Aller au contenu principal
Body

POLEMIQUE

Encore sur Ferhat Mehenni et le MAK

Suite à la dernière déclaration de Ferhat Mehenni parue sur « Le Matin d’Algérie » (1), et de la réplique d’Ali Mebroukine, publiée sur le même journal (2), il semble indispensable d’ajouter d’autres observations.

Ferhat Mehenni, en formulant ses critiques à l’encontre non seulement des dirigeants de l’État algérien, mais en ses déclarant « non Algérien », pourquoi ne commence-t-il pas à clarifier ses positions en tant que parti, concernant le peuple de Kabylie ?…

Pourtant, comme simple citoyen algérien, j’entends par là également d’une nation dont la Kabylie fait partie intégrante, parce que telle fut le projet de tous ceux qui ont combattu la guerre de libération nationale, et parce que je suis partisan de toute nation où les spécificités existantes soient reconnues et respectées réciproquement par tous, pourquoi donc l’interpellé Ferhat Mehenni n’a pas répondu, à ma connaissance, aux questions que je lui avais posées, ainsi qu’aux dirigeants du MAK ? (3)

Le silence porte à conclure aux réponses conséquentes que les questions posaient, à savoir que Ferhat Mehenni et les dirigeants du MAK, que je distingue des militants de base de ce parti, ont comme but celui de tout parti politique, à savoir la formation d’une caste oligarchique nouvelle, jouissant de privilèges au détriment du peuple dont elle s’auto-proclame représentante. En effet, pourquoi Ferhat Mehenni et les dirigeants du MAK, à ma connaissance, n’ont jamais formulé, ni dans leur programme, ni dans leurs déclarations, des réponses claires en ce qui concerne les problèmes fondamentaux de l’exploitation économique, de la domination politique et du conditionnement idéologique du peuple dont ils se prétendent les défenseurs ? Et pourquoi, également, n’ont-ils jamais clairement définis les contenus des termes liberté, égalité et solidarité ?

Tant que des réponses claires, précises et sans aucune ambiguïtés ne sont pas exprimées sur ces thèmes, tout prétendu leader politique et tout prétendu parti politique ne sont et ne peuvent être, comme l’histoire mondiale le prouve partout et toujours, qu’une tentative d’un groupe d’individus de constituer, en profitant de manière opportuniste des problèmes réels d’une nation, de se constituer en nouvelle caste oligarchique privilégiée, avec les conséquences constatées partout dans le monde.

En Algérie, le peuple a déjà constaté de quoi a accouché l’indépendance du pays : d’une nouvelle caste oligarchique indigène. Ferhat Mehenni et son MAK veulent faire rebelote, en ce qui concerne la Kabylie. Mais il suffit de se promener dans cette région pour se rendre compte que les compatriotes qui l’habitent ne sont pas dupes. Ce qui les intéressent, bien entendu, est le respect de leur langue, de leur histoire et de leur culture, mais, tout autant, ils sont intéressés à ne pas se voir encore une fois exploités, dominés et conditionnés par une nouvelle caste oligarchique, qui, par rapport à l’autre, exploiterait économiquement, dominerait politiquement et conditionnerait idéologiquement, cette fois-ci, et voilà l’inédit, par l’intermédiaire de la langue tamazight et en traficotant l’histoire ainsi que la culture amazighes, comme la caste oligarchique algérienne a instrumentalisé la langue arabe et traficoté l’histoire et la culture arabes pour exploiter, dominer et conditionner le peuple algérien dans son ensemble. 

Le seul langage respectable et fiable de la part d’un prétendu individu ou parti politique « sauveur de peuple » est celui qui parle clairement d’exploitation économique, de domination politique et de conditionnement idéologique, pour les dénoncer et les remplacer par la liberté, l’égalité et la solidarité entre tou-te-s les citoyen-ne-s, non seulement d’une nation mais de toute l’espèce humaine. En effet, établissez la liberté, l’égalité et la solidarité pour toutes et tous, et vous n’aurez plus l’exploitation mais la coopération économique, vous n’aurez plus la domination mais le consensus réellement démocratique politique, vous n’aurez plus le conditionnement idéologique mais un sain raisonnement basé uniquement sur la réalité sociale concrète. N’est-ce pas vrai ?

