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DISSIDENCE CITOYENNE

Chants pour la liberté : des artistes chanteront pour le Hirak

Sous l'intitulé "Songs of Fredoom" (Chants de liberté), l'évènement musical sera diffusé samedi à partir de 20H00 GMT (21H00 à Alger) en ligne sur YouTube et sur plusieurs pages Facebook, selon les organisateurs. Il coïncidera avec l'Aïd El Fitr, la fête qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan.

L'heure est à la résistance ! De nombreux chanteurs ont décidé de réagir au climat de répression imposé par le pouvoir depuis quelques mois. Samedi, des chanteurs vont unir leur voir pour s'élever contre les arrestations et la censure. Parmi les artistes qui participeront à l'initiative, le groupe algéro-québecois Labess, le rockeur Cheikh Sidi Bémol et la chanteuse de pop amazighe, Amel Zen. La star Souad Massi, qui s'est engagée en faveur du "Hirak", a aussi promis de se joindre à l'évènement.

L'idée du concert est née à l'initiative d'un collectif d'Algériens de la diaspora américaine, Free Algeria, rejoint par d'autres associations d'Algériens basés en France et par le média alternatif Radio Corona Internationale.

"Je participe en solidarité avec les détenus. Il faut les libérer ! Ce n'est pas normal de continuer à réprimer les libertés", a déclaré jeudi à l'AFP Amel Zen. "Nous avons deux virus: le corona et la répression", a-t-elle estimé.

Selon le groupe Labess, "la liberté d'expression et le respect des droits de l'Homme sont en danger en Algérie".

"Les médias sont muselés, des jeunes sont arrêtés pour de simples publications sur les réseaux sociaux. Nous devons les soutenir, montrer qu'ils sont toujours dans nos pensées", a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Les noms d'une soixantaine de prisonniers du Hirak et les photos de quelques-uns d'entre eux figurent sur l'affiche du concert qui circule sur sur les réseaux sociaux.

Les organisateurs ont choisi comme slogans en arabe et en français: "On ne s'arrêtera pas ! On ne se taira pas ! Pour un Etat de droit ! Pour une liberté d'expression !".

En dépit de l'arrêt forcé des manifestations du mouvelent de dissidence populaire, depuis la mi-mars, à cause de l'épidémie de Covid-19, la répression continue de s'abattre sur les opposants politiques, des journalistes, des médias indépendants et des internautes.

Quinze militants ont été condamnés cette semaine à des peines de prison ferme, dont trois pour leurs publications sur les réseaux sociaux. En pleine épidémie du coronavirus, les convocations et condamnations de militants pacifiques se sont multipliées.  

Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une soixantaine de jeunes activistes croupissent dans les prisons depuis plusieurs mois.  Ce collectif constitué d'avocats a plusieurs fois dénoncé les procès arbitraires et les arrestations de militants.

Auteur
L.M./AFP