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REGARD

Détenteurs du pouvoir, étonnez le peuple comme il a étonné le monde

L’étonnement est l’essence même de l’art, et la politique est l’art suprême selon Aristote. Cette essence-là est une sorte de jouvence qui fait de l’art, un acte nourricier du plaisir et de découverte.

Le peuple de ce pays nommé Algérie a par deux fois étonné le monde. En 1954, dominé par la 5e puissance du monde, fatigué par le poids de la misère, il se souleva et étonna le monde par sa résistance. En 2019, essoufflé par le manque d’oxygène de la démocratie et de la dignité, il se leva pour dire Basta à une politique en passe de ruiner son avenir.

Ainsi, le pays n’est donc pas victime d’une attaque par je ne sais quel OVNI. Ses malheurs actuels, il les doit à cette catégorie d’hommes qui ont agressé de leur insondable arrogance et leur ‘’sublime’’ incompétence un peuple qui peut tout supporter excepté el hogra. Ces hommes ont pratiqué la politique dans un style où la grossièreté rivalisait avec la vulgarité à l’aide mots sans tête ni queue. Ils ne se sont jamais rendu compte que le vrai théâtre de la vie obéit, non à une infantile représentation des choses, mais à une vision du monde et de l’histoire qui se nourrit de pensées sans cesse en mouvement.

Leur petit jeu de manigance ne pouvait par conséquent faire oublier l’histoire à ce peuple en ‘’l’amusant’’ avec des mots qui sentent la naphtaline. Le pays a donc vécu à l’ombre d’une fiction qui avait l’avantage d’offrir une jolie vitrine d’Etat ‘’respectueux’’ de Droit et de servir de forteresse contre d‘éventuels et ‘’inconscients contestataires’’. Sauf qu’une fiction est une construction dont la cohérence et la solidité sont dépendantes des matériaux et du génie de son architecte-metteur en scène. Sauf que le Droit est un rejeton de la force qui exerce sa violence engoncée dans le manteau de la légitimité qui est rarement celle du peuple. Tout ceci pour dire que le bla bla du discours politique depuis 62 a la peau dure car il continue de sévir encore aujourd’hui.

Mais peu à peu, ce discours se vide de sa substance devant la muraille du mouvement populaire. Ce dernier inventa qui des mots et des métaphores puisés dans le lexique populaire qui redonnait de la noblesse, de la puissance et même de la poésie au Politique. Au fur et à mesure que les vendredis s’écoulent, des pans de la forteresse supposée imprenable s’effondraient.

Parallèlement, cet effondrement entrainait dans sa chute des plans de sortie de ‘’crise’’ élaborés par des juristes (1) sur la base d’une constitution qui était à leurs yeux porteuse de la clé de Sésame. Les mêmes juristes ont fini par se faire discret quand ils ont vu que le conseil constitutionnel triturait sans la moindre élégance la loi fondamentale. Ledit conseil censé dire le Droit et laisser le soin au pouvoir de décider du report de l’élection du 4 juillet, a outrepassé ses prérogatives. Cette usurpation du rôle de décideur ne passa pas inaperçue à quelque haut fonctionnaire.

C’est pourquoi pour réparer cette bévue, on vit dare-dare le président par intérim annoncer officiellement jeudi 6 juin le report sine die de l’élection présidentielle. La sortie de crise par la ‘’magie’’ de la constitution ayant accompli son sacerdoce sans grand résultat, place est faite à la transition, ce ‘’bizarre’’ laps de temps que d’aucuns n’arrivent pas à nommer. Ils préfèrent le contourner en passant par des mots ou expressions comme ne pas perdre de temps précieux. Temps précieux et appel à la raison, quelle agréable surprise pour beaucoup de gens. L’apparition de tels mots inconnus jusque-là dans le vocabulaire de la gestion des affaires publiques relève du ‘’miracle’’.

Ah ! le rapport au temps et à la rationalité, que n’a-t-on pas fait appel à ces concepts pour que le pays puisse jouir plus vite de ces fameuses autoroutes dont le coefficient monétaire de la facture est passé de 1 à 10 à cause de la sempiternelle incompétence mais aussi et surtout de la misérable corruption, cette gangrène qui vida le pays de son sang.