Dès lors, le peuple algérien, en cette année bénie 2019, a déclaré haut et fort « basta » avec la caste oligarchique déjà existante dans l’Algérie toute entière. Aussi, comment ce même peuple, qui comprend celui de Kabylie, comme les manifestations en cours le prouvent, accepterait une nouvelle caste oligarchique limitée à la Kabylie ? L’expérience le démontre : partout et toujours dans le monde, les prétendus « sauveurs » de peuple se sont révélés n’être que des castes oligarchiques nouvelles, si pas pires que les précédentes, tout au plus lâchant au peuple quelques os pour le dominer. Encore une fois, pour déceler l’imposture de ces « sauveurs » de peuple, il suffit de savoir s’ils évoquent ou pas les problèmes cruciaux que sont l’exploitation économique, la domination politique et le conditionnement idéologique, et, par voie de conséquence, ce que ces « sauveurs » mettent comme contenu dans les mots liberté, égalité et solidarité. Si ces « sauveurs » se taisent sur ces thèmes, la conclusion à en tirer est logique : danger de caste nouvelle, par l’emploi du stratagème du loup qui se déguise en bonne grand-mère afin de dévorer le petit chaperon rouge. L’obsession du pouvoir, et des privilèges qu’il produit, est insatiable dans certains cerveaux, encore enfermés dans la période préhistorique du plus rusé qui se nourrit au détriment du plus naïf. Pour utiliser un langage moderne, disons que ces cerveaux sont atteints, à leur insu, de psychopathie. Donc, partout sur cette planète appelée Terre, aux tentatives nouvelles de diviser pour régner, il faut savoir pourquoi dire : basta l'infâme et vile imposture !

Kaddour Naïmi

Email : xundao1@yahoo.com

Notes

(1) https://www.lematindalgerie.com/la-revolution-du-vendredi-ou-la-defaite-de-lalgerianisme-kabyle

(2) https://www.lematindalgerie.com/les-tentatives-de-ferhat-mehenni-de-diviser-les-algeriens-sont-vouees-lechec

(3) In « Questions aux dirigeants du MAK », 14 janvier 2018.

Auteur
Kaddour Naïmi
 

Commentaires

Permalien

Vous ne réagissez que lorsque les Kabyles parlent de leur Kabylie.
Où êtiez-vous en 2001? La Kabylie n’est et ne sera respesctée à vos “lunettes “ que lorsqu’elle se noie dans votre moule obscur AI.
Not Anymore
We will be Free despite your heinous Racism

Permalien

Les Arabes occupent 21 pays en ce moment et l'Algerie en est un ! Foi d'Amazigh! Quand l'Algerie deviendras Algerienne et non Arabe, je reduirais ma liste a 20 pays!

Permalien

"pourquoi donc l’interpellé Ferhat Mehenni n’a pas répondu, à ma connaissance, aux questions que je lui avais posées, ainsi qu’aux dirigeants du MAK ? (3)", alors je vais te le dire : parce que tu es trop petit pour lui, voyons! tu veux des preuves? lance-toi donc dans une retrospective perso, compare-la avec celle de Ferhath et regarde-toi devant ta glace. Le miroir va parler pour toi§ bon courage!

Permalien

C'est vrai que nous sommes généttiquement un meme peuple mais totalement opposés idéologiquement. Ils ont choisi la mauvaise voie, ils sont irrécupérables. On n'a d'autre choix que de se séparer d'eux.

Permalien

La kabylie est un pays, une langue, un peuple avec géographie commune qui sont des réalités incontestable pas une oligarchie inventé ces dernieres 20 années par les corrompus du régime colonial!

Permalien

Un chanteur de cabret qui veut se faire grand comme la grenouille et le boeuf de la fontaine. Basta MEHENI et son MAK n'arrivent meme pas à se faire comprendre ni par es kabyle et encore moins par kle peuple Algérien. Plud pire avec ses agissements incontrolés tel que cette rencontre avec les Israelien sème encore plus de doute sur l'avenir de l'Algérie et ainsi le peuple algérien toutes éthenies confondues se méfient de plus en plus des kabyles par la faute des responsables du MAK et une certaine rancune commence à s'installer jusqu'à dans les familles où vive mari et femme arabes et kabyle d'om il restent au peuple Kabyle de se définir algérien ou non mùais e dans tous les cas l'Algérie ne sera jamais départie par les séparatistes qu'ils soient arabes ou kabyle car pour ce pays nos parents ont donné leur vie et leur sang pour son indépendance et nul n(aura le droit de partager et le peueple algérien y répondra s'il le faut par la force à tous ceux qui veulent se permettre de toucher au moindre lopain de cette terre qu'elle soit à l'Est, à l'Ouest au Nord ou au sud.

