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COUP DE GUEULE

De Gaïd Salah au…RCD : tribalisme inquiétant aux sommets !

Il y a parfois des enchaînements de nouvelles qui, à première vue, n’ont aucune corrélation les unes avec les autres, avant de s’avérer suivre un cheminement qui, sans y prêter attention, mène tout droit à vos petites réflexions d’observateur distant et désintéressé de la scène politique !

Il y a une semaine ou deux, dans l’un des nombreux articles qui défilent sur notre journal, une phrase avait fait tilt pour titiller les trois derniers neurones encore actifs dans la caboche, quand ils sont suffisamment irrigués en saintes gorgées de « beer-zem-zem » ! La phrase énonçait, en gros, que le « tribalisme était un phénomène exclusivement humain ».

Oh que non ! il suffit de suivre et de s’intéresser à la vie de toutes les espèces animales qui partagent ce petit caillou qui vogue la galère dans l’univers pour opposer un niet catégorique à telle assertion. 

Le tribalisme est un phénomène naturel ! un instinct de vie et de survie partagé par les millions d’espèces animales qui vivent ou ont vécu sur Terre, il y a des millions, des milliers ou juste quelques dizaines d’années (je n’ose même pas reproduire le nombre effarant d’espèces que l’activité humaine a fait disparaître de la Terre, ces dernières décennies). Pour l’enchantement de dame nature, il reste encore Gaïd Salah pour perpétuer la branche homo-algerianus-stupidus qui survivra à notre extinction.

Inutile de donner d’autres exemples que celui des fourmis pour se convaincre d’une loi naturelle que l’espèce homo sapiens, elle qui se croit supérieure à toutes les autres, applique avec les mêmes règles que ces petites bestioles, avec lesquelles nous partageons une sacrée dose d’ADN, en termes de comportements et d’instinct agressifs pour combattre et repousser ceux qui s’attaquent à notre propre espace d’aisance et de Vie !

Suivies et filmées par des caméras sophistiquées qui se glissent dans les fourmilières, ces quelques interférences entre fourmis observées :

- En temps d’abondance, les bestioles baguenaudent d’une fourmilière à l’autre, quasiment en touristes bien accueillies, pour partager et se régaler de toutes sortes de réserves de subsistance amoncelées pendant la bonne saison.

- Quand l’aliment vient à manquer, c’est le branle-bas de combat de chaque côté. Les fourmis en carence envahissent la fourmilière voisine pour la piller sans ménagement. La victime à abattre est toute désignée : la pauvre reine, que les fourmis envahisseuses décapitent sans réserve pour prendre possession des trésors de pitance que recèle la colonie, et ainsi perpétuer la survie de la fourmilière d’à côté (Haha, du Rab edzair tout craché, décapité par l’élu suivant).

Il y a quelques jours, une émission sur Arte était consacrée au suivi du périple d’une jeune chrysalide avant sa mutation en papillon. 

Le quasi-fœtus sans pattes est incapable de se déplacer. Abandonné à lui-même, il est formaté pour user d’une ruse bien assimilée pour survivre avant le jour J de la mutation qui lui permettra de voler et de butiner, à tout vent et en toute liberté. 

L’astuce consiste à imiter le son des fourmis pour les attirer. Quand elle émet ses résonances, en quelques minutes toute une armée est là pour décoder le fait que leur demi-sœur, reconnue et adoptée via un spectre de fréquences bien ciselé, a des problèmes à cheniller et se remuer ! Elle est en danger ! Que font les fourmis ?  Elles conjuguent leurs efforts pour l’entraîiner dans leur fourmilière et la mettre en sécurité ! Je vous laisse imaginer la corrélation entre le ventru qui a pris en otage tout le pays et Aek-el-mali. Celui-là même qui l’avait introduit dans le cercle fermé de la haute hiérarchie pour lui donner l’occasion de se retourner contre lui.