Mais revenons à la transition. Tout un chacun veut remplir le temps de cette période mais selon sa petite recette où l’on sent surtout les petites combines pour préserver ses petits intérêts et dire après moi le déluge. Il ne faut pas être l’inspecteur Tahar pour deviner ce que cette catégorie sociale a en tête. La peur du peuple affublé généreusement de ‘’ghachi’’ et autre joliesse de populace, de plèbe, la peur donc de cet acteur de l’Histoire est la chose la mieux répandue dans les milieux conservateurs. Après les juristes, on fait appel à une autre ‘’élite’’ censée connaitre et l’histoire et la philosophie politique pour éclairer la lanterne du peuple et l’appeler à la ‘’sagesse’’. Le débat va être, est déjà rude car nous n’avons plus affaire à la fiction de la constitution mais à la réalité rugueuse des rapports de force politique et historique.

On voit déjà des spécialistes pour cerner ‘’notre’’ transition, tomber dans le piège des comparaisons avec d’autres pays et d’autres époques. Les expériences étrangères et historiques sont toujours utiles à étudier, encore faut-il éviter les pièges de l’anachronisme faute de connaissances sérieuses des faits historiques et de la maîtrise de l’appareil conceptuel de la philosophie de l’histoire. Ces connaissances et cet appareil conceptuel est encore plus que nécessaire s’agissant de la transition en débat chez nous actuellement. Les progrès faits par les sciences de l’histoire nous éclairent sur les ‘’mystérieux’’ échecs ou victoires, conséquences d’un événement X dans une période Y. Ceci pour dire qu’il n’y a ni fatalité ni déterminisme dans l’histoire de l’Humanité.

Prenons l’exemple de notre d’histoire. Pourquoi le pouvoir a fini par échouer dans l’escarcelle de l’armée ? La réponse n’est pas évidente d’emblée car elle est traversée par des faits Politico-historiques qui s’enchaînent en produisant ces fameux ‘’mystères’’.

Enonçons les éléments de cette chaine : non application de la primauté du politique sur le militaire, crime politique contre le dirigeant qui défendit cette notion, émergence du FLN à la suite de conflits qui déchira le mouvement national, prégnance du zaïma dans la culture politique elle-même formatée par la culture féodale etc… La nature de la résolution de ce chapelet de conflit accoucha de l’installation d’un même pouvoir depuis 62.

S’agissant des contradictions sur la nature de la transition, on est face à deux écoles. La première s’accroche à la constitution en lâchant un peu de lest en acceptant de prolonger la période de deux ou trois mois. La seconde exige le temps nécessaire en raison de la complexité de l’énorme tâche à accomplir pour asseoir véritablement une nouvelle république. La petite ‘’guéguerre’’ sur la période cache en vérité des contradictions à propos du fameux rapport au temps.

La première école réduit ce rapport à une simple technique que l’on maîtrise en allant à l’attaque à la hussarde. La seconde est convaincue que le temps est un facteur qui peut être un allié mais qui peut se transformer en ennemi. Le temps est un accoucheur quand on le mesure avec le métronome du joueur d’échec (2).

Ce n’est donc pas une mince histoire la transition. Si on peut éviter les erreurs commises durant la guerre de libération, ça serait une bonne chose pour tous ceux dont le cœur bat pour l’amour du pays. Le destin du pays ne peut pas se jouer à la loterie en privilégiant le chemin le plus court. Ce destin est plus précieux que nos peurs ou nos agitations. Il mérite que l’on prenne des chemins tortueux ou de traverse pour éviter des embuscades tendues par des ennemis qui n’attendent qu’une erreur de notre part pour assouvir leur bestial désir.

La reconnaissance du président par intérim de l’intelligence collective de notre peuple dans son discours du 6 juin, a dû faire plaisir à beaucoup de gens. Alors Monsieur le président, joignez-vous à cette intelligence-là. Intelligence collective, intelligence de l’Histoire, le peuple est imprégné de ces notions à la lecture des mots d’ordres qui rythme la vie du pays depuis quatre mois. Ces intelligences sont de son côté et non de ceux qui joue du théâtre de boulevard alors que le pays pratique le théâtre authentique, celui de la tragédie shakespearienne.

Ali Akika.

Renvois

(1)  Il serait injuste de mettre dans le même sac tous les juristes. J’ai lu de remarquables interviews de certains qui m’ont rappelé notre Nono national (Noureddine Saadi) disparu trop tôt. La qualité de ses réflexions sur la philosophie du Droit et l’élégance de son écriture d’écrivain manquent au pays par les temps qui courent.