Permalien

Bonne lecture M Naïma.

Préambule

Considérant l’identité et la personnalité du peuple kabyle façonnées et affirmées au fil des siècles à travers une langue, une culture et une civilisation émanant de la grande famille amazighe, une conscience collective, une histoire commune, une organisation sociopolitique et un attachement séculaire et viscéral aux valeurs de démocratie, de liberté, de laïcité, de solidarité et de respect d’autrui,
Considérant la réalité historique affirmant que la Kabylie était indépendante jusqu’en 1857, y compris vis-à-vis de l’Algérie coloniale, créée par un décret du ministre français de la guerre, daté du 14/10/1839, et à laquelle elle fut annexée par la force, notamment après l’insurrection kabyle de 1871,
Depuis la colonisation française, l’Histoire retient tout le long de cette période la grande résistance héroïque du peuple kabyle contre, dans un premier temps, l’envahisseur français lors, entre autres, de la bataille d’Icherriden en 1857, de l’insurrection de 1871 et de la guerre d’Algérie (1954-1962), puis contre son avatar, l’Algérie postcoloniale, dans le seul but de reconquérir sa liberté.
Depuis 1962, cette lutte a été marquée par la guerre de la Kabylie contre l’Algérie postcoloniale (1963-1965), les événements d’At Yiraten en juin 1974, la révolte de1980 appelée le « Printemps berbère », la création du Mouvement Culturel Berbère (MCB), la répression de Vgayet le 21/05/1981, la création de la Ligue des Droits de l’Homme en 1985 ayant entraîné l’arrestation de ses animateurs kabyles, le boycott scolaire (1994-1995), la révolte populaire après l’assassinat du chanteur Matoub Lounes le 25/06/1998, la révolte ensanglantée de 2001-2003, appelée « Printemps Noir », durant laquelle le régime algérien ayant tiré à balles explosives sur les manifestants avait fait plus de 7000 victimes dont 130 morts et 1200 handicapés à vie, la fondation du MAK en 2001 et la mise sur pied de l’Anavad, le Gouvernement Provisoire Kabyle en exil, le 01/06/2010.
Considérant la contribution du peuple kabyle au patrimoine culturel universel, à la libération de l’Europe contre le nazisme et le fascisme et l’engagement de sa diaspora contre la politique antisémite du gouvernement de Vichy,
Considérant le rôle de premier plan joué par la Kabylie dans les mouvements nationalistes nord-africains et la guerre anticoloniale dans laquelle elle s’était massivement engagée dans l’espoir de recouvrer sa propre liberté et celle de ses alliés algériens,
Considérant le Congrès de la Soummam (1956) qui avait consacré le principe d’autonomie d’action des wilayas Historiques dont celle de la Kabylie (Wilaya III)
Considérant l’exclusion de la Kabylité (Taqvaylit) et sa dissolution dans la définition de l’Algérianité exclusivement arabo-islamique, conjuguée aux discriminations officielles, en tous genres, frappant le peuple Kabyle depuis l’indépendance de l’Algérie à ce jour,
Considérant la politique étrangère de l’Algérie qui s’engage en contradiction totale avec les valeurs et aspirations du peuple kabyle et des intérêts de la Kabylie,
Considérant l’isolement politique de la Kabylie en Algérie , les soulèvements populaires de 1963, au « Printemps noir » qui l’a endeuillé de 2001 à 2003, en passant par le « Printemps Amazigh de 1980 », « le printemps de mai 1981» , « le boycott scolaire de 1994-95 », « la révolte populaire engendrée par l’assassinat de MATOUB Lounès », les nombreuses marches de protestations populaires, dont la plus emblématique ayant rassemblé plus de deux millions de Kabyles a eu lieu le 14 juin 2001,
Considérant la rupture consommée entre la Kabylie et l’État algérien du fait du recours systématique de ce dernier à l’assassinat politique et à la répression sanglante ; et considérant l’usage d’armes de guerre, chaque fois que le peuple kabyle exprime son droit à l’équité et à la justice, son attachement à son identité millénaire, et ce depuis plus d’un demi-siècle,
bis : Considérant l’état d’insécurité dans laquelle la Kabylie est laissée depuis 1997, contrastant avec une présence militaire algérienne qui a facilité les kidnappings d’entrepreneurs locaux et la prospérité de terroristes islamistes étrangers à la Kabylie,
ter : Considérant une fiscalité discriminatoire dans les faits contre l’Économie kabyle,
Considérant le rejet par le peuple kabyle de toutes les Constitutions de l’Algérie dite indépendante depuis 1962 et le rejet massif des différents scrutins, locaux, parlementaires et présidentiels,
Considérant la réémergence des "Archs" kabyles en tant que mouvement citoyen limité à la Kabylie et la plate-forme d’El Kseur dont la satisfaction pleine et entière ne pouvait concrètement se réaliser que dans le cadre d’un État Kabyle,
Considérant que chaque État existant de par le monde est le produit naturel de l’histoire de son peuple,
Considérant la reconfiguration géopolitique mondiale après la chute du mur de Berlin et l’émergence de nouveaux pays,
Considérant :
la Charte des Nations Unies,
la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,
la Déclaration de Fribourg,
le Pacte international relatif aux Droits Civils et Politiques de 1966,
le Pacte international relatif au Droit culturel, sociaux et économiques de 1966,
la Charte de Droits des Peuples adoptée à Alger en 1976,
la Charte de l’Union Africaine pour les Droits de l’Homme et des Peuples,
la déclaration de l’Organisation des nations unies (ONU) sur les droits des peuples autochtones adoptée le 13 septembre 2007,
Considérant la résolution 25 du 24 octobre 1970, intitulée « Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les États conformément à la Charte des Nations-Unies » et stipulant que « La création d’un État souverain et indépendant, la libre association ou l’intégration avec un État indépendant ou l’acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple, constituent pour ce peuple des moyens d’exercer son droit à disposer de lui-même »,
Considérant que la Kabylie remplit tous les critères requis à l’accession au statut d’un État souverain siégeant au sein de l’Organisation des Nations Unies,
Dans le souci :
d’assurer la pérennité et la prospérité de la Kabylie, en tant que nation, actuellement menacée par les politiques racistes et négationnistes de l’État algérien;
de mettre un terme à la confrontation permanente, cyclique et de plus en plus dramatique entre la Kabylie et ledit État algérien qui reste de type colonial

