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TRIBUNE

Lettre ouverte au général-major Gaïd Salah

Mon général,

J’espère que ce n’est pas au futur maréchal Sissi algérien que je m’adresse. J’espère franchement me tromper, mais l’histoire récente de notre pays nous a appris que le pouvoir rendait fou.

Nous avons eu la démonstration que ceux qui le détenaient réellement - qu’ils s’appellent Abdelaziz Bouteflika, Mohamed Tewfik Médiène, Saïd Bouteflika ou Bachir Tartag - étaient prêts à mettre le pays à feu et à sang pour s’y maintenir. Je parlerai des Ouyahia, Sellal, Haddad et autres plus tard. Mais le Hirak a été plus fort qu’eux et, avec votre assistance certes, nous nous en sommes débarrassés.

Parlons de l’ex-président de la République, tout d’abord. Il est clair que si le pouvoir ne lui avait pas fait perdre la raison, il se serait retiré dès la fin de son second mandat, plutôt que de triturer la constitution dont vous vous prévalez aujourd’hui, pour faire un 3ème, puis un 4ème et qui sait,  grâce à votre soutien notamment, un 5ème mandat, voire plus.

Mais le peuple s’était rendu compte que la poupée bien dopée, bien habillée et bien peignée que l’on nous présentait de temps à autre à la télévision durant quelques secondes, pour nous faire croire qu’elle était en mesure de présider aux destinées de 42 millions de personnes, n’était en réalité qu’un zombie et a dit «Barakat».

Ce qui m’amène, mon général, à vous poser une première question : où étiez-vous lors de chacune de ces apparitions ? N’aviez-vous pas encore découvert l’existence de l’article 102 de la constitution ?

Vous avez semblé découvrir, tout d’un coup, il y a un peu plus d’un mois, qu’il existait des forces «anti-constitutionnelles» autour de l’ex-président de la République, dirigées par son frère Saïd et que ces «forces» envisageaient de vous destituer.

Tout le monde sait qu’en réalité, vous connaissiez l’existence de ces «forces» depuis très longtemps. Vous saviez bien sûr que Saïd faisait office de président; vous l’avez cependant laissé agir à sa guise, car jusque-là il nommait ou dégommait des ministres, des ambassadeurs, des walis ou d’autres hauts fonctionnaires, ce qui ne vous dérangeait pas outre mesure.

Mais à partir du moment où il s’en est pris à vous, qu’il a voulu vous destituer, alors là, ça n’allait plus. Vous avez pris les devants, vous vous êtes souvenu que l’article 102 de la constitution était là pour vous protéger, vous avez adressé un ultimatum au frère aîné le sommant de démissionner illico presto. Vous avez ainsi neutralisé Saïd.

Le peuple vous est reconnaissant de lui avoir évité le bain de sang dans lequel l’aurait plongé la folie de cet homme qui voulait proclamer l’état de siège. Me vient alors à l’esprit la seconde question que je voudrais vous poser : pourquoi avez-vous attendu d’en arriver à une telle extrémité pour prendre cette décision ? Vous savez très bien que le tout premier slogan qu’ont clamé, dès le 22 février, des millions de voix à travers tout le pays, était que «le peuple ne veut ni Bouteflika, ni Saïd ». Ce n’est que 11 semaines plus tard que vous lui avez «offert» la tête du Raspoutine algérien. Pourquoi ? Parce que le bât a commencé à vous blesser ?

Peu de temps après, vous l’avez fait mettre sous les verrous en compagnie de Mohamed Tewfik Médiène et Bachir Tartag au motif que ce trio complotait contre le peuple et contre l’armée. Je suis bien sûr très heureux, tout comme l’est certainement tout le peuple algérien, de constater qu’il a été mis fin aux agissements criminels de ces trois individus.

Votre geste aurait cependant été plus apprécié si tous trois avaient été arrêtés beaucoup plus tôt et pour des motifs autrement plus convaincants; ce qui m’amène, mon général, à vous poser une troisième question : n’est-ce pas aussi et surtout parce qu’ils complotaient contre vous que vous les avez fait arrêter ?