(2) La référence au jeu d’échec est une image de la beauté et la complexité de ce jeu où la moindre erreur est pratiquement irrémédiable. Elle fait penser à la phrase de Spinoza qui écrivit que ‘’l’homme maîtrise l’espace mais est impuissant devant le temps’’.

 

Auteur
Ali Akika, cinéaste
 

Commentaires

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Quand on manifeste contre un pouvoir avec des bébés, des enfants en bas ages, ce n'est pas de l'intelligence mais de l'ignorance au sens large et de la folie pure et simple,
même durant le carnaval de Rio (une fête) , il n' y a ni bébés ni enfants,

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Pisk on m'oblige à faire un tir groupé je recharge ma mikhrayeuse en amabilités sans garder de quoi me rabibocher au cas zou je me serais trompassé à propos de cette branlade populacière que d'aucuns voudraient nous faire passer pour la révolution du siècle des siècles, amen.

: « La peur du peuple affublé généreusement de ‘’ghachi’’ et autre joliesse de populace, de plèbe ». Si ma moleste humilité ne m'avait pas gardé de toute susceptibilité je me sentirai presque visé personnellement par tant d'irrévérence , Moua qui à mes moments les plus sobres ne l'ai qualifié que de branlade populacière, de soubresaut réactif, de convulsion érectile soudaine. Mais vous savez que la blanche colombe …..

Je sais que les contributeurs du minbar sont soumis aux ablutions avant de psalmodier quoi que ce soit , et que les contributionnés sont roqyé avant toute intervew :
" Mokrane Aït Larbi, militant des droits de l'Homme, homme politique très impliqué dans le mouvement de dissidence citoyenne qui bouleverse l'équation politique du pays, honorable sénateur dans le tiers à Fakhamatouhou, et qui a inversé les pôles magnétiques, bouché tous les trous noirs de l'univers et qui quitte le navire avant que la météo annonce la tempête :RCD, Sénat, Ghediri, nous gratifie de son omniscience.... Iksitira iksitira...

Le Matin-Dized youghal am la Gay-Pride bessah simwa que je suis iksissif ! Moua qui ne suis jami censuré tellement je me pondère tout seul et que Sidna le Modéro dont la rigueur implacable n'est pas à démontrer fait publier directement sans me lire tellement je me contiens.

« Tetnahaw ga3 nesvautriw hna à votre place » , ce n'est pas un gros mot. Même le colonisé de Fanon n'a pas été aussi exigemment exor-bitant.

Il paraît que quand les Zébreux ont fait un veau à Mou3iz pendant que Dieu , épigraphe à ses heures, lui gravait au laser les dix commandements sur des tables en pierre , ils ont essayé de le traire . Nos intellectuels qui font la même chose avec le Hirak ne procèdent pas différemment.

Moua quand j'écrirais mes mimwars d'outre-tombe   j'évoquerai le Hirak en des termes plus élogieux que ceux qu'il m'inspire maintenant. Je dirai il y a cent ans des têtes de noeud  bouffis d'orgueil et de puissance poussèrent l'outrecuidance jusqu'à balader un cadavre pour le présenter une cinquième fois  aux élections présidentielles. Le peuple humilié par cet ultime outrage déclencha une branlade si  mémorable que tout  ce que le pays  comptait d'écrivains  et de préposés aux  écritures  fut enflammé par cet avènement inattendu comme s’il annonçait la venue de Godot ou du Mahdi se voua à le magnifier et à  lui faire une hagiographie .Jamais au grand jamais  la littérature pure algérienne ne  fut si prolixe. Le peuple marcha marcha comme Forest Gump sans en vérité aller nulle part ,mais marcha pour marcher , sans que ce soulèvement pour l'érection - je pèse mes mots- d'une deuxième république n’aboutisse à quoi que ce soit. L‘un dans l’autre, non pas l’un dans l’autre ! Si, si : l’un dans l’autre, la littérature combla le vide pour faire de cette branlade qui jalousa Onan dans sa tombe , la plus belle de tous les temps.

Iben moua je persiste et signe et répète que comme disait Miaou ( Tsé Toung) : vous pouvez couver un caillou pendant des années il n'en sortira jamais un poussin. Nous avons un problème de culture de religion et de société. vous pouvez y transférer les théories les plus lumineuses ou les plus farfelues elles n'auront aucun effet. C'est d'une critique radicale de ces faits dont  nous avons besoin et pas d''exercice de styles littéraires. Au lieu de cela  la quasi totalité de nos intellectuels s'est rendue corps et âme  s'est accommodée ou s'est compromise dans cette état de fait. De nos jours, Karim Tabou et Mohcine Belabbas parlent arabe photovoltaïque mieux que Hassan Tourabi et Sadi , qui a eu un seul moment de lucidité dans sa carrière politique , quand il a dit je me suis trompé de société, il n'y a désormais pas plus musulman que lui
Là je ne parle que de la crème de l’élite kabyle, je vous épargne le pays profond.

