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TRIBUNE

Faisons corps, on s’en sortira plus fort !

Quel meilleur moyen, pour un peuple qui a trop souffert de toutes sortes de virus mortels, que de rester chez lui, en inventant une autre forme de résistance, une autre forme de résilience.

Restez chez soi, en grève de tout : de l’invisible au visible, du risible au lisible. Il n’y aura, invariablement, pas d’autres moyens que de décréter nos villes mortes, l’esprit confiné et le corps en planque, si l’on veut se débarrasser du coronavirus et de ceux qui, par leurs politiques de démantèlement massif des services publics, ont rendu son impact destructeur et mortel. 

En ces temps de corps à leur virus, ne nous laissons pas berner par l’entre-deux, l’entre eux et les concubins qui font valser l’opinion selon ce qui semble être l’antidote du moment. Entre les putschistes qui ne craignent rien- ils vivent ailleurs et se soignent loin-  et les islamistes qui s’en accommode bien, depuis qu’on leur a légué l’éducation de ceux qui vivent confinés, depuis longtemps, dans la misère, à la merci des frères, il est temps de faire corps à ces deux virus : si l’un est le génome, l’autre est sa couronne.  

Certes, beaucoup mourront de ce virus, mais lequel, exactement, et pourquoi? Celui par lequel Allah a affublé l’humanité, comme l’affirmait Ali Benhadj dans un de ces prêches incendiaires. Non, croyez-moi, il n’est écouté que par ses détracteurs. Ils nous le sortent chaque fois qu’ils s’éloignent des luttes, trébuchent dans les égos, se noient dans les contradictions, désignent de façon ostentatoire, selon les directives des concubins putschistes, qui est le virus du moment et qui ne l’est pas.

Le virus tue et tuera davantage, parce qu’il se retrouve lui aussi dans un environnement de prédateurs, emmitouflé, chaudement, entre fanatiques religieux et putschistes véreux qui ont dilapidé les richesses du pays, mis à genoux son économie et saucissonné à la hache son système de santé, ses hôpitaux.   

Ce régime, qui laisse mourir Karim Tabbou dans ses geôles, comme il l’a fait avec Kamel Eddine Fekhar, ne sauvera pas le peuple contre un virus dont il sait pertinemment qu’il épargnera les plus nantis d’entre eux et qui, à leur grande jubilation, anéantira les plus démunis d’entre nous. 

Quel environnement enivrant, extatique pour ce coronavirus que celui d’éclore et de se propager dans un pays où les deux protagonistes du drame, putschistes et islamistes, lui construisent une réalité de toute pièce.

Ce régime ne changera pas, impossible pour nous de traiter ses symptômes, ou amoindrir sa nocivité. Il nous faudra nous vacciner contre lui, il nous faudra nous prémunir de ses génomes producteurs de toutes formes de totalitarisme.

Alors, de grâce, protégez-vous, restez chez vous ! On aura besoin de vous tous, en santé et plus fort, pour faire corps à tous ces virus, qui nous gouvernent, à coup de canon sur nos tempes et de couronnes sur leur tête !

Auteur
Mohand Ouabdelkader