Mais bon, passons. Réjouissons-nous pour le moment que le tout puissant Tewfik, Rab Dzayer, que Saïd en apparence moins puissant, mais tout aussi nocif et que la quatrième roue de la charrette le terrible tortionnaire Bachir Tartag, vont - nous l’espérons tous - terminer leurs vies en prison. Réjouissons-nous aussi qu’il ait été mis fin à la folie d’Abdelaziz Bouteflika qui rêvait de mourir sur le «trône» et qu’advienne que pourra de l’Algérie et de son peuple.

Il y a cependant une leçon à tirer de cet épisode. L’ivresse du pouvoir a fait oublier à ces quatre comparses que le peuple ne les soutenait pas, mais qu’il les haïssait. Vous savez pertinemment, mon général, que vous, par contre, avez «réussi votre coup» parce que vous avez mis à profit la puissance des millions de voix qui demandaient depuis plusieurs semaines la tête de Saïd.
Car c’est lui, le peuple, qui accorde sa confiance ou exprime sa défiance aux gouvernants, il est la source du pouvoir (article 7 de la constitution, n’est-ce pas ?). Je me permettrais de vous dire alors, mon général, que la leçon à retenir est qu’il ne faut pas essayer d’arracher son pouvoir au peuple algérien. Je sais qu’il y a une place de Rab Dzayer à prendre, mais ne vous laissez pas tenter.

Vous vous demanderez peut-être pourquoi je me permets une telle « familiarité » ? C’est parce que l’on sent à travers vos agissements que vous cherchez à renforcer votre pouvoir en surfant sur la vague du Hirak, alors qu’en votre qualité de chef d’état-major de l’ANP, c’est plutôt l’inverse que vous devriez faire : mettre l’institution au service du peuple.

Que demande ce peuple ? Un changement total de système et que partent tous ceux qui sont à sa tête. Les plus emblématiques d'abord.

Il réclame aussi une justice indépendante qui jugerait tous ceux qui ont pillé les richesses du pays, une justice qui cesserait de fonctionner par injonctions téléphoniques.

Vous serez d’accord avec moi pour dire que le peuple algérien ne croit pas un instant les fadaises qu’on lui raconte selon lesquelles la justice algérienne s’est brusquement réveillée ces derniers temps et a décidé d’entamer, en toute souveraineté, une action contre des dizaines de personnes, dont Ouyahia, Sellal, Haddad et bien d’autres encore. Vous nous avez d’ailleurs fièrement annoncé que vous possédiez de très lourds dossiers de corruption à mettre à disposition de la justice.

Vous pensez donc acquérir les bonnes grâces du peuple en lui offrant des têtes. Certaines seulement d’ailleurs. D’où ces nouvelles questions que je vous adresse, mon général. Pourquoi si tard ? Khalifa, Sonatrach, Chikhi le Boucher, l’autoroute Est-Ouest, ne datent pas d’hier. Autre chose : qu’en est-il des hommes d’affaires qui rôdent dans votre entourage ? Sont-ils moins véreux que les autres ? Et les politiciens qui s’abritent derrière vous, sont-ils plus soucieux des intérêts du pays que de leurs propres ? Il est certain que le jour où, dans notre pays, la justice sera réellement indépendante, elle saura séparer le bon grain de l’ivraie.

Venons-en maintenant à la question fondamentale qui sous-tend ce magnifique mouvement pacifique du peuple algérien. Le Hirak exige - dois-je vous le rappeler ? - le changement total du système. Il veut être le seul maître de son destin, il veut imposer une nouvelle constitution, il veut jeter les bases de la 2ème république, il veut élire son futur président en toute liberté, il veut choisir des députés qui le représenteront vraiment et non des ignares dont le seul souci serait de jouir des privilèges de la fonction, il veut que les magistrats de demain n’obéissent qu’à leurs consciences et non aux ordres « venus d’en haut », il veut que l’«État profond», à savoir la police politique, cesse de le pourchasser, il veut que l’armée, dont vous êtes le grand patron, le protège contre toute menace extérieure, qu’elle reste dans ses casernes et qu’elle ne s’occupe pas - mais vraiment pas - de politique.