Et je passe sur tous ceux qui pensent que l'islam n'est qu'une vue de l'esprit réservée à quelques initiés mais dont il faut garder la société . L'islam layssa dinoun dawlatpoun wa moudtama3oun qui a infesté incurablement la société.

Wamma ba3d

On aurait cru que les versements célestes de nos éminents contributeurs, à leur propre postérité, allaient incidemment modifier la structure moléculaire du Hirak ou du moins influencer son mouvement et imploser au passage le système rien que par l'énergie embarquée dans leurs contributions . On aurait cru, si ces mêmes personnes n'avaient pas usé leur matière grise pendant trente ans à traire des boeufs, avant leur ascension , qebla ma yourtafi3ou par la main de Dieu. D'aucuns diront que j'aurais pu leur témoigner un peu d'égard ne serait-ce que pour avoir suer le rect.... pardon, le neurone , pendant la pondaison de leurs contributions. J'aurais pu, c'est vrai, mais bla rebi que je ne le ferai pas.

Jusqu'à se perdre dans le foisonnement de contributions émanant des plus transcendants comme Boukrouh Hamrouche et Sadi  qui nous gratifiaient de leurs visions aussi extralucides et infuses qu'inspirées, tant qu'il nous a fallu des efforts dépassant nos cérébelleuses capacités pour les comprendre, aux simples docteurs es-qualité qui nous ont assez ha-bitués à leurs onanades ici au Matin-Dized ou ailleurs quand des jarnanes veulent bien les receler.

Vous avez sans doute remarqué , ou pas, que malgré la rage qui ma bite , je me suis retenu suffisamment pour ne pas interférer dans les échanges infus de nos sommités du minbar et que j'ai attendu sagement que la savonnette leur échappe pour que je puise la saisir - la saisir ? je parle de la savonnette , bande de lubriques - pour pouvoir onaniser à mon tour.

Bien sûr, n'ayant pas atteint leur hauteur de vue ni n'ayant pas fréquenté les mêmes écoles, le destin m'a épargné de devoir à l'académie la rigueur sémantique et le respect des règles d'écriture. N'allez donc pas croire que toutes mes licences langagières je les dois à une quelconque autorité intellectuelle : ce n'est que grâce à la mansuétude magnanime de Sidna le Modéro que vous pouvez lire mes gueulades quand il leur fait l'honneur de les publier dans la fosse ,et toujours après faisandage pendant trois ou quatre jours, bien entendu.

Si je brode ? Et comment ? D'ici que mon post soit publié directement dans les archives du Matin-Dized ou seuls les fouille- derme s'aventurent de nos jours . D'ici là  ? Et puis les autres , ils ne viennent pas pour se faire mousser peut-être ? Sinon dites-moi trach ce que leurs contributions ont apporté ou modifié dans la situation !

Ces sommités ont pris le sujet tellement à bras-le-corps et sérieusement sans parvenir à quoi que ce soit que je me suis dit que c'est peut être de travers qu'il eut fallu le prendre .

C'est pour cette raison que, sans doute, j'ai pris le  sujet à l'envers  , rectospectulativement, autrement dit.
Quand donc nos intellos y compris les plus sceptiques qui d''habitude ramaient à contre courant et dont je ne citerait aucun car vous savez combien ils sont susceptibles,   se sont enflammés avec un enthousiasme non retenu  pour le Hirak ,  j'ai fulminé de rage et de désespoir d'autant plus que je n'y voyais pas parmi eux ceux qui d'habitude étaient plus promptes à faire leur  larbinades de scribes  de service pour n'importe quelle cause dhalimoun oula madhloumoun tellement la concurrence les a écrasés.

Quand le Hirak s'est déclenché , je fus parmi les rares contempteurs et même le seul qui ait franchement assumé son scepticisme et même sa réticence à cette énième branlade arabe.

Alors que tous les hagiographes se sont empressés de bidouiller une théologie à cette branlade qu'eux qualifièrent de révolution et même de mouvement messianique, je les mettais en garde pour cet excès d'euphorie. Gare au démasquage, que je leur disais.

