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ARBITRAIRE

Cheb Bello placé en détention provisoire pour une chanson

Le chanteur du raï, Cheb Bello, a été placé en détention provisoire pour une chanson dans laquelle il critique Tebboune.

Le ridicule ne répugne plus le régime. Une simple chanson le fait tressaillir. La situation confine plus que jamais à l'ubuesque ! Mais en la matière, on en a déjà vu d'autres puisque les hommes aux affaires cultivent un orgueil plus haut que leurs capacités à gérer le pays. Tout est prétexte pour eux à la répression. Aucune voix ne doit s'élever. 

Dans la journée, c'est un journaliste freelance, Zoheïr Mebarki qui a été embarqué devant la prison d'El Harrach avant d'être relâché quelques heures plus tard. Il y a quelques jours, un metteur en scène, Ahmed Rezzaki, évoquait la visite d'agents de police en civil à la fin d'une de ses représentations théâtrales pour interroger la troupe sur le sens de certaines répliques échangées. 

Faut-il s'étonner de ce que le régime arrête un chanteur pour une simple chanson quand on sait qu'il a envoyé en prison 200 citoyens pour avoir exprimé leurs avis ou participé à des rassemblements de l'opposition ? Assurément non. Diablement impopulaire, le régime joue son va-tout : réprimer, censurer, semer la terreur parmi la population pour garder le contrôle sur la société. 

Pour autant de nombreux foyers de tension sont signalés depuis plusieurs jours. D'abord dans le sud où le chômage et la précarité battent leur plein. Des émeutes sont signalées dans la banlieue d'Alger. A Bab El Oued, il y a quelques jours. Aujourd'hui à Dergana... C'est dire que la situation est particulièrement abrasive. Et le régime, aveugle et sourd, se trouve dans l'incapacité d'imaginer la moindre solution de sortie de crise.

 

Auteur
Yacine K.