Il ne veut en aucun cas revivre demain la situation actuelle où vous, chef d’état-major de l’armée, assumez, en réalité, la charge de chef de l’État. Le peuple exige que l’instauration du nouveau système ne se fasse pas dans le cadre du seul article 102 et certainement pas dans les délais qui en découlent. Il exige aussi que ce changement ait lieu avec la participation de jeunes issus du Hirak et certainement pas sous la tutelle de Bensalah, Bedoui et consorts. Ni sous la vôtre d’ailleurs.

Or, c’est tout cela que vous lui refusez. Vous avez mentionné dans certaines de vos interventions les articles 7 et 8 de la constitution, mais vous refusez qu’ils soient mis en branle dans l’établissement du nouveau système de gouvernance. Pourquoi ? J’espère que vous êtes conscient, mon général, que par votre refus, vous vous opposez à la volonté de l’énorme majorité du peuple algérien. Ce sont, faut-il vous le rappelez, des millions de personnes qui défilent tous les vendredis à travers tout le pays.

Le peuple qui vote avec ses pieds depuis trois mois, a démontré, semaine après semaine, que la majorité du corps électoral est pour la mise en application de l’article 7 de la constitution. Et ce, sans qu’il n’ait recours aux services de l’ex-ministre de l’Intérieur, expert en truquage des élections, devenu premier ministre.

Avant de vous saluer, permettez-moi mon général, de vous dire que le peuple ne se trompe jamais. Malgré les souvenirs sanglants de la sale guerre, suivie de vingt années de magouilles, de ruses, de tromperies, de manigances et de manipulations, malgré l’immense réseau d’hommes de paille qu’ils ont déployé à travers la société et les structures de l’État, malgré les milliards de dollars qu’ils ont claqués pour acheter des consciences et corrompre des milliers de personnes, Abdelaziz Bouteflika, l’ex-Rab Dzayer et leur bande n’ont pas réussi à échapper à la déchéance la plus infâme.

La balle est dans votre camp. Il vous appartient de vous prononcer de façon très claire : êtes-vous du côté du peuple ou du côté de « la bande » ?  

H. M.

Auteur
Hocine Malti
 

Commentaires

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bravo pour le fond de votre pensé

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La question posee est claire et nette «Etes-vous du cote du peuple ou du cote de la "bande"? Et elle merite une reponse claire et nette. Avant d'y repondre, que M. Gaid Salah ait a l'esprit deux choses : 1) que l'heure est grave. Tres grave. Nous sommes a la croisee des chemins;

2) que le peuple, le monde entier et l'histoire regardent, ecoutent et ils se souviendront de sa reponse quelle qu'elle soit.
le peuple, le pays esperent que le choix qui sera fait par M. Gaid Salah sera celui de la Raison. Car la raison valorise, grandit et fait sortir son auteur (e) par la grande porte. Autrement l'attendent au tournon la honte, le deshonneur et l'egout comme seule sortie, comme ce fut le cas pour l'imposteur et le voleur (d'argent et de reves) de bouteflika.

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Du baume au coeur thanemirth Mister Malti, pour avoir mis les points sur les .....i.... à ce mégalomane aux ambitions démesurées ,qui n'a même pas été a l'école,dont le niveau est:"SLE" (sait lire et ècrire).

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Le Gènèral aura t il le courage de se regarder dans le miroir que vient de lui envoyer Monsieur Malki et adopter un comportement ad hoc de patriote ex moujahid ou bien préfera t il plutôt ,casser le miroir..