Il ne s'agit que d'une réaction éruptive à l'aberration du 5ème mandat. La société ,elle est restée telle quelle , et a même régressé et l'arabo-islamisation a fini d'infester tout le pays, toutes régions et catégories sociales confondues. Ce n'était point de cela qu'a pris conscience la société et rien en elle n'a socialement ou culturellement changé pour qu'on puisse y présager '' une révolution ». C'est pour cette raison que j'ai mis ces mouvements de masse sur le compte de l'instinct qu'ont ces sociétés archaïques à se regrouper. L'instinct grégaire , mais pas que. Il suffit qu'il arrête de pleuvoir pendant un certain temps et vous allez tous les voir prier Dieu dans une salate nationale pour qu'il leur envoie quelques gouttes de pluie. Il ne s'agissait que d'un désir de changement et non d'une volonté de le réaliser.

De là à qualifier ce mouvement de masses de révolution ce n'est pas qu'exagérer .

Il y avait plusieurs raisons à cela. D'abord parce qu'une révolution est un courant  incontrôlable qui  fonce droit vers son but une fois déclenché. Il ne quémande pas, il arrache ! Ensuite  la révolution balaie tous les archaïsmes persistants et achève ceux qui mourraient déjà avant son déclenchement. Il ne s'agit là que de signes tangibles , je ne parle pas de ce qui motive et conduit la révolution.

 Or dans le cas du Hirak c'est exactement l''inverse qui se produit. Toutes les structures traditionnelles : partis dits d'opposition, vieilles personnalités,  organisations tribales, religieuses,  se sont ragaillardies pour l'occasion.

Rien ne s'est créé , rien ne s'est perdu , rien ne s'est transformé.

J'ai toujours dit que  le signe de l'amorce du moindre début d'un changement devrait commencer par une critique radicale de la religion.  une sortie de l'arabo -islamisme comme culture Etat et société. .
Toute prise de conscience aurait dû donc commencer par une révolte conte l'arabo-islamité. Or le Hirak au contraire s’enorgueillit de ses appartenances et il est soutenu en cela par tous les intellos qui par omission ou adhésion l'ont conforté dans cet état .

le Hirak surpris pas son propre avènement  et n'ayant ni projet de société ni idéologie à suivre s'est fixé sur quelques pieux slogans : itnehaw ga3 et koulchi lecha3b . Comme la nature a  horreur  du vide  tout ce que compte  le pays d'intellos s'est consacré à lui bidouiller une idéologie ; de si Qeddour à SLB en passant par quelques hurluberlus qui se sont découverts à l'occasion une vocation  dans l'onanisation d'une théologie au  mouvement.

Sur l'essentiel à savoir arabo-islamisme , la bigoterie,  le conservatisme de la société,  pas un mot.  Pour ce beau monde le problème c'est les trois B . Il suffisait de changer le sommet pour que le reste suive . Le poids des structures , les atavismes, ont était négligés  pour pouvoir lâcher la bride à leurs fantasmes débridés. Et pourtant ils voyaient bien que tous les archaïsmes se reconfiguraient pour se replacer et repartir plus aguerris dans la nouvelle donne  si tenté que quoi que ce soit ait changé pendant la branlade.

Hassoun , moua je vous ai averti de ne pas injurier le futur. Vous, faites comme vous le voulez.

Hend Uqaci Ivarwaqen

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Il n’y a rien de plus effrayant ou dangereux qu’un individu qui obéit aveuglément aux ordres. C’était l’excuse des nazis après leur défaite. « Quoi, j’ai mis 1000 personnes au four crématoire? Bien sûr, et alors? Vous ne pouvez pas me blâmer pour ça, je ne faisais qu’obéir aux ordres, moi. » Cet individu est effrayant et dangereux parce qu’il est doué d’une cervelle exactement comme la vôtre et la mienne, sauf qu’elle est mise au service d’une autre cervelle, tout comme la sienne, qui l’utilise comme on utilise un robot. Ce robot peut tuer ses parents et sa famille s’il en reçoit l’ordre.
Les sourires de ces hommes sur la photos me font vomir parce que je sais de quoi ils seraient capables si on le leur ordonne. Ils pourront toujours prétendre qu’ils ne pouvaient tout de même pas désobéir aux ordres, non ? Tuer des manifestants, bon d’accord, ce n’est pas joli, mais désobéir aux ordres ? Ah, non ! Ce serait aller trop loin quand-même !

