Aller au contenu principal
Body

REGARD

Décapitation d'un enseignant en France : un acte inqualifiable !

Au-delà de l’indignation et de la condamnation de principe d’un acte aussi odieux que la décapitation d’un humain, un instituteur de surcroît, par un jeune homme d’une vingtaine d’années au nom de l’islam, il est urgent que ce phénomène dramatique soit sérieusement pris en charge par les pouvoirs publics et qu’une réflexion profonde naisse sur les moyens d’expurger cette religion de la violence qui la mine.

Le djihad (la guerre sainte) est consubstantiel à l’islam, il est érigé en pilier de l’islam qui, lui-même, est né dans la violence et la douleur au sein de la grande tribu de Quraych au VIIe siècle en tant que religion et pouvoir.

L’islamisme est une idéologie de contrôle politique, social et de censure de la pensée pour ne laisser libre cours qu’à l’ordre religieux afin d’asservir les sociétés. L’esprit de croisade intellectuelle ronge la pensée islamiste et la France, depuis le début des années 1980, est l’une des cibles privilégiées de l’islamisme.

Diffusé dans un premier temps dans certaines banlieues en s’invisibilisant, il n’a cessé depuis de croître grâce, d’une part, aux enseignements des langues et cultures d'origine (ELCO) venant de Turquie, d’Algérie, du Maroc, de Tunisie… sous couvert de l’enseignement des langues d’origine, la langue arabe en l’occurrence, encouragé par la directive européenne du 25 juillet 1977 sur la scolarisation des enfants des travailleurs migrants, professent en réalité un islam salafiste et sont parfois à l’origine de la création d’organisations fondamentalistes. Et, d’autre part, à son financement par certains États au premier rang desquels l’Arabie saoudite dont la subvention annuelle à travers diverses fondations s’élève à environ 7 milliards de dollars par an. Des imams saoudiens émettent des fatwas spécialement pour la France.

Cet islamisme salafo-normatif visant la rupture culturelle avec la société française a pris progressivement le dessus en France sur l’islam paisible confrérique et soufi, sauf au XIXe siècle lorsqu’il s’était opposé par les armes à la colonisation en Algérie, implanté dès le début du XXe siècle grâce à l’immigration maghrébine parce que l’écrasante majorité des Musulmans en France est originaire des trois pays d’Afrique du nord.

À cause de son interprétation moyenâgeuse et de la violence régulièrement commise en son nom, l’islam en France n’inspire pas la confiance, il est devenu l’un des premiers sujets de préoccupation en Occident.

Nul besoin d’avoir une connaissance peu ou prou des textes sacrés pour se rendre compte que l’islamisme est en rupture avec nombre de valeurs du monde contemporain. Il suffit d’observer les pratiques et de saisir l’univers de sens qu’il produit pour constater qu’il véhicule une pensée de rupture culturelle radicale avec les valeurs du monde actuel.

A l’instar de toute loi écrite, le corpus normatif islamique a besoin d'être constamment réactualisée. Si l'on compare l'islam aux deux autres religions monothéistes, la Bible a constamment été relue et réinterprétée. Le Talmud est un corpus d'interprétations et de commentaires anciens et traditionnels du judaïsme sur la bible, et plus précisément sur la Torah.

Mieux ces deux religions monothéistes sont passées par les filtres d’un examen critique, et il n’y a donc pas de raison pouvant justifier l’exonération de l'islam de cet examen nécessaire.

Auteur
Tahar Khalfoune