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Académie pour tamazight et yennayer

Fin d'un déni ou manoeuvre dilatoire du pouvoir ?

Amzal Kamal, mort assassiné le 02 novembre 1982 par des islamistes à l'Université de Ben Aknoun.

Nous avons assisté ces derniers jours à un subit foisonnement d’actualité autour de l’amazighité. Le point de départ de cette actualité était une proposition de budget introduite pour la promotion de la langue Tamazight, par une députée du PT (Parti des Travailleurs) auprès du bureau de la commission de l’Assemblée Populaire Nationale (APN). La commission de l’APN a rejeté cette proposition en invoquant les mesures de restrictions budgétaires imposées par la crise financière que traverse le pays. La résonance et l’écho qu’a eus l’information à travers les réseaux sociaux ont provoqué une mobilisation dans les milieux estudiantins et lycéens d’abord, pour trouver ensuite un écho favorable auprès du reste de la population. D’importantes manifestations et marches populaires se sont déclenchées dans les cinq villes universitaires que sont Tizi-Ouzou, Bejaia, Batna, Boumerdes, avec des émeutes de plusieurs jours dans la ville de Bouira. L’émigration n’était pas en reste de cette mobilisation, puisque des marches ont eu lieu également en France et au Canada.

Nouveauté : les appels aux marches et les mots d’ordres de celles-ci ont été diffusés et relayés massivement à travers les réseaux sociaux. Il faut dire que cette mobilisation massive qui a vu des dizaines de milliers de citoyens défiler sous la bannière du mouvement estudiantin a surpris plus d’un. D’abord par son caractère spontané dans un contexte de désintérêt à la chose publique, à la limite d’une inhibition admise comme une espèce de fatalité dans tous les milieux militants et politiques. Le pouvoir et ses épigones n’ont de cesse de nous le marteler - le désintérêt politique- ces dernières années, pour le présenter comme une prouesse de sa réussite. On rapporte que l’actuel Chef du Gouvernement, Ahmed Ouyahia, soutient en catimini, toujours avec l’assurance et les certitudes qui le caractérisent, que le problème du mouvement berbère et de ses manifestations de rues est définitivement réglé. Autre aspect du succès du pouvoir présenté à travers cette dépolitisation et démobilisation, la revendication identitaire et la langue Tamazight ne constituent plus la préoccupation de la jeunesse. Les canaux de désinformation, comme les affidés du régime, soutiennent et serinent ces prouesses afin de louer l’adhésion et l’attachement des Algériens au programme du président. Cette mobilisation est venue à point nommé pour, d’abord, récuser cet état de fait présenté, puis bouleverser ce schème à l’intérieur même des cercles du pouvoir. Cette mobilisation vigoureuse dans un contexte géopolitique précaire a pris tout le monde de court et a fait sursauter plus d’un. Comme dans un réflexe d’équilibre fragile, l’Etat à travers plusieurs de ses relais, crie tout de suite à la manipulation ; puis rassure que tous les moyens seront mobilisés pour la promotion de la langue Tamazight. Des pétitions publiées dans plusieurs quotidiens implorent le chef de l’Etat pour décréter Yennayer comme fête nationale chômée payée.

Depuis Paris, le Chef du Gouvernement Ahmed Ouyahia, encore lui, fait part de l’imminence de la constitution de l’Académie de la langue Tamazight ; annoncée déjà depuis longtemps et consignée dans le dernier texte de la constitution. Des plateaux de télévision sont organisés, des articles et des interviews, de personnalités triées au volet, à longueurs de pages de journaux, remettent au goût du jour le projet de cette académie. En Conseil des ministres, le président de la république Bouteflika accède à la doléance des pétitionnaires pour décréter la journée du 12 Janvier fête nationale, Yennayer, chômée payée. Puis enfin, les clairons se sont mis à retentir pour jouer la partition classique de la clairvoyance du président. Pour le moins, la synchronisation de ces deux décisions revêt un caractère inattendu. Les expériences du passé nous recommandent de rester prudents et de nous garder de la béatitude pour toute mesure venant du pouvoir.

