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COMMENTAIRE

A Chlef, on fait la chaîne pour la pomme de terre

Dans l'Algérie de Tebboune, le peuple est obligé de se lever aux aurores pour avoir à manger.

L'image parle d'elle-même. C'est à Chlef. Les Algériens sont réduits à jouer des coudes et à faire la chaîne pour avoir un kg de pomme de terre. 

Bien entendu, le chef de l'Etat et ses porte-voix ont commencé à crié au complot. Comme ils le soutiennent, c'est certainement le MAK là aussi qui est à l'origine de la crise de ce tubercule.

Tous responsables, sauf Tebboune

Depuis son arrivée au pouvoir l'Algérie n'arrive pas à sortir d'une crise inédite. Méprisant en diable, le chef de l'Etat continue à nier l'évidence. Il le fera tout pendant qu'il a le soutien de ses mentors. Pour tenter de détourner l'attention, il se défausse continuellement sur les autres : le Maroc, le Hirak, Israël, le MAK, les Kabyles, ... Tout le monde est responsable sauf les vrais responsables. 

Il y a d'abord le Hirak hypocritement béni pour mieux le tuer. Ensuite les journalistes, les libres, ils sont la cible préférée d'Ammar Belhimer le porte-flingue idéologique de Tebboune. Les hommes politiques de l'opposition, ceux qui refusent de plier l'échine. Certains sont en prison et d'autres vivent sous la menace de poursuites judiciaires. Mals pas seulement, désormais, tout Algérien épris d'un tant soit peu de liberté est susceptible de se retrouver en prison. Il en est ainsi même des harraga qui tentent de refaire une vie meilleure ailleurs au prix de risques incommensurables.

Il en est ainsi de la nouvelle Algérie. Le mandat horribilis de Tebboune a commencé par la répression, il finira manifestement par l'arbitraire et le séquestre systématique des libertés.   

A ce titre, malheureusement le pays n'en a pas fini. Le pire est manifestement à venir si le Hirak ne relève pas la tête avant qu'il ne soit trop tard.

 

Auteur
L. M.