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Vous avez décidé de faire la part belle à vos contributeurs de circonstance et de nous zapper nous s'hab el Kahf , waqila. Alla khati , ce n'est pas un reproche, ow ! Comment vouliez-vous que je zozasse ? C'est un compliment.

Pisk on m'oblige à faire un tir groupé je recharge ma mikhrayeuse en amabilités sans garder de quoi me rabibocher au cas zou je me serais trompassé à propos de cette branlade populacière que d'aucuns voudraient nous faire passer pour la révolution du siècle des siècles, amen.

: « La peur du peuple affublé généreusement de ‘’ghachi’’ et autre joliesse de populace, de plèbe ». Si ma moleste humilité ne m'avait pas gardé de toute susceptibilité je me sentirai presque visé personnellement par tant d'irrévérence  Moua qui à mes moments les plus sobres ne l'ai qualifié que de branlade populacière, de soubresaut réactif, de convulsion érectile . Mais vous savez que la blanche colombe …..

Mokrane Aït Larbi, militant des droits de l'Homme, homme politique très impliqué dans le mouvement de dissidence citoyenne qui bouleverse l'équation politique du pays, honorable sénateur dans le tiers à Fakhamatouhou, et qui a inversé les pôles magnétiques, bouché tous les trous noirs de l'univers et qui quitte le navire avant que la météo annonce la tempête : RCD, Sénat, Ghediri, nous gratifie de son omniscience.... Iksitira iksitira...

Le Matin-Dized youghal am la Gay-Pride bessah simwa que je suis iksissif ! Moua qui ne suis jami censuré tellement je me pondère tout seul et que Sidna le Modéro dont la rigueur implacable n'est pas à démontrer fait publier directement sans me lire tellement je me contiens.

« Tetnahaw ga3 nesvautriw hna à votre place » , ce n'est pas un gros mot. Même le colonisé de Fanon n'a pas été aussi exigemment exor-bitant.

Il paraît que quand les Zébreux ont fait un veau à Mou3iz pendant que Dieu , épigraphiste à ses heures, lui gravait au laser les dix commandements sur des tables en pierre , ils ont essayé de le traire . Nos intellectuels qui font la même chose avec le Hirak ne procèdent pas différemment.

Moua quand j'écrirais mes mimwars d'outre-tombe   j'évoquerai le Hirak en des termes plus élogieux que ceux qu'il m'inspire maintenant. Je dirai il y a cent ans des têtes de noeud  bouffis d'orgueil et de puissance poussèrent l'outrecuidance jusqu'à balader un cadavre pour le présenter une cinquième fois  aux élections présidentielles. Le peuple humilié par cet ultime outrage déclencha une branlade si  mémorable que tout  ce que le pays  comptait d'écrivains  et de préposés aux  écritures  fut enflammé par cet avènement inattendu comme s’il annonçait la venue de Godot ou du Mahdi se voua à le magnifier et à  lui faire une hagiographie .Jamais au grand jamais  la littérature pure algérienne ne  fut si prolixe. Le peuple marcha marcha comme Forest Gump sans en vérité aller nulle part ,mais marcha pour marcher , sans que ce soulèvement pour l'érection - je pèse mes mots- d'une deuxième république n’aboutisse à quoi que ce soit. L‘un dans l’autre, non pas l’un dans l’autre ! Si, si : l’un dans l’autre, la littérature combla le vide pour faire de cette branlade qui jalousa Onan dans sa tombe , la plus belle de tous les temps.

Iben moua je persiste et signe et répète que comme disait Miaou ( Tsé Toung) : vous pouvez couver un caillou pendant des années il n'en sortira jamais un poussin. Nous avons un problème de culture de religion et de société. vous pouvez y transférer les théories les plus lumineuses ou les plus farfelues elles n'auront aucun effet. C'est d'une critique radicale de ces faits dont  nous avons besoin et pas d''exercice de styles littéraires. Au lieu de cela  la quasi totalité de nos intellectuels s'est rendue corps et âme  s'est accommodée ou s'est compromise dans cette état de fait. De nos jours, Karim Tabou et Mohcine Belabbas parlent arabe photovoltaïque mieux que Hassan Tourabi et Sadi , qui a eu un seul moment de lucidité dans sa carrière politique , quand il a dit je me suis trompé de société, il n'y a désormais pas plus musulman que lui.
Là je ne parle que de la crème de l’élite kabychoue, je vous épargne le pays profond. Lhidjama, roqya, zawedj el mouta3, orientalisation des prénoms, Oum Yousef, abou 3ali, et en Kabychie s'il vous plait !