Yennayer, fête nationale : l'authenticité réhabilitée ?

Tout autant que la formation de l’académie de la langue Tamazight, la décision d’officialisation par l’Etat de la journée de Yennayer comme fête nationale est lourde de sens et sonne comme une rupture épistémologique. Pour qui connaît le poids des lobbys arabo-islamiques au sein de l’Etat, il n’est pas simple de trouver une explication à cette décision. Quels sont donc ces paramètres qui l’ont rendue possible? La question vaut d’être posée aujourd’hui, quand on sait l’éparpillement et les divisions qui ont affecté jusque-là le potentiel des forces militantes et revendicatives. Les décideurs n’étaient pas en face d’une situation de rapport de force engagé. Ils ont agi en toute latitude sans contrainte aucune, et ce n’est pas dans les habitudes du pouvoir d’agir de la sorte. Le contexte géopolitique régional, la crise dans laquelle se débat le pays, l’impasse politique du système et le degré d’instabilité induit, constituent sans doute les raisons et le soubassement de cette décision. Peu importe, c’est le tableau des acquis qui s’enrichit pour renforcer la lutte et la détermination. Cependant, la vigilance doit être de rigueur afin d’éviter les contrecoups d’un éventuel piège qui serait tendu.

Une académie pour la langue tamazight : réalité ou illusion ?

Faite dans une période d’accalmie, l’annonce de la formation imminente de cette académie a de quoi étonner. Réalité dictée par le besoin ou effet d’annonce recherché ? Quand on sait l’opacité qui a entouré le projet de création de cette académie depuis son annonce, il y a déjà plusieurs mois, le scepticisme trouve ici toutes ses raisons. Ce sentiment se retrouve d’autant plus renforcé que les universitaires réputés dans le domaine des études amazighes n’ont été ni associés ni consultés. De quelles chances de réussite peut-on créditer un projet d’académie, duquel sont exclus les universitaires crédibles ? Nous savons que l’Etat trouvera toujours des diplômés acquis à ses desiderata ; le problème est quelles sont leurs capacités à faire face aux défis qui s’imposent à la langue Tamazight ? Même si les contextes sont différents, nous avons par le passé connu des initiatives semblables de créations d’institutions dédiées pour l’amazighité. La première au mois d’avril 1995 lors de la création du Haut Commissariat à l’amazighité (le HCA), rattaché à la Présidence de la République et la seconde en 2003 pour la création du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNPLET) ; rattaché, lui, au Ministère de l’Education Nationale. Les bilans de ces deux institutions sont connus. Espérons cette fois-ci qu’on n’est pas en situation de recherche d’effet d’annonce pour une académie croupion. Le contexte et les enjeux d’aujourd’hui ne laissent guère de place aux jeux des manipulations et des logiques de pourrissements. Les marges de manœuvre de ces stratégies sont consommées. Leurs conséquences seront dramatiques et les décideurs ne doivent pas l’ignorer. Ces deux institutions étatiques, dédiées au développement et à la promotion de la langue et la culture amazighes ont travaillé, pour l’une, depuis plus de 22 ans et, pour l’autre, depuis 13 ans. Elles sont censées avoir bénéficié des moyens matériels et financiers nécessaires à l’accomplissement de leurs missions respectives. Le blackout est total pour ce qui est des évolutions dans leurs travaux, de leurs missions ou du déroulement de celles-ci. A l’exception des comptes rendus de presse sur leurs activités à tendances plutôt folkloriques, on ne retrouve ni information ni bilan ni évaluation de leurs missions.

Au vu de l’importance du travail attendu de ces deux institutions et des délais impartis jusque-là, la nécessité d’un recadrage des choses se fait sentir. La future académie constitue cette opportunité qui ne peut être configurée sur le modèle de ces deux expériences précédentes. Le prix de sa réussite est dans le respect des impératifs scientifiques et académiques qui doivent la guider loin de toute propension de tutelle politique ou idéologique. Afin de nous permettre de comprendre au mieux ce qui est en jeu, il ne sera pas sans utilité de rappeler les attributions et les missions dévolues à ces deux institutions (HCA et CNPLET), à travers les décrets respectifs de leurs créations. Cela nous aidera à mieux apprécier et évaluer les résultats des travaux accomplis sur des durées conséquentes. L’évaluation est nécessaire pour parer à l’éventualité du risque de nous retrouver, encore une fois, en situation de pléthore d’institutions, inefficaces et inopérantes.