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Baudet des chaouias Gaid Salah le menteur voleur ....
Et oui lui accordé autant d'intérêt intellectuel cet animal pédophile à Dubaï avec les Ukrainiens ect ..
Cet ane ne comprend au une civilité il ne comprend que la force par conséquent Gaid fayahh devra être mis devant une force de frappe mortelle et Point final..
Vous perdez vôtre temps tous seul son exécution résoudra les problèmes actuels militaires ou civils.
Gaid Salah sera détruit soyez certain avec sa famille et ses larbins.....
A très bientôt

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Merci Mr Malti - excellente analyse et plaidoirie...Ce général n’est pas intelligent - meme bête je dirai. S’il continue à contrer le peuple, Il finira comme ceux qu’il a mis en prison. Ce genre de militaire n’a pas appris les leçons de l’histoire ....

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Mr Malti vous faites appel a la raison et au bon sens de Mr Caid salah, mais vous n etes pas sans savoir que le " Pouvoir ou a vrai dire la chaise comme on le dit si bien chez nous ,a ses raisons que la raison ne connait point' . Les exemples dans le monde sont multiples pour ne citer que Maduro , Duvalier ,, Bachir, Mugabe, Sissi , et bien autres en Afrique. Osant espérer que Mr Caid Salah sera anime de la sainte flamme du patriotisme et être l exception plutôt que la règle.

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pitoyable lettre! S'adresser en ces termes à un inculte tout en se réjouissant du sort de toufik qui a toujours servi votre pays au détriment de sa kabylie. L'anti-kabylisme est partout. on a commencé à barrer la route du pouvoir à ouyahia en l'accusant gratuitement même si c'est un kds tout en nous proposant un frankestein arabo muz muz du systeme taleb ibrahimi. Les kabyles doivent prendre conscience et soutenir indéfectiblement leurs frères même s'ils ont failli. Partout où il y a débat, on se réjouit du sort réservé aux kabyles par des incultes et des plus corrompus (juges et ordonnateurs) et on nous parle de démocratie et de deuxième république comme s'il y en avait eu une première. C'est comme le sinistre journaleux pseudo investigateur abou zemmar de amel tv qui passe son temps à s'attaquer à ouyahia, toufik , haddad et rebrab en les jugeant et en prononçant des sentences sur le plateau tout en s'agenouillant devant son messie gaid en espérant qu'il va être gracié. Il s'est même attaqué à said sadi quand l'animateur kabyle lui a posé une question sur gaid. Il avait répondu que sadi partirait aussi quand gaid partirait , alors qu'aucunement said sadi n'était concerné par le débat (quel racisme et hirèche n'a pas daigné lui répondre, ce qui est désolant de sa part). Que ce journaleux abou zemmar sache qu'il est foutu et qu'il est condamné à une année ferme (pour lui, il dit que c'est injuste, mais pour les autres c'est bien fait et il faut les exterminer), mais une chose est sure, c'est que dès qu'il rentrera , il ira manger à son tour sa choupina (terme qu'il utilise lui même) à el -harrach. À force de s'attaquer gratuitement à des personnes sur la base d'informations ciblées et il est fier de parler de sources , il payera à son tour. S'il est courageux (ce qui n'est pas le cas car c'est un pleurnicheur) , qu'il sorte les dossiers de gaid , de ses enfants, de saidani, de tliba et de leurs compères, mais ça, il l'a fait uniquement avec ouyahia et son fils .Qu'il y ait justice pour tous ou pas de justice du tout.Toutes les personnes qui ont fait partie du f l n et du r n d doivent répondre de leurs crimes et ces deux partis doivent disparaître définitivement car le système c'est eux et ce sont eux qui ont détruit le pays (mais cela personne n'en parle). l'armée a aussi joué un rôle essentiel dans la corruption et personne n'en parle (derrière chaque affaire de corruption, il y avait un gradé militaire) .quelle finesse M. Malti, vous insultez toufik et vous saluez votre gaid et vous vous prenez pour un intellectuel. les gens sont amnésiques et ils nous parlent aujourd'hui des criminels du fis comme des anges et toufik avec les janvieristes comme des démons. la surprise n'est pas lointaine et vous chercherez après toufik quand les islamistes s'empareront du pouvoir et ce jour là, point de toufik ni de hassan et encore moins des kabyles qui ne s'occuperont dorénavant que de leur kabylie. Au fait, quelle algerie vous voulez demain, je suppose arabo muz muz comme toujours et là nous les kabyles, on n'en veut pas et on s'en affranchira.Ce point ne vous intéresse pas et vous ne le soulevez jamais car vous voulez continuer avec une algérie arabisée et islamisée amarrée à la palestine avec un peuple unique, une langue unique , une religion unique et un parti unique avec une pensée unique. Votre révolutionnette basée sur du faux n'aboutira à rien tant que vos démarches sont biaisées, injustes et hypocrites. Pendant que vous y êtes, faites de la gheita et dansez pour voute gaid. Pauvres de vous!

