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PANDEMIE

Coronavirus en France : deux nouveaux clusters en Nouvelle-Aquitaine

Le premier est apparu en Dordogne après des obsèques et l'autre dans un collège de la Vienne après une réunion de préparation de la rentrée. 

Après des funérailles à Eglise-Neuve-de-Vergt, 127 personnes ont été testées pour le Covid-19. Sur les neuf cas positifs à ce jour, aucun n'ont donné lieu à une forme grave de la maladie.

En Nouvelle-Aquitaine, une zone verte, les autorités ont renouvelé les appels à la vigilance après l'apparition de deux foyers épidémiques. l'un en Dordogne après des obsèques et un autre dans un collège de la Vienne après une réunion de préparation de la rentrée, a annoncé samedi l'agence régionale de santé (ARS). 

Dans la Vienne, un cluster est "apparu il y a 2 ou 3 jours dans un collège" où "des professionnels s'étaient réunis pour préparer la rentrée du 18 mai", a indiqué le directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine Michel Laforcade. Conséquence : la rentrée a été repoussée au 27 mai dans cet établissement, le collège Gérard-Philipe de Chauvigny, l'un des plus importants du département (environ 800 élèves) où quatre membres de l'équipe ont été testés positifs au coronavirus jeudi et samedi et neuf autres, incluant des personnels de direction et de la collectivité territoriale, placés en quatorzaine, selon le rectorat de Poitiers et la direction de l'établissement.

En Dordogne, c'est un cluster familial. Mardi 5 mai, un homme a été testé positif au Covid-19 après avoir assisté à un enterrement dans la commune de Vergt. L'agence régionale de santé (ARS) a alors dépisté 103 personnes de son entourage familial et professionnel, ainsi que des soignants, comme le rapporte France Bleu. Le verdict ne s'est pas fait attendre : huit personnes ont déjà été contaminées sur les quarante premières analyses.

D'autres résultats sont encore attendus. Les individus infectés ne présentent pas de symptômes du Covid-19, et ont été placés à l'isolement, afin d'éviter une propagation du virus. Les obsèques s'étaient tenues à la fin du mois d'avril, et la famille avait respecté la limite de vingt personnes au sein de l'église. Toutefois, toujours selon France Bleu, plusieurs dizaines d'autres individus s'étaient retrouvées après au funérarium, au cimetière et lors d'une réunion de famille. D'après le quotidien Sud-Ouest, certains participants étaient venus du Portugal et de Suisse.

Un exemple de « relâchement du confinement »

Le préfet de Dordogne, Frédéric Périssat, a dénoncé « un cas de relâchement du confinement ». « C'est vraiment l'illustration de ce qu'on ne souhaite pas vivre dans les semaines qui viennent », a-t-il ajouté à France Bleu.

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Avec AFP