Pour le HCA, dans le décret de sa création datant du mois d’Avril de l’année 1995, en pleine grève du cartable, les missions et attributions définies sont les suivantes :

- La réhabilitation et la promotion de la langue et de l’amazighité en tant que fondement de l’identité nationale -L’introduction de la langue Tamazight dans le système de l’enseignement et de la formation.

- Le HCA est chargé d’identifier, analyser, préparer et élaborer tous les éléments nécessaires à la mise en œuvre de la politique nationale de réhabilitation de l’amazighité. Elaborer les plans annuels et pluriannuels d’introduction de la langue Tamazight dans le système de l’enseignement et les programmes de développement de la place de la langue Tamazight dans le système de communication. Le HCA est habilité à engager toutes études liées à son domaine de compétence.

Et pour le CNPLET, son décret de création définit ses missions comme suit : - La conception de dispositifs organisationnels et de stratégies psychopédagogiques de promotion et de développement de l’enseignement de la langue amazighe, dans tous les cycles du système éducatif, - La réalisation de toute recherche ou étude sur la langue tamazight dans ses variantes linguistiques et leurs évaluations, - La participation aux recherches initiées par les structures nationales concernées, portant sur la langue tamazight dans ses variantes linguistiques - La participation à l’élaboration de programmes de formation des enseignants et à leur mise en œuvre par les institutions spécialisées des secteurs concernés. L’on remarquera que pour les deux institutions, l’accent est mis sur la langue (enseignement, développement et recherche…). Sont-elles alors restées fidèles à la vocation initiale qui leur a été tracée ? Ne sommes-nous pas devant un revirement stratégique consistant à pratiquer par paralysie de l’intérieur ? Les réponses à ces questions constituent les raisons qui nous laissent aujourd’hui sceptiques et incrédules à l’égard de tout ce qui provient de l’Etat. La création de ces deux institutions constitue les réponses des pouvoirs publics aux revendications des militants et citoyens sous-tendues le plus souvent par des épreuves de rapport de force populaires, telles que manifestions de rues, grève du cartable etc… Depuis presque quarante ans s’est développée une dynamique pacifique de lutte populaire permanente et sans relâche qui n’a cessé de gagner en audience et d’arracher des acquis. La lutte paie même si un fort tribut a été versé. Une statistique sommaire que j’ai tenue à travers les numéros la revue Tafsut et les publications de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme, sur la répression et les brimades subies (emprisonnements, interpellations et condamnations) par les militants de l’amazighité depuis seulement Avril 1980, révèle plusieurs siècles d’emprisonnement passés par les militants dans 5 les geôles de l’Algérie indépendante.

Les morts, par assassinats, se comptent en plusieurs dizaines (Amzal Kamal, Ali Mecili, Matoub Lounes, Djaffer Ouahioune, Mohand-Achour Benghezli, Rachid Tigziri… et celles des 127 jeunes des événements de 2001), sans omettre les dizaines de blessés par balles dont certains sont mutilés à vie (paraplégiques et tétraplégiques). La pitance est bien maigre au regard de l’effort et le tribut payé. Il n’y a vraiment pas raison pour l’euphorie. La situation dans laquelle se trouve la langue Tamazight aujourd’hui en Algérie nécessite, non seulement des moyens mais, un plan spécial de mise à niveau pour rattraper le retard qui la caractérise. Il est essentiel de rappeler la rétrospective des travaux scientifiques pour le développement de la langue Tamazight dans l’Algérie indépendante. Les conditions dans lesquelles ils ont été menés, en dehors de tout cadre institutionnel, sont le dénuement et l’entrave. Ce sont les seuls lots auxquels ont eu droit les études amazighes, quand ce n’est pas carrément l’exil.