Chapitre I : Le Peuple Kabyle

Par sa langue, sa culture, son territoire, ses fondements sociopolitiques et son histoire passée et récente, le Peuple kabyle s’est forgé une identité et une personnalité qui lui sont propres.
Femmes et hommes libres, de civilisation amazighe, les Kabyles forment un seul peuple et une seule nation. Les kabyles, sans exception aucune, sont égaux en droits et en devoirs.
La Kabylie est la patrie du peuple kabyle. Elle recouvre l’espace géographique historique et sociolinguistique du pays kabyle.
Le kabyle est la langue officielle de la Kabylie. L’école kabyle enseignera dans les langues nécessaires à l’épanouissement et au rayonnement culturel, économique, social et politique de la Kabylie.
L’éducation sera l’une des priorités de l’État kabyle. L’école kabyle sera un lieu de rayonnement culturel et scientifique qui va assurer une instruction de qualité garantissant une bonne transmission des savoirs fondamentaux ainsi que le développement optimal des capacités intellectuelles.
Par son attachement aux valeurs fondamentales kabyles et son ouverture sur le monde, elle va contribuer à la formation et l’épanouissement d’une jeunesse kabyle fière de son identité, imprégnée des valeurs universelles de liberté, de démocratie et de laïcité, qui sont en parfaites adéquation avec les fondements identitaires amazighs qui ont traversé les siècles.
L’économie de la Kabylie sera ouverte et solidaire où toutes les initiatives seront libérées et consacrées.
Conformément à ses traditions et valeurs ancestrales, le développement économique et social de la nation kabyle puisera ses fondements dans le génie de son peuple, de ses citoyens ou qu’ils se trouvent et de ses principales richesses du sol, sous-sol, eaux territoriales ou de son espace aérien.
Un système financier de régulation et un système fiscal juste, efficace et moderne, expression de la souveraineté de la Kabylie, remplacera les structures algériennes dès proclamation des résultats du référendum de l’autodétermination.
Environnement et richesses des territoires :
L’environnement sera protégé et régi selon les valeurs ancrées dans la culture kabyle, respectueuses de la vie sous toutes ses formes et du bien-être collectif.
La Kabylie, dans le respect des normes internationales, exercera son droit sur son espace aérien et maritime.
L’état kabyle, dans un souci d’égalité et de partage des ressources et de leurs bienfaits, garantira à ses citoyens un accès équitable à ses espaces naturels et maritimes.
L’état kabyle exploitera ses ressources naturelles dans le respect des droits de la terre, de son développement durable et du renouvellement de celles-ci.