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Chers compatriote svp ne plus insulter les gents ces mal saint faite des DOUA a ALLAH Salem a tous

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J'espère qu'il lira votre lettre. Merci pour avoir résumé la situsation et donner un problème de conscience à ce général. Il doit maintenant prendre une décision et arrêter de mener tout le monde par le bout du nez. À moins qu'il ne soit un demeuré les revendications du peuple dans sa grande majorité sont claires. Comme Vous l'avez si bien expliqué le général semble jouer un double jeu et n'est de toute façon pas du tout sincère. Mais qu'attendre des serviteurs du système? Ils ont toujours considéré le pays comme leur propriété. Peut-il vraiment renier toute sa vie?

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Ma3ek ya Gaid ya Zine, ma3ek dhalimoune oula madhloumoun !

"" Ce qui m’amène, mon général, à vous poser une première question : où étiez-vous lors de chacune de ces apparitions ? N’aviez-vous pas encore découvert l’existence de l’article 102 de la constitution ?"" il a dit lui !

Ah bou! Et vous et vos 42 millions de cha3 enome, vous étiez où pendant ses 20 ans de règne ? Nagh thoughalikound kane ou ça ne vous a pris qu'aujourd'hui ?

Athan pisk sikoum ça bla rebi que je vais être ikssissif et que je vais braire tidswit une lettre à mon Général .

Ma3ek ya Gaid ya Zine, ma3ek dahalimoun oula madhloumoun !

Mon Général, ce matin en ramassant ma chéchia que j'ai perdue en lorgnant vers le minbar du Matin-Dized d'où les plus éminentes personnalités d'Alger jusqu'à Lalla Khedidja en passant par Timizar Laghvar parmi vous Messieurs les grands nous professent sentences sermons et prophéties à propos du temps passé qui passe et ne passerait plus si... j'ai eu l'idée saugrenue de vous envoyer une lettre sous pli cacheté que j'ai déposée directement sur le bureau du Modero du Matin- Dized qui la tient à votre disposition sous la ouate si comme d'habitude il ne la pas balancée encore dans la fosse où tous les piafs de mauvaises augures viennent picorer de la graine et montrer leurs ergots.

Mon Général, ah ! si toutes ces personnalités à la plume facile portées sur la phraséologie et aux génuflexions en toutes occasions qui vous lapident aujourd'hui n'étaient pas aussi promptes à vous faire une hagiographie et à vous rendre grâce quand demain vous aurez réussi dans votre mission messianique. Ah si ! J'aurais passé mon temps à leur donner mauvaise conscience ici et maintenant. Mais ce n'est pas le moment, ils ne se rendent pas compte tellement ils sont encore en plein engouement et shootés par l'ivresse du hirak

Mon Général, je sais que je n'aurais pas pu rassembler suffisamment de courage ou de témérité et encore moins de prestance comme ces Messieurs du minbar mais du culot j'ai pu en trouver à gogo ici en bas dans la fosse pour m'adresser à vous à mes risques et périls en comptant sur votre condescendante mansuétude pour la misérable créature que je suis.

