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REGARD

Le dialogue oui !  Mais que faire de ses préalables ? 

La présidence de la république semble avoir pris bonne note à en lire son communiqué du jeudi dernier, de l’initiative du Forum civil des forces de Changement (FCFC) qui propose une liste non exhaustive de 13 personnalités moins Djamila Bouhired qui a signifié son refus de participer à ce "dialogue".

Il s’agit bien entendu de personnalités qui émergent  du Mouvement de dissidence citoyenne formées d’anciens responsables ayant occupé des postes importants dans la hiérarchie politique, des activistes dans la société civile notamment les droits de l’homme, des universitaires.

Ce communiqué signé par le chef de l’Etat, estime qu’"il s’agit là d’un pas positif dans le sens de la concrétisation de la démarche proposées par l’Etat".  Le chef du FCFC lors de son passage à la télévision national le même jour, n’avait posé aucun préalable mais attend comme l’a bien annoncé le chef de l’Etat dans son discours un « mandat » formel en bonne et due forme pour entamer les programmes les différentes phases de ce dialogue.

A l’entendre, il semble tout prêt pour représenter cette autorité indépendante dont il est question. Abdelkader Bensalah, cependant nuance, en annonçant "des consultations qui seront engagées pour la constitution (sous-entendu officielle) de ce panel dont la composition définitive  sera annoncée prochainement". Ceci laisse entendre clairement que la présidence est en contact avec d’autres personnalités qui vont certainement compléter cette liste pour mettre en œuvre la feuille de route du pouvoir : celui d’aller directement à une présidentielle dans les meilleurs délais possibles.

La configuration générale est telle que Bensalah semble en le FCFC trouver un écho favorable à sa proposition dans son discours à l’accession du 5 juillet dernier, le chef du FCFC donne l’impression en l’écoutant qui s’y inscrit pleinement, le mouvement de dissidence citoyenne pris dans l’euphorie de la CAN 2019 considère tout ceci comme un non événement. Certaines langues se délient en avançant même qu’il s’agit la d’un patchwork qui était favorable au cinquième mandat, enveloppé de personnalités certes crédibles, mais leur présence est en contradiction avec leur position ouvertement affichée.

1- L'armée a défini le contenu et balisé le contour de ce dialogue

Le communiqué de la présidence, comme pour éviter tout quiproquo note que «  ce dialogue, prôné  également par notre armée nationale populaire et sur lequel a insisté à maintes reprises le vice ministre de la défense, chef d’état major de l’ANP qui s’est engagé à l’accompagner, reste l’unique moyen pour construire un consensus fécond , le plus large possible, de nature à permettre des conditions appropriées pour l’organisation dans les meilleurs délais de l’élection présidentielle." 

Il se trouve justement que dans son dernier discours, Gaïd Salah n’a pas été tendre avec ceux qui considèrent cette histoire de drapeaux amazighs et les arrestations qui s’en sont suivies comme "prisonniers d’opinion" et d’ajouter « se croient ils aussi intelligents au point de pouvoir duper le peuple algérien avec ces inepties et ces manigances ? croient ils que le peuple algérien permettra à quiconque d’insulter son emblème national ?". Il est allé loin en jugeant que "ceux-là ne sont pas les enfants de ce peuple et ne savent guère sa vraie valeur, ni ses principes ou le degré de son attachement à son histoire nationale. C’est là la mentalité des corrupteurs, car un esprit impur génère une opinion impure et altérée, un comportement vicié et une attitude immorale. Telle est la nature des choses." En ce qui concerne une période de transitions par exemple, l’armée compte carrément barrer la route à ses partisans.

2- La majorité des personnalités listées, posent des préalables à ce dialogue

La première fausse note vient de Moudjahida Djamila Bouhired qui a réagit de suite par un communiqué qui résume sa position , "J'ai appris avec stupéfaction que mon nom figure sur une liste de personnes, chargées d'organiser un dialogue entre le pouvoir et le mouvement populaire .Personne n'a demandé mon avis et je n'ai donné mon accord à personne ; je ne peux faire partie d'un groupe de personnes dont certaines ont servi le pouvoir ; alors que les patriotes sont jetés en prison pour délit d'opinion, dont un officier de l' ALN, le frère Lakhdar Bouregaa, il ne peut y avoir de dialogue avec ceux qui nous menacent et nous accusent de trahison » Mouloud Hamrouche a lui aussi rapidement rejeté l'offre du FCPC motivant qu’il n’est "pas concerné". 