1. Les années 1972 - 1973 : Formation d’un groupe de travail, composé d’étudiants de l’Université d’Alger, autour de Mouloud Mammeri pour l’élaboration du dictionnaire Amawal. Au cours de cette même période des étudiants fondent à Paris, le groupe d’Etudes Berbères (GEB) –Université de Vincennes -Paris VIII- qui assurera la publication d’un périodique (bulletin GEB).

2. août 1980 : le séminaire de Yakouren.

Dans les résolutions du texte final du séminaire de Yakouren est intégré un rapport adressé au ministère de l’enseignement supérieur de l’époque, qui proposait la création d’un institut ou département de langue et culture Amazighes. Il a été proposé également la création d’un module optionnel intégrable dans toutes les licences de lettres et sciences humaines et d’un magister de langue et culture Amazighes, avec des programmes définis.

3. Janvier 1981. Une journée d’étude, animée par Salem Chaker, a été organisée par les étudiants de l’Université de Tizi Ouzou, pour l’introduction des études berbères au sein de l’université algérienne.

Un document appuyé de deux pétitions signées respectivement par les étudiants et les enseignants a été remis au ministre de l’enseignement supérieur.

4. Le 23 septembre 1981. Le ministre de l’enseignement supérieur annonce dans une conférence de presse l’ouverture d’un département de cultures et dialectes populaires pour le mois de juin 1982. C’est à l’Université de Tlemcen que ce département a finalement été domicilié.

5. Durant les années 1981-1982. Un groupe composé de trois universitaires mathématiciens (R. Achab, H. Sadi et M. Laihem) s’est constitué pour l’élaboration d’un lexique de mathématiques (Amawal n Tusnakt)- publié en 1984 dans la revue Tafsut. 6. Début de l’année 1983. Mouloud Mammeri et Salem Chaker cosignent un texte, intitulé «Berbère à l’université rien de nouveau»). Le texte rappelait les multiples

6 Engagements verbaux sans suites du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et renouvelle le projet d’intégration des études amazighes au sein de l’université algérienne.

7. Année 1985. Mouloud Mammeri fonde un centre de recherche dénommé CERAM (Centre de Recherche Amazigh) à la Maison de Sciences de l’Homme à Paris. C’est dans le cadre des travaux du CERAM que la revue Awal est publiée, avec l’organisation de rencontres scientifiques et des publications de leurs travaux.

8. En Juillet 1989. L’association des enseignants de l’université de Tizi Ouzou organise une journée d’études et remet au ministre de l’enseignement supérieur une proposition de création d’un département d’études amazighes.

9. L’année 1990. Premier acte concret de création d’un département d’études amazighes à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, à la suite de la grande mobilisation de la marche historique du 25 janvier 1990 à Alger. 10. septembre 1994/avril 1995. La grève du cartable est déclenchée pour l’introduction de l’enseignement de la langue Tamazight dans tous les paliers de l’enseignement. Création du HCA rattaché à la Présidence de la République.

11. Le 02 décembre 2003. Création du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNPLET).

Ces dernières décisions annoncées pour la réhabilitation de l’identité amazighe en Algérie revêtent un caractère essentiel. Elles sont le couronnement de plusieurs décennies de luttes et de combats pacifiques de plusieurs générations. Amzal Kamal, mort assassiné le 02 nov 1982. Les répercussions de ce combat ont dépassé les frontières de l’Algérie. La dynamique d’Avril 1980 a irradié dans tous les pays d’Afrique du Nord et subsaharienne : le Maroc, la Libye, la Tunisie, les pays d’Afrique subsaharienne.