Mon Général , pardonnez donc mon offense en osant cette lettre qui fait lamentablement pendant à toutes les doctes missives qui vous sont adressées, la houa wa la qoua illa bi allahi el 3adhim, ouvertement. Mais comment ne pas être révolté , quand je vois tous les costards mités dont tous vos détracteurs voudraient vous affubler par-dessus votre habit de général que vous portez majestueusement .

Mon Général, je sais , je sais que même lors de vos soirées les plus arrosées et encore plus loin de la poire, du fromage, du trou normand, vous ne vous égareriez pas pour pousser vos encanaillements jusqu'à la fosse du Matin-Dized pour me lire , mais je me disais en soliloquant tout seul comme Onan que ceux qui veillent jalousement à votre immaculation ,eux surveillent le moindre postillon et poussent leurs investigations jusqu'au fin fond des profondeurs de la presse et que si ça se trouvait ils vous rapporteront l'hommage qu'ici très bas je vous rends.

Mon Général, je sais que ce ne sont pas les bavures si doctes fussent-elles de nos immenses érudits qui vous désarçonneront de votre canasson qui avec vous a pris de l'age sûrement, pardon qui vous départiront de votre détermination, mais je tiens tout de même à saluer l'abnégation avec laquelle vous esquivez et la repartie avec laquelle vous leur faites part tous les mardis, à eux ainsi qu'a toutes leurs ouailles aveuglées par leur bigoterie à leurs égards.

Mon Général, à lire ces gens-là , la façon dont ils vous décrivent, les défauts dont ils vous affublent pour vous tirer un portrait à la Pyrrhus, on serait tenté de se porter à croire que c'est à l'enfer que vous voulez nous conduire , vous que , si je ne craignais pas les accusations de blasphème et d'apostasie dont ces messieurs à la dégaine facile pourraient m'accuser, j'oserai comparer à Moise , tirant son peuple des griffes de Pharaon pour le conduire à la terre promise.

Mon Général , n allez pas croire que je braconne dans tous les sous-bois pour défendre votre réputation ou que je profite de l'occasion pour me faire mousser en resquillant à travers tous les savons que ces messieurs vous ont passés. Je vous avoue que je ne mérite pas plus qu'un teyemoum rêche pour me faire roqyé .

Mon Général, si ma pudeur et ma retenue ne me bridaient pas au moment ou je m'adresse à vous de si bas avec une grande humilié, et si un droit de licence pouvait m'être accordé pour piquer un brin de colère devant vous , je vous dirai : allez mon Général nique leur leurs qamum à ces effrontés qui osent vous faire la leçon.

Mon Général, pardonnez-moi de causer comme un charretier , c'est ma nature de turlupin qui me revient quand je suis poussé à bout , et entre-nous, reconnaissez que c'est le seul langage qui sied à tous ces contempteurs et mauvais conseillers qui voudraient vous faire des accrocs dans votre costard et dans vos galons que droit dans vos bottes vous portez fièrement.

Mon Général, je ne doute pas une seule seconde que ce ne sont pas les coups de pieds des ânes ou les baves de crapauds qui vous arrêteront mais je termine ma lettre en vous encourageant à ne pas tenir compte de tous ces cris d'orfraies et de ne pas pas ralentir votre course et même d'accélérer à fond tout droit dans le mur qui est droit devant nous. Nous finiront bien par lui fracasser sa race pour passer en force de l'autre coté de la raison pour voir enfin la vérité qu'il nous cachait.

Hend Uqaci ivarwaqen !