Chapitre II : Valeurs

« La souveraineté de la Kabylie ne saurait se justifier sans que les valeurs ancestrales kabyles, adaptées aux valeurs modernes et universelles, ne constituent ses principes et ses fondements ».

L’État kabyle consacrera le respect des Droits Humains, sans distinction de sexe, de race, de langue ou de religion. Par conséquent, le statut personnel sera uniquement régi par des lois civiles égalitaires.
La liberté de conscience et la liberté de culte seront garanties par l’État kabyle. La laïcité y sera consacrée en vertu des valeurs de liberté et de respect, incarnées par le précepte ancestral de « Jmaε Liman ». Les religions et les croyances relèveront du domaine privé et strictement individuel.
En vertu de son organisation sociopolitique et de la pratique ancestrale de la démocratie villageoise, le système politique de l’État Kabyle sera fondé sur les principes universels de la démocratie. La démocratie régira le fonctionnement de toutes les institutions de l’État kabyle, à l’exception des corps de sécurité.
L’État Kabyle consacrera les libertés démocratiques, le principe de l’alternance, de la séparation et de la limitation des pouvoirs.
L’État kabyle défendra ses citoyens où qu’ils soient.
La Kabylie restera solidaire avec les Amazighs, avec les autres peuples d’Algérie et tous les peuples qui luttent pour leurs droits culturels, identitaires, économiques et politiques.
La Kabylie, à travers son État et selon ses intérêts, entend coopérer avec tous ses voisins et les pays du monde entier.

Chapitre III : De l’Etat Kabyle

En tant que peuple et en tant que nation, la Kabylie disposera de son propre État souverain. Le peuple kabyle définira librement et souverainement sa forme par voie référendaire.
Quelle que soit la forme de l’État qui sera choisie par le peuple kabyle, l’autorité politique sera exercée de manière démocratique, républicaine et pluraliste conformément aux valeurs kabyles qu’il convient d’adapter aux exigences modernes.
Le parlement kabyle, démocratiquement élu, est tenu de respecter la représentativité effective de toute la Kabylie. Une fois élu, le parlement désignera, en fonction de sa composition politique, un(e) chef de l’exécutif qui, à son tour, formera le gouvernement.
En plus du parlement, d’autres institutions nécessaires au fonctionnement et à l’équilibre des institutions de la Kabylie seront créées : Conseil constitutionnel, Conseil régionaux, gouvernements régionaux, Conseil des Archs, Sénat, ainsi que divers organes de contrôle des exécutifs, le Protecteur du Citoyen etc...
Les Archs et confédérations des Archs, dissouts par le régime colonial français après le soulèvement de 1871, modernisés sous la forme de gouvernorats, reprendront leur place naturelle dans l’organisation sociopolitique du pays kabyle. Ils remplaceront les institutions imposées par le régime d’Alger qui ont pris la relève des « sections administratives des affaires indigènes » d’avant l’indépendance confisquée.
Chaque village, institution de base du pays kabyle, sera représenté proportionnellement au nombre de ses habitants à travers des représentants démocratiquement élus par l’instance de base AGRAW /TAJMAAT.
L’État kabyle disposera de ses propres armoiries, de sa propre devise, de son propre drapeau et de son propre hymne national.
Quelle que soit la forme de l’État issue du référendum d’autodétermination, le peuple kabyle exercera une souveraineté pleine et entière sur son territoire, sur ses ressources et ses richesses naturelles existantes ou à découvrir.
La défense, l’émission de la monnaie et la définition de la politique étrangère sont des domaines de compétence du peuple kabyle à l’issue du référendum d’autodétermination de la Kabylie.