Et je passe sur tous ceux qui pensent que l'islam n'est qu'une vue de l'esprit réservée à quelques initiés mais dont il faut garder la société . L'islam layssa dinoun dawlatpoun wa moudtama3oun qui a infesté incurablement la société.

Wamma ba3d

On aurait cru que les versements célestes de nos éminents contributeurs, à leur propre postérité, allaient incidemment modifier la structure moléculaire du Hirak ou du moins influencer son mouvement et imploser au passage le système rien que par l'énergie embarquée dans leurs contributions . On aurait cru, si ces mêmes personnes n'avaient pas usé leur matière grise pendant trente ans à traire des boeufs, avant leur ascension , qebla ma yourtafi3ou par la main de Dieu.

D'aucuns diront que j'aurais pu leur témoigner un peu d'égard ne serait-ce que pour avoir suer le rect.... pardon, le neurone , pendant la pondaison de leurs contributions. J'aurais pu, c'est vrai, mais bla rebi que je ne le ferai pas.

Jusqu'à se perdre dans le foisonnement de contributions émanant des plus transcendants comme Boukrouh Hamrouche et Sadi  qui nous gratifiaient de leurs visions aussi extralucides et infuses qu'inspirées, tant qu'il nous a fallu des efforts dépassant nos cérébelleuses capacités pour les comprendre, aux simples docteurs es-qualité qui nous ont assez ha-bitués à leurs onanades ici au Matin-Dized ou ailleurs quand des jarnanes veulent bien les receler.

Vous avez sans doute remarqué , ou pas, que malgré la rage qui ma bite , je me suis retenu suffisamment pour ne pas interférer dans les échanges infus de nos sommités du minbar et que j'ai attendu sagement que la savonnette leur échappe pour que je puise la saisir - la saisir ? je parle de la savonnette , bande de lubriques - pour pouvoir onaniser à mon tour.

Bien sûr, n'ayant pas atteint leur hauteur de vue ni n'ayant pas fréquenté les mêmes écoles, le destin m'a épargné de devoir à l'académie la rigueur sémantique et le respect des règles d'écriture. N'allez donc pas croire que toutes mes licences langagières je les dois à une quelconque autorité intellectuelle : ce n'est que grâce à la mansuétude magnanime de Sidna le Modéro que vous pouvez lire mes gueulades quand il leur fait l'honneur de les publier dans la fosse ,et toujours après faisandage pendant trois ou quatre jours, bien entendu.

Si je brode ? Et comment ? D'ici que mon post soit publié directement dans les archives du Matin-Dized ou seuls les fouille- derme s'aventurent de nos jours . D'ici là  ? Et puis les autres , ils ne viennent pas pour se faire mousser peut-être ? Sinon dites-moi trach ce que leurs contributions ont apporté ou modifié dans la situation !

Ces sommités ont pris le sujet tellement à bras-le-corps et sérieusement sans parvenir à quoi que ce soit que je me suis dit que c'est peut être de travers qu'il eut fallu le prendre .

C'est pour cette raison que, sans doute, j'ai pris le  sujet à l'envers  , rectospectulativement, autrement dit.
Quand donc nos intellos y compris les plus sceptiques qui d''habitude ramaient à contre courant et dont je ne citerai aucun car vous savez combien ils sont susceptibles,   se sont enflammés avec un enthousiasme non retenu  pour le Hirak ,  j'ai fulminé de rage et de désespoir d'autant plus que je n'y voyais pas parmi eux ceux qui d'habitude étaient plus promptes à faire leur  larbinades de scribes  de service pour n'importe quelle cause dhalimoun oula madhloumoun tellement la concurrence les a écrasés.

Quand le Hirak s'est déclenché , je fus parmi les rares contempteurs et même le seul qui ait franchement assumé son scepticisme et même sa réticence à cette énième branlade arabe.

Alors que tous les hagiographes se sont empressés de bidouiller une théologie à cette branlade qu'eux qualifièrent de révolution et même de mouvement messianique, je les mettais en garde pour cet excès d'euphorie. Gare au démasquage, que je leur disais.