Désormais, ce combat n’est plus à nous seuls Algériens. Il nous est commun avec les Marocains, les Libyens, les Tunisiens et les subsahariens. Tout ce qui peut en découler doit être envisagé en commun avec les Amazighs de ces pays. Ces décisions peuvent aussi constituer le prélude à la voie d’une vraie intégration nationale, basée sur une altérité respectueuse de la diversité linguistique et culturelle entre algériens berbérophones et algériens arabophones, pour un meilleur vivre ensemble avec nos différences. Nos différences ne seront plus perçues comme des sources de danger mais des sources de cohésion dans la complémentarité. C’est peut-être la fin d’un déni qui permettra, à nous algériens, d’être algériens en Algérie et à tous les autres d’être aussi eux mêmes chez eux.

L’Afrique du Nord, cet ensemble, dont la promesse de construction attend toujours d’être réalisée, a besoin d’un jalon. Destin commun avec langues communes. Et si l’amazighité pouvait lui offrir ce jalon. Alors urgence pensons d’ores et déjà à l’académie pan-amazighe. 

Auteur
Arab Aknine
 

Commentaires

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Le doute scientifique quand il sert à détruire sa propre argumentation ne fait que renforcer ce qu’on réfute. Rien que le fait de poser ce genre de question nous conduit tout droit à l’abattoir. Tout l’artifice d’Abraham n’avait qu’un objectif : égorger le mouton. Et le tmenyik consistait à laisser croire qu’il ne pouvait pas faire autrement, sinon ç’aurait été son fils qu’il aurait égorgé. Çasfipas !

Mais venant d’eux je ne suis même pas autorisé à feindre l’étonnement ni l’offuscation. C’est vous, nos scientifiques za3ma, qui me faites braire d’indignation. Comme je ne vous crois pas si naïfs, alors soit th3emdem soit thtsekem.

Je doute fort que ce soit par acquis de lucidité que vous posiez la question. Votre doute est déjà un signe de reddition. Si ce n’était déjà fait j’aurais reparié mes bijoux de famille que vous vous tâtez plus pour rejoindre le cortège des convertis et que vous ne jouez les contempteurs et les Saint-Thomas que pour avoir une meilleure place parmi les sohabas.

Alors qu’ils ont déjà annoncé la couleur avec le communiqué sur le hadj, l’invitation de l’historien Egyptien pour consacrer notre intisaba et d’autres instruments pour mieux faire de nous des arabo-musulmans, vous vous venez parmi nous enfoncer le clou en feignant de douter de l’arnaque alors qu’au fait c’est sur nous autres kabychou que vous semez le doute.

Si vous croyez que thaghlid degsène et qu’ils ont décidé d’avaler leurs turbans pour consacrer tamazight thes3am enniya. Vous savez pourtant la devise de ces gens-là : elharbou khida3a.
Ils sont prêts à tout pour finir leur œuvre qu’il faut reconnaitre presque achevée. Ils sont prêts à faire de nous des arabo-musulmans s’il le fallait en tamazight même.

Et vous que ne nous faites-vous pas là. Vous êtes en train de nous forcer à la conversion, comme si vos luttes ne pouvaient qu’aboutir et thoura lhemdoullah le but est atteint.
On aurait attendu de vous une nette clarification après cette balade mais vous avez préféré nous égarer au lieu de nous affranchir définitivement.

A ceux qui doutent encore avec vous après vous lu:

D ungif ibubben tabburt
Akken i wen-tedra
Ma tghilem ad delqen i tasarutt
Tesâam nniyya
W’iâerden tacriht n tsekkurt
Ur iqenneâ ara
Ddwa-s ad ncerreg tamurt
Ad nebrez tura...

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Itven u signa s takat !
Maintenant que le pouvoir s’est approprié la Tamazight pour en faire un épouvantail…sûr que les Kabyles vont s’en détourner et se rabattre sur le Français pour se le réapproprier ! Le serpent qui se mord la queue…on est n’est pas sorti de l’auberge !

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Vous posez la bonne question a savoir " Pour qui connaît le poids des lobbys arabo-islamiques au sein de l’Etat, il n’est pas simple de trouver une explication à cette décision" mais vous allez un peu vite en besogne en parlant déjà d'une académie pan amazigh, comme pour éviter de faire un procès d'intention à ce régime, alors que les premiers actes de ce régime, en ce premier jour de l'an berