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APPEL

Condamnation de Tabbou: halte aux violations des droits humains

Nous citoyens, et militants associatifs et politiques, dénonçons les conditions carcérales dans lesquelles se trouvent l’ensemble des détenus Algériens et plus particulièrement, les détenus politiques mis en cause pour des délits d’opinions. 

En dépit de tout cela, ces sanctions sont appliquées dans le cadre d’un acharnement judiciaire qui a pour objectif de réduire la dynamique du changement au mutisme. 

Quitte à mettre en danger leur vie comme il est le cas de M. Karim Tabbou et d’autres prisonniers, en plus de leur faire subir les pires traitements dégradants tels que l’humiliation, la diminution et la mise à l’écart. En d’autres termes, les affaiblir, afin de les pousser à bout de nerfs.

Le cas de M. Karim Tabbou est assez emblématique, il se trouve dans un état critique suite à un malaise grave qui s’est produit dans l’enceinte du tribunal ou ses droits fondamentaux de représentation pour sa défense ont été bafoués. Un procès en appel qui a été intenté par le parquet suite à sa condamnation en première instance à une peine dont celle retenue comme ferme eut été purgée.

Nos affirmations sont fondées sur les divers témoignages recueillis auprès des familles de détenus, de leurs avocats et des détenus eux-mêmes.

Nous dénonçons cette situation dont le double niveau de gestion carcérale obéit au seul impératif qui est celui du laisser-faire. Concernant les détenus de droits commun, une gestion politique et sécuritaire de ceux, détenus pour raison politique et de délit d’opinion.  

En effet, nous dénonçons ce drame humain et sanitaire qui se produit depuis plusieurs années déjà. En l’absence d’objectif de réinsertion pour les détenus de droit commun et dans un environnement surpeuplé,  la loi du plus fort reste la règle. Concernant le régime réservé à ceux qui sont détenus pour délit d’opinion les brimades, le recours à l’isolement ainsi que l’instrumentalisation des détenus violent comme auxiliaires avec des missions claires dont l’objectif est de briser leurs résistances psychologiques. Sans oublier le contexte de pandémie de coronavirus, ou nous appréhendons une attitude irresponsable qui induirait un risque sur la vie des détenus à forte popularité. 

Nous rappelons au pouvoir algérien les devoirs et obligations qui sont les siennes dans sa politique carcérale, ainsi, de mettre fin aux traitements inhumains infligés à l’ensemble des détenus. La priorité revient aux plus vulnérables, aux jeunes et ceux atteints de maladies. Il convient par ailleurs, de cesser les traitements réservés pour les détenus ayant un délit d’opinion, faut-il rappeler à ce titre que deux cas de tortures avérés ont conduit au décès de Mohamed Tamalt et Kamal-Eddine Fakhar.  

Nous dénonçons cette situation et l’ensemble de ces manquements aux droits de la personne humaine même s’il s’agit de personnes incarcérées pour  quelque que motif que ce soit, cette responsabilité que nous imputons à des choix qui découle de volonté politique et sa vision inhérente à savoir faire de l’environnement carcéral un moyen de supplémentaire de terreur.

Pour l’ensemble de ces raisons nous exigeons la libération inconditionnelle de tous les détenus politiques et de délit d’opinion pour qu’ils puissent se retrouver auprès des leurs et apporter leurs pierre que le peuple algérien doit mener contre la pandémie et mettons en demeure le pouvoir algérien de ne pas livrer les autres populations carcérales à leurs sorts, et nous tenons l’opinion nationale et internationale sur ce qui sera fait ou non au même titre que sur l’ensemble de la société.

Nous tenons le pouvoir comme responsable de tout développement dramatique de cette situation et prenons à témoin l’opinion et les instances  internationales en les rappelant sur l’obligation d’interpeller le pouvoir Algériens sur les engagements qu’il a contracté à travers les différents traités  et conventions qui ont été ratifiées.

Liste des signataires : (par ordre alphabétique)

Abane Belaïd   Professeur de Médecine

Addi Lahouari  Professeur Universitaire à Lyon

Aissa Rahmoune   Avocat et vice-président de LADDH

Ahcene Taleb    Avocat au barreau de Paris

Ahmed Dahmani   Universitaire à Paris

Ahmed Djeddai    Médecin à Alger

Ali Ait Djoudi        Président de Riposte Internationale

Belabbas Mohcine  Président du RCD

Belhacel Hakim    Premier secrétaire du FFS

Bekioui Abdelkader    Militant des droits humains, Oran,

Bouhadef Mustapha, ancien premier secrétaire du FFS

Bouaichi Hani militant des droits humains, Bedjaia

Ben Mamar Boukhalfa   Militant des droits humains

Beya MERAD  Avocate en Belgique

Dora Amouche   Collectif  Algériens Libres de Belgique

Hacene Hireche  Universitaire et Militant politique.

Hakim Saheb      Avocat à Tizi-Ouzou

Hamid Arab      Journaliste, Directeur du journal Le Matin d’Algérie

Hamida Hamel    Gestionnaire de projets numériques au Canada

Khellaf Azwaw     Militant des droits humains, Algérie

Lagha Chegrouche  Chercheur universitaire à Paris

Laskri Ali   Cadre du FFS

Lynda Taalba        Présidente du bureau de Riposte de Bejaïa

Mahraz Bouich        Enseignant Universitaire, Vice-Président de LADDH

Mokrane Gacem        Journaliste et Militant Politique

Mourad Ouchichi        Universitaire à Bejaïa

Moussa Nait Amara    Militant Politique à Bejaïa

Nacira Haddouche     Avocate à  Tizi-Ouzou

Nacer Nabil, militant des droits de l'homme Bejaia

Rachid Malaoui        Président de CGATA et du SNAPAP, Algérie

Rafika Gherbi        Journaliste, militante des droits humains

Sabrina Zouagui    Universitaire à Bejaïa

Said Salhi            Vice-président de LADDH, Algérie

Salah Dabouz      Avocat et militant des droits humains

Tahar Khalfoune        Universitaire à Lyon

Taleb    Amar            Médecin en France

Youcef Zirem        Journaliste, Écrivain