Il ne s'agit que d'une réaction éruptive à l'aberration du 5ème mandat. La société ,elle est restée telle quelle , et a même régressé et l'arabo-islamisation a fini d'infester tout le pays, toutes régions et catégories sociales confondues. Ce n'était point de cela qu'a pris conscience la société et rien en elle n'a socialement ou culturellement changé pour qu'on puisse y présager '' une révolution ». C'est pour cette raison que j'ai mis ces mouvements de masse sur le compte de l'instinct qu'ont ces sociétés archaïques à se regrouper. L'instinct grégaire , mais pas que. Il suffit qu'il arrête de pleuvoir pendant un certain temps et vous allez tous les voir prier Dieu dans une salate nationale pour qu'il leur envoie quelques gouttes de pluie. Il ne s'agissait que d'un désir de changement et non d'une volonté de le réaliser.

De là à qualifier ce mouvement de masses de révolution ce n'est pas qu'exagérer .

Il y avait plusieurs raisons à cela. D'abord parce qu'une révolution est un courant  incontrôlable qui  fonce droit vers son but une fois déclenché. Il ne quémande pas, il arrache ! Ensuite  la révolution balaie tous les archaïsmes persistants et achève ceux qui mourraient déjà avant son déclenchement. Il ne s'agit là que de signes tangibles , je ne parle pas de ce qui motive et conduit la révolution.

 Or dans le cas du Hirak c'est exactement l''inverse qui se produit. Toutes les structures traditionnelles : partis dits d'opposition, vieilles personnalités,  organisations tribales, religieuses,  se sont ragaillardies pour l'occasion.

Rien ne s'est créé , rien ne s'est perdu , rien ne s'est transformé.

J'ai toujours dit que  le signe de l'amorce du moindre début d'un changement devrait commencer par une critique radicale de la religion.  une sortie de l'arabo -islamisme comme culture Etat et société. .
Toute prise de conscience aurait dû donc commencer par une révolte conte l'arabo-islamité. Or le Hirak au contraire s’enorgueillit de ses appartenances et il est soutenu en cela par tous les intellos qui par omission ou adhésion l'ont conforté dans cet état .

le Hirak surpris pas son propre avènement  et n'ayant ni projet de société ni idéologie à suivre s'est fixé sur quelques pieux slogans : itnehaw ga3 et koulchi lecha3b . Comme la nature a  horreur  du vide  tout ce que compte  le pays d'intellos s'est consacré à lui bidouiller une idéologie ; de si Qeddour à SLB en passant par quelques hurluberlus qui se sont découverts à l'occasion une vocation  dans l'onanisation d'une théologie au  mouvement.

Sur l'essentiel à savoir arabo-islamisme , la bigoterie,  le conservatisme de la société,  pas un mot.  Pour ce beau monde le problème c'est les trois B . Il suffisait de changer le sommet pour que le reste suive . Le poids des structures , les atavismes, ont était négligés  pour pouvoir lâcher la bride à leurs fantasmes débridés. Et pourtant ils voyaient bien que tous les archaïsmes se reconfiguraient pour se replacer et repartir plus aguerris dans la nouvelle donne  si tenté que quoi que ce soit ait changé pendant la branlade.

Hassoun , moua je vous ai averti de ne pas injurier le futur. Vous, faites comme vous le voulez.

Hend Uqaci Ivarwaqen

Permalien

Que de platitudes, de formules à l'emporte-pièce, de recours à des concepts manifestement mal compris et surtout mal maitrisés !

Si l'auteur devait résumer en une phrase l'idée principale de votre texte, comme il aurait du le faire dès l'introduction, quelle serait-elle ? Pas si sûr d'y apporter une réponse concise ? Naturellement, puisque ce texte court dans tous les sens, patauge dans les généralistes et sert et ressert du réchauffé.

Car que veut donc dire dans le contexte du texte une phrase telle que "le rapport à la rationalité" ? Et qu'entend exactement l'auteur par rationalité comme concept puisque c'est ainsi qu'il la qualifie ? Cartésienne ? Instrumentale ? Axiologique ? Procédurale ?

Par ailleurs, depuis quand la philosophie de l'histoire sert-elle d'outil pour rendre compte des transitions politiques dans le monde ? Où ? Comment ? Quand ?

Enfin, quelle sont donc ces "sciences de l'histoire" '(sic) qui nous éclairent sur les "mystérieux" échecs des transitions politiques ? L'auteur a-t-il des exemples de ces "sciences de l'histoire" et des transitions politiques analysées ?

En résumé, un cafouillis de généralités enrobées sous un vernis théorique maladroit, bancal et mal maitrisé .

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