Pour le reste comme le professeur Nacer Djabi, l’économiste Smail Lalmas et l’avocat activiste des droits de l’homme Mustapha Bouchachi ne veulent pas, si l’on se réfère à leurs déclarations dans la presse, s’éloigner du mouvement de dissidence citoyenne en refusant de dialoguer avec le gouvernement actuel de Bedoui et sans "libérer les prisonniers du Hirak, lever toutes les pressions sur le hirak, libérez la parole au niveau des espaces médiatiques et à partir de là, nous pouvons entamer le processus de dialogue.» précise l’avocat Bouchachi par exemple.

Quant à Lalmas, il conditionne sa participation à la volonté du pouvoir d’apaiser la situation au niveau du mouvement de dissidence populaire par la libération des détenus d’opinion, à leur tête Lakhdar Bouregâa. 

3- Conclusion

Sans ces personnalités qui ont une assise sérieuse dans le Hirak, le dialogue, a peu de chance d’être entamé tant que les positions restent diamétralement opposées.  Comment espérer un compromis lorsque l’armée campe sur ses positions sur la libération de ceux qu’elle considère de porter atteinte à l’unité nationale et les autres à sa morale.  Le pôle judiciaire qui en a la charge a confirmé cette semaine le maintien des mandats de dépôts de l’ensemble de ces détenus.                                                                                                

Auteur
Rabah Reghis
 

Commentaires

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Bonjour chers compatriotes, l’heure est grave !!!

Je suis arrivé à la conclusion que depuis que les partis politiques ont mis leur grain de sable, sournoisement et progressivement, dans le hirak, çà a complètement foiré ! Il aurait fallu que les partis politiques (leur chefs, leurs militants) s'impliquent mais en tant que citoyens comme les autres dans la société civile et le hirak. C'est aussi à des personnalités de renom, crédibles, probes, non encartés et non impliqués dans des responsabilités au sein de partis politiques existants actuellement, et ne faisant pas partie de la h’issabaa de se mettre au devant de la scène en tant de coordonnateur et porte-voix du hirak. Depuis qu'il y a les partis politiques dans la marmite du hirak, c'est la merde totale, la merde généralisée (pardon pour les expressions) ce qui vient retarder (voire même l’anéantir à jamais) le projet et l’objectif de la révolution citoyenne. C'est bien sûr valable aussi bien pour le pôle Forum Civil pour le Changement que pour celui de l'Alternative Démocratique !

Les partis politiques ont réussi à faire ce que le pouvoir n'a pas pu réussir : diviser le hirak ! Pourquoi alors chercher en retard à établir des ponts entre les deux maintenant que la fracture est bien établie et consommée ? Les partis politiques sont certes utiles et incontournables c'est vrai, la démocratie le commande, mais là on doit savoir que notre seul objectif, le seul objectif du hirak est la construction d'un Etat de droit, d'une république libre et démocratique, de la consécration des libertés individuelles, de l’indépendance de la justice, de la répartition équitable des richesses de la nation, de la séparation des pouvoirs, et.. etc.. dont tout le monde pourra en bénéficier et donc profiter plus tard.

Le Hirak devrait rappeler aux partis politiques que les luttes partisanes et idéologiques sont pour l’instant strictement interdites jusqu’à la victoire de la révolution. Ce n'est qu’après la victoire de la révolution que chacun pourra combatte pour son Président candidat, son programme, pour ses députés etc… etc.. ! Je pense que cette façon de procéder de part et d'autres est une grave erreur politique et je la considère comme une trahison vis à vis du hirak ! Il faut qu'on arrive à redresser en urgence la barre, sinon ..."adieu veau, vache, cochon, couvée" comme s'est esclaffer la pôvre laitière de la fable de la Fontaine quand son pot de lait qu'elle transportait au dessus de sa tête ... tomba et se fracasse par terre, grisée et excitée par les dividendes qu'elle engrangerai de la vente de son lait, fruit d'un grand et pénible labeur ! Mes respects cher compatriotes et bon courage pour le hirak !