Une fois à l’intérieur de la fourmilière, pour faire baisser l’attention qu’elle suscite, la chrysalide demeure inerte le temps qu’il faut, pour enfin se retrouver seule avec une colonie de cocons pondus par la reine de ses sauveurs, et s’en gaver en toute tranquillité, et ainsi assurer son évolution. 

Quand sonne le moment de la mutation, la chrysalide se doit d’user d’un autre stratagème pour sortir vivante de la tanière. Car avec le volume qu’elle a pris, les fourmis l’auraient repérée et, en ennemie reconnue, dare-dare décapitée ! 

Quelle ruse pour sortir vivante de ce territoire ennemi ?

Je vous en donnerai les ingrédients au fil des événements qui agitent ce RCD auquel nous avions, en éternels naïfs, si souvent cru !

Cependant, si avec ces tranches de vie de la chrysalide, d’aucuns se croient encore plus futés, avec plus de droits sur Terre qu’une fourmi, alors désolé, je ne peux rien pour vous. Il faut consulter Dr Abdallah Djaballah ou se réfugier dans la grotte Hira pour d’éventuels « ifham ! » ordonnés de plus haut !

La différence entre les fourmis et nous, c’est que notre destin se construit en conformité avec la posture de créatures uniques et préférées. Une attitude qui consiste à nous octroyer une place d’élus supérieurs qui travaillons, avec notre « intelligence », à notre imminente disparition ; alors que, sans prophètes ni technologies, la fourmi sera encore là pendant des millions d’années. Ali Belhadj en témoignera fi youm el-kiyama.

Evidemment, Gaïd Salah, et lui seul, survivra. Protégé par les armes des Emiratis, des galons, et une carapace de général à défier les ogives nucléaires de la Chine, de la Russie et des Etats-Unis !

Concernant ces déchirements au sein du RCD, même pas envie d’en rajouter ! il n’y a qu’à relire le texte pour tenter d’en décoder les origines naturelles ou se référer à cette fameuse thismine du terroir qui a toujours gangréné les relations entre les Dr Labass et les M. Belabbas du terroir !

En plus d’un ADN physique commun élevé, vivre et survivre, quel qu’en soient le prix et les moyens, est un instinct que nous, homo-sapiens supérieurs, partageons avec toutes ces espèces animales que nous croyons, à tort, inférieures !  

Empereurs conquérants, combats de gladiateurs dans l’arène, lutte de coqs dans un poulailler, joutes sans merci pour préserver la reine dans une fourmilière, la lionne qui chasse une pauvre biche pour assurer la survie de ses petits… où est la différence d’une espèce à l’autre ? Ainsi fonctionnent les lois de dame nature, avec ou sans injonctions célestes !

Cependant, s’il y une loi naturelle que Gaïd Salah remet totalement en question, c’est celle à laquelle les espèces animales se conforment depuis la nuit des temps, y compris toute maman et tout papa du genre humain. Une loi qui édicte que :

«La survie de toute espèce dépend de la santé de ses petits » ! 

À l’exception de Gaïd Salah et son clan, tous les animaux sur Terre, l’homo-sapiens compris, se sacrifient pour assurer leur succession à travers le bonheur de leur descendance !

Alors que pour survivre, l’octogénaire met des jeunes de vingt ans en prison. 

Aucune espèce ne peut se perpétuer avec une telle folie ! 

Alors, svp Gaïd Salah et son clan, allez-vous-en ! à 80, 60 ou 40 ans, personne n’a le droit de compromettre la vie de cette jeunesse rayonnante de ses 20 ans ! 

Devant ces jeunes que tu oses mettre en prison,

Il y a la vie à croquer à pleines dents !

Les traiter de simples dindons, 

À tromper et farcir sans modération,

D’une farce que seul un Gaïd comprend,

Ne fait que réduire tes ridicules galons !

D’autant que

Rien d’autre que le tombeau ne t’attend ! 

Oublie un peu tes propres aliments !

Demain, à la terre ils retourneront !

Pour réduire à néant toutes tes ambitions 

Mais penses-y bon sang !

K.M.

 

Auteur
Kacem Madani
 

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