Chapitre IV : Modalités

L’État Kabyle sera proclamé à l’issue d’un référendum sur l’autodétermination organisé en Kabylie, sous garantie et contrôle des instances internationales.
Échaudé par un demi-siècle de fraudes, de falsification des urnes et de manœuvres antidémocratiques, l’Anavad et le MAK demanderont aux instances internationales de superviser et d’accompagner en tant que témoins impartiaux la mise en œuvre du référendum d’autodétermination. Il est souhaitable que celui-ci soit négocié sous l’égide et le contrôle de ces mêmes instances internationales, par des représentants (issus de toute la nation kabyle, y compris sa diaspora) élus à cet effet au cours d’un Congrès National Kabyle qui sera convoqué, comme déjà annoncé, à l’initiative conjointe du MAK et de l’Anavad.
L’État Kabyle naissant, sera accompagné, le cas échéant, par les instances internationales dûment sollicitées pour une période de transition.
Enfin, une Constituante sera élue pour rédiger la future Constitution kabyle sur la base du choix exprimé par le peuple kabyle à l’issue du référendum.

Permalien

Voila que Kaddour Naïmi joue les diviseur des Kabyles.
Si Kaddour Naïmi ne connaît pas les perspectives économiques et sociales de la Kabylie, c'est qu'il ne s'y pas intéressé. Ce n'est pas un défaut en soit; la tare c'est d'en parler sans en avoir pris la peine de se documenter.
Pour autant, il est plus utile de parler de l'essentiel, des questions fondamentales.
La France coloniale, faut-il le rappeler, en créant l'Algérie sur les
territoires des anciens beyleks turcs, n'a sollicité l'avis d'aucun des peuples
qu'elle a intégré (de force) au fur et à mesure de l'avancée des armées
d'occupation.
Se faisant, le colonialisme a chamboulé tous les aspects de la vie des indigène;
il a anéanti des entités politiques, accaparé les moyens de subsistance, détruit
des mausolées pour y installer des postes de surveillances, détourné l'histoire
à son profit. En lieu et place, il a installé un ordre politique, économique,
identitaire et culturel et spirituel au profit de la minorité européenne.

Le système centraliste que les français ont mis en place n'a jamais existé chez
les peuples de la région; les dépendances ottomanes elles-mêmes , modèle de
déchéance de gouvernance, étaient décentralisées. La délégation financière
accordée par la métropole à l'Algérie en 1901, qui apparait de l'extérieur
comme mesure de décentralisation, n'était en réalité qu'un moyen pour permettre
au centre, Alger, et aux grands intérêts coloniaux en Algérie qui s'y
concentrent de gérer le pays sans être inquiétés par la métropole.

Avec le temps, cet esprit jacobin a impacté, plus ou moins
profondément, une grande partie des habitants de la colonie et les
militants nationalistes. Le nationalisme s'est développant par effet de
miroir, opposaitn les droits indigènes usurpés aux mal-acquis des colons;
le cadre de lutte est, lui, resté le même : l'Algérie créée par décret en 1839
et élargie au dépens des peuples voisins par la force des armes. C'est ainsi
que les élites nationalistes ayant suivi les cours de l'école européenne se
retrouvent sur ce point avec les religieux musulmans dont l'imaginaire
centraliste est consubstanciel à leur religion et à la civilisation orientale
en général.
C'est aisni donc qu'à partir de la fin des années 1920, les élites qui
émergeaient ne se référaient plus au terroir, aux communautés souvent
affaiblies, aux peuples millénaires; ils sont déjà dans l'univers algérien
centraliste et négateurs des pays effacé par la colonie, devenus "province".
Hormis ceux qu'on qualifient de "berbèristes", quel leader a demandé les
suffrages, la bénédiction ou ne serait-ce que s'est référé à sa
communauté avant de se lancer dans le "nationalisme algérien" ? Si la démarche
individuelle se justifie par le contexte colonial, tant que la tutelle politique
d'une puissance étrangère est encore là, comment peut-on justifier cette
démarche une fois les soldats d'occupation ont évacué le pays ?
Que les peuples de l'ex colonie reconduisent le cadre hérité du colonialisme
par eux même, unanimement, tel quel, ou en le remodelant est en chose (qui ne
s'est pas produite) ; mais que des bataillons tapis derrière les frontières
reconduisent l'ordre colonial, c'est une confiscation de la liberté et une
destruction des acquis de sept ans de lutte armée.

Permalien

apparamment les chiyattines de tout bord essayent de se faire remarquer par le pouvoir actuel, pour arriver a leur fin, il n'y a pas mieux que de deverser leur fiel sur Ferhat M'henni.
Les chiyattines s'arrangent tjrs pour se mettre du cote du manche
Mais. a force de vivre pour faire remarquer leur bassesses, une fois qu'ils disparaitront de ce bas monde personne ne remarquera leur absence.

