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EXPRESS

Des lieux de culte protestant cibles des autorités à Bejaia

La gendarmerie et sur instruction du wali de Bejaia a procédé à la fermeture de l’église d’Ighzer Amokrane au début de cette semaine avant de changer d'avis.

Cette mesure a suscité force réprobation. Les fidèles de ce lieu rappellent de juste les autorités à leur devoir de respect de la constitution qui garantit la liberté du culte. "Ce geste est rien d'autre qu'une forme de répression illégale du moment que la constitution algérienne garantit la liberté confessionnelle", nous a confié un fidèle.

En effet, lundi dernier, les éléments de la gendarmerie nationale ont scellé  la bâtisse de l’église. Cette mesure a fait même réagir les citoyens sur les réseaux sociaux en condamnant cette forme d’empiètement sur le droit des gens à pratiquer leur religion.

Mais  grâce à la mobilisation des fidèles et des militants soucieux des droits humains, le wali de Béjaia a fini par renoncer à la mise sous sellés de l’église l’après-midi du même jour c'est-à-dire lundi 26 août 2019.

L’annulation de la fermeture de l’église d’Ighzer Amokrane est une victoire pour la liberté du culte d'abord et pour les protestants qui subissent toujours cette politique d’interdiction de pratiquer la religion chrétienne. 

Deux lieux de culte chrétiens appartenant à des communautés religieuses affiliées à l’Eglise protestante d’Algérie (EPA) sont sous la menace de fermeture, en vertu d’un arrêté promulgué, récemment, par le wali de Béjaïa, indique l’EPA dans un communiqué.

"Depuis l’année dernière, cinq lieux de culte chrétien appartenant à des communautés dûment affilées à l’EPA, à savoir Ighram, Riquet (Akbou) et Aït Melikèche, dans la wilaya de Béjaïa, ainsi que deux autres se trouvant à Boudjima, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, ont été mis sous scellés sur ordre des autorités locales (walis). D’autres lieux de culte sont sous la menace de fermeture. En effet, le wali de Béjaïa vient de signer un arrêté ordonnant, cette fois-ci, la fermeture des églises d’Akbou et « Prince de paix » à Ighzer Amokrane. Cela portera à sept le nombre de lieux de culte mis sous scellés en l’espace d’un an", lit-on dans le document de l’EPA,

Tout en exprimant «sa vive inquiétude» devant cette vague de fermetures de ses lieux de culte, l’EPA dénonce vigoureusement «des atteintes au droit de ses communautés à pratiquer leur culte».

Auteur
Rachid Chekri
 

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