PS : je vous en supplie dîtes au partis politiques de se mettre en veilleuse pour le bien de tous ! Ils n'ont pas besoin de faire dans la surenchère politique, bien que je respecte beaucoup les avis de l'un ou l'autre des pôles qui se sont formés pour le malheur du hirak. Chacun aura besoin d'eux , des partis politiques, mais plus tard ! Arrêtons le massacre de la division au grand jour car çà ne fait qu'arranger le pouvoir et Gaid Salah ! Je ne donne pas de leçon, je donne un avis !

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Peur terrible d'un effondrement financier et angoisse maximale de la réaction internationale voilà ce qui agite Bensalah et les généraux malgré l'entête ment de Gaid Salah et un trio de généraux comme Gaidi de la sécurité ou Madi rédacteur des discours de Gaid Salah et Akrou la catastrophe de l'industrialisation de l'armée.
Le forum civil n'a aucune crédibilité et Karim Younes devrait s'en départir avec Bouhired

Action divrrsive de Gaid Salah dont le paillasson d'origine marocaine Bensalah se fait l'executoir d'un complot grossier.
Gaid Salah et son état major n'ont nullement l'intention de rentrer à leurs casernes et de lâcher prise bien au contraire un forcing émirati et saoudien avec accessoirement égyptien essaye de s'aliener les USA Pour le soutien silencieux de l'armée de Gaid Salah par le biais de l'ami commun aux deux émirs saoudien et émirati et le beau fils Jarod de Trump défenseur acharné d'Israël.
Profitant du froid actuel US avec la Turquie et le Quatar.
Ces derniers pourront Ils contrebalancer l'OPA du régime militariste algérien actuel des Emirats Arabes Unis et Arabie Saoudite....!
La France timorée ET hypocrite de Macron à ne Rien atteindre de ces tactiques conjoncturelles des militaires algériens du clan Gaid Salah.
La Russie se contrefiche ET attend le langage des armes Pour imposer comme en Syrie sa stratégie normale de bloquer l'Occident dans une chasse gardée pas crédible avec Gaid Salah et le vide institutionnel algérien.
Alors en Quoi cette perfidie d'opportunistes du forum dit civil ira t elle?
Simplement jusqu'à leur chasse individuelle un par un car danger imminent d',autres forces parlant un autre langage à toutes nos frontières reprendrons la parole meurtrière.
Le pouvoir se tromoe lui même n'est plus en sécurité alors galal et menaces de Gaid Salah font rire.
Bensalah est déjà un homme en pré mortem la suite rdv vers septembre le blocage est structurel et politique.
A moins de guerre civile régionale semble le choix des mercenaires de l'armée de la pseudo présidence et des armateurs ministres de bédoui.
Bye bye Algérie de papa ya Gaid Salah

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les tenants actuels du pouvoir et qui travaillent pour la france, essayent de placer les islamistes au pouvoir, c'est une feuille de route française qui voudrait que mokri et ses islamistes du HMS prennent le pouvoir pour que l'algérie redevienne française, l'annulation des éléctions du 18 avril 2019 va dans ce sens, et donc les nouveaux décideurs veulent faire entrer dans le jeu politique, mokri et sa troupe,
la france ne sera jamais mieux servi que par les islamistes du HMS, la majorité d'entre eux ont des relations avec la france,
si mokri devient chef d'état, comme le veut la france, les algériens vont découvrir la grosse arnaque, et comprendront qui sont vraiment les assimilationnistes qui veulent détruire la nation algérienne et en faire une peuplade française de l'afrique du nord, ce sont les islamistes bourgeois comme mokri (et sa secte) qui vont mettre en oeuvre le projet assimilationniste de benbadis, le vrai parti de la france,

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