Permalien

Dixit « Liberté, égalité et solidarité pour toute l’humanité », quelle fumisterie et ça accuse M Mehenni de vouloir devenir un oligarque à 68 ans!! Mais M Naimi, le communisme est mort et enterré partout dans le monde. Vos illusions sont des impostures, si M Mehenni avait voulu devenir un oligarque, il aurait vendu son âme à reb edzair, qui le lui a proposé maintes fois, avant de faire assassiner son fils Meziane en plein cœur de Paris. Vous avez vu comment bcp de ses camarades de lutte sont devenus des notables, des petits bourgeois qui dispensent des conférences à droite et à gauche qui ne dérangent jamais réellement le régime. C’est ce à quoi vous l’invitez apparemment. Mais M Mehenni a suivi la voie de l’honneur et de la lutte pacifique, celles qui n’enrichissent pas leur bonhomme, il est au contact de son peuple et vit son cauchemar et ses espérances. Et ce n’ certainement pas le khawa/khawa inspiré par les officines habituelles qui le fera dévier de sa trajectoire. Votre papelard est tellement indigent qu’il ne mérite aucune réponse, vous qui vous nourrissez de pamphlets contre les kabyles.

Permalien

Bonjour,
Quand vous étiez tranquillement sur les bancs de l'école à Sidi Bel Abbès, les kabyles, dont le père de Ferhat Mehenni, combattaient pour l'indépendance de l'Algérie.
Pour vous et certains de vos concitoyens l'Algérie est avant tout arabo-musulmane. Vous avez renié vos racines par peur de l'autre.
Vous avez mis tout votre possible pour ignorer la culture de nos ancêtres.
Le moment est arrivé pour que les kabyles se séparent des personnes comme vous.
Vous êtes sous l'emprise des ennemis de l'Algérie : les monarchies du Golfe.

Permalien

Conneries. Le choix sociétal a été fait au congrès du caire de 57 quand les arabistes avec le soutien de Nasser avaient déconstruite la plateforme de la Soummam. Depuis l'arabislamisme est élevé à identité de rechange. Les kabyles de service savent une seule chose, que tout doit impérativement se plier au dictat de l'algerie arabe, qui les rémunère. Le reste est de l'accompagnement. Le MAK est tout sauf ambigue, sa force. Une Algérie arabislamique meme démocratique ne nous représentera jamais. Donc Mr, allez encaisser votre compensation mais sachez que vous ne parlez pas au nom de ceux qui refusent d'abdiquer

Permalien

Où est le problème si un homme affirme haut est fort son identité comme vient de le faire mass Ferhat M'henni ? Monsieur Naimi, lui même ne se sent il pas fier dêtre ce qu 'il est , à savoir un arabe !! je suis porté a croire que ,oui ' il ne se sent pas fier de son identité,raison pour laquelle il est ja,oux de ceux qui sont fiers d être Kabyles avec un K majuscule.
La critique est aisée , lart est difficile dirais a ce pseudo intellectuel qui cherche le prestige et 'lheroisme intellectuel en continuant sancess a je ter l opprobre avec ses écrits sur le Président et les membres du gouvernement provisoire de la kabylie. PAUVRE CHASSEUR DE PRIME ET DE STRAPONTIN regardes toi dans un miroir et dis mnous si cela te fais du bien de critiquer des hommes qui deddient leur vient a la defense des droits des peuples a disposer d' eux mêmes,car que tu laccepte ou pas l a Kabylie est etait est et sera un republique libre laique et independnate . vvAs lrelire tes bouquins dhistoire de tamzgha et tu constateras de toi mem que la kabylie etait un etat qui ne s est pas rendu a la frnace comme l a fait Abdelkader en sigant un pacte de soumission de l lagerie aux conqerants frnacais pour devenir lensuite leur toutou .Que je sache les soulèvements de Fadhman N'Soumer el Mokrani ont pas eu lieu dans les regions arabophones ou les gens se sont soumises àfafa devenue leur,mère patrie à ce jour en guise d obeissance au pacte de soumission signé par l'Emir Albelkader prorogé par Messali et rallongé par Ben bella et Bouteflika jusqu 'à ce jour .

Ajouter un commentaire