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Il ne suffit pas de détricoter le complot qui se trame depuis 30 ans et qui devait conduire soit à l'asservissement total du pays , soit à la destruction de la nation algérienne. L'analyse de ce complot et le diagnostic de son état d'avancement a été ébauché mais il y a encore beaucoup de travail à faire..
IL FAUT MEDIATISER CE COMPLOT qui n'est plus une élucubration d'une personne. (https://www.lematindz.net/news/14110-le-complot-de-sid-kaci-06-avril-20…)
Il faut identifier clairement les traîtres et les condamner à la peine capitale. Il faut aussi s'attaquer à leurs alliés et complices (qui pour la plupart ignorent les objectifs de haute trahison de ce complot) qui sont surtout impliqués dans la rapine. Il faut les mettre en prison et saisir leurs biens mal-acquis.
Mais le plus important, c'est de sauver le pays de la faillite programmée par la maffia ..
Dans moins de 3 ans, si on continue avec cette gouvernance criminelle, l'algérien n'aura ni pain , ni médicament.
L'Algérie n'a pas le temps de changer de constitution ou de débattre d'un nouveau modèle de société. Le peuple doit rapidement élire un nouveau Boudiaf (car l'intégrité et le nationalisme sont les critères dont on a besoin aujourd'hui) qui va nettoyer (sans se faire assassiner) les écuries d'Augias et faire appel aux vrais experts pour tenter de trouver une voie de sortie.

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bonjour Malti
j'ai beaucoup aimé votre lettre, elle est la synthèse de la triste réalité de notre Algérie mais je n' ai pas compris pourquoi vous l'avez adressé a ce général? et c’est quoi son rôle dans cette histoire ? lui qui se cache derrière la constitution dont il ne veut pas que le pays sort de la constitution, alors que le pays a été toujours dirigé en dehors de toute constitution celle la même qui lui interdit de parler et de faire de la politique mais juste de s' occuper de sa caserne!!!!!
alors ma question c' est qui se Gaid et il se prends pour qui pour s'adresser au peuple,
le peuple est souverain et lui dit de dégager et lui reste qu' a dégager
Maintenant si Algérie lui appartient qu' il nous montre l'acte de propriété et sa date de son acquisition et qui lui a vendu ce pays chère a nos martyres qui ont sacrifie leurs vie pour que nous vivons libres
merci

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Gaïd Salah a la retraite le 22.5.2019 si c'est un voleur en prison avant les dix derniers de Ramadan 2019 pour éviter la guerre civil et pour éviter la mort des généraux les militaires les gendarmes les policiers Ben Salah Bedoui ces ministres par ces punitions d' ALLAH arrêt cardiaque virus cancer tumeur accident de la route crash d'avion naufrage déluge séisme foudre.

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bonjour Mr MALTI.
Heureux de vous lire les quelques lignes avec beaucoup d'enthousiasme et plaisir.
je veux bien vous lire aussi sur la façon de regler la crise et sortir le pays vers une nouvelle république .
salutations.

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une analyse pertinente tentant de mettre en exergue le dessein inavoué du chef d état major et dont la démarche qui , pour l opinion internationale,se veut être respectueuse de la constitution mais qui en fait laisse supposer que l idée est de faire perdurer le système qu il a longuement servi et soutenu .l obstination de maintenir la tenue de l élection présidentielle selon le calendrier impose n est pas de nature a doter le pays d institutions démocratiques stables ni a assainir vraiment les rouages pollues de l Etat ni même a instaurer de nouvelles règles pour une gouvernance efficace ni une gestion saine et transparente de ses ressources.

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Cette analyse des faits qui ont servi à la rédaction de cette lettre à AGS n'est pas complète. Il manque la (les)précision (s) que le vieux militaire a contribué activement à la mise en place des forces extra-constitutionnelles. Chacun se rappelle la visite du chef de l'armée aux Invalides en compagnie de l'inénarrable Sellal (alors premier ministre). Pendant que Said élisant domicile à Paris commençait à triturer la relève de Abdelaziz 1er, notre GAID NE POUVAIT IGNORER qu'un AVC aussi fort ne pouvait permettre l'accomplissement des actes à même de diriger tout un pays. Comparativement et à la même époque et chez nous, le chef de sureté de la wilaya de Tizi Ouzou avait eu le même problème de santé que Bouteftoufa. Résultat : dés son hospitalisation localement, le premier policier de la Kabylie avait été relevé de ses fonctions sans tambour ni trompette par le bien nommé Hamel Abdelghani, DGSN. LE SOUTIEN SANS FAILLE à la cette maudite famille a précipité le pays dans un abîme aux affres incommensurables/

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Mr Malti a tout dit avec la verite toute crue/ Mr gaid doit agir et vite et doit ecouter son peuple pas les voyous qui doivent roder autour de lui pour sauver leurs privilèges et se soustraitre a la PRISON pour leurs méfaits; MERCI ENCORE MR MALTI.

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Il faut pas être naïf. C'est des milliards et des milliards volés qui sont e, jeu. Il faut pas sous estimer Beaucoup la difficulté de dégager le système. Beaucoup de gens ont intérêt à ce qu'il perdure. Une seule force peut venir à bout de cette mafia: l'union du peuple dans sa diversité. C'est le refus de cette diversité qui risque de faire perdre à l'Algérie une opportunité d'accéder à une vraie indépendance nationale qui ne renouvellera peut être jamais.

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Mr Malti n'est plus à présenter, ingénieur en pétroles, un des membres fondateurs de Sonatrach, vice-président de 1975 à 1977, actuellement consultant pétrolier, auteur du fameux livre "Histoire secrète du pétrole algérien".
C'est un homme qui a à coeur l'Algérie et son poumon c'est à dire la Sonatrach. Cette entreprise à échouée hélas, à l'avènement de celui qui se prenait pour le Napoléon, entre les mains sales de cette mafia In bladi mais qui n'en avait ni l'honneur ni l'intelligence.
Un certain Khelil en avait fait grâce à son ami le président, sa propriété privée au point d'en faire un instrument de profit non pour la nation pour pour ses coquins et copains et pour ses amis à l'étranger durant toute la période de règne du roi. La rente ainsi accaparée fut destinée à l'enrichissement d'individus sans foi ni loi durant ces dernières décennies et à maintenir aussi le régime aux moyens de toutes sortes d'achats de paix sociales qui correspondaient à des miettes par rapport à tout ce pillage organisé du pays par toute une nomenklatura nichée aux quatre coins des institutions officielles. La misère s'installait avec tous ces fléaux, forçant la jeunesse à émigrer en se jetant à la mer par centaines au péril de leur vie pour rejoint les cotes nord. beaucoup périrent.
Mais malheureusement pour cette faune de voleurs, la biologie de leur parrain sonna le début de la fin de cette immense et incroyable prédation généralisée. La crise économique frappait à le porte du pays en 2014, les experts financiers alertaient nos décideurs en vain. Ces derniers continuaient à aspirer les richesses du pays dont la situation s'aggravait de plus en plus et clairement sur tous les plans. Et pour éviter que la gestion de cette situation n'échappe à leurs responsables, ils décident de maintenir coute que coute leur parrain même mourant à son fauteuil, cela était leur seule alternative pour cacher l'état presque de banqueroute du pays.
Le peuple et surtout sa force juvénile décident de mettre fin à cette bande de pilleurs qui a pris en otage le pays et ses institutions en organisant des manifs dès le 22 février de l'année chaque vendredi et d'autres jours de la semaine. C'est ainsi que le parrain fut contraint à démissionner par le hirak qui obligea le chef de l'institution militaire à intervenir et actionner l'article 102 et promettant aussi à la rue de passer à l'article 7 de la constitution, ou ce qui en reste après toutes les triturations du roi.
Mais il semble que le général hésite à aller à l'article 7. Certes c'est un pas difficile à franchir.
est-ce la pression extérieure qui le fait tergiverser ou la peur d'être victime à son tour de l'engrenage de ces arrestations. Toujours est-il, le général a tout à gagner en se rangeant du coté du peuple qui saura lui pardonner probablement ses erreurs s'il se décidait à entrer par la grande porte de l'hisoire de l'Algérie en prenant des décisions courageuses en faveur du peuple.

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