux hommes deviendra le chef de file de l’opposition, il faut désormais attendre les résultats des législatives qui donneront la cartographie de l’Assemblée nationale.

Quant aux dix autres candidats, ils se partagent les 14% qui restent. Kadré Désiré Ouédraogo, est quatrième avec 3,36%. Tahirou Barry obtient 2,19 %. Tandis que l’ancien Premier ministre de la transition Isaac Zida affiche seulement 1,52%.

Le taux de participation est de 50,79%, selon la Céni. Un chiffre en nette baisse par rapport à la dernière élection présidentielle de 2015, durant laquelle le taux de participation était de 60%.

Les candidats de l'opposition prennent acte

Une grande partie des candidats n’étaient pas présents ni même représentés lors de l’annonce des résultats, signe que les frictions politiques, apparues ces derniers jours, ne sont pas totalement apaisées.

Néanmoins, les candidats de l’opposition ont annoncé prendre acte de ces résultats. Ils déclarent aussi qu’ils se réservent le droit de recourir aux voies légales pour des contestations et qu’ils ont la volonté de préserver la paix. Une posture républicaine.

Ils n’en appellent pas à la rue non plus. Ils affirment « vouloir placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute autre considération ».

De nombreux électeurs disaient dimanche avoir peur des fraudes et des contestations. « Avec la crise sécuritaire et humanitaire que traverse le pays, le Burkina ne peut pas s’offrir ce luxe-là », expliquaient-ils. Ils seront sans doute dans une certaine mesure soulagés ce soir.

La composition de la nouvelle Assemblée nationale n'est en revanche pas encore connue. La Céni a jusqu’à dimanche pour publier les résultats. Les résultats de ce double scrutin – présidentiel et législatif – sont encore provisoires. Le Conseil constitutionnel devra les valider une fois que tous les recours, s’il y en a, auront été épuisés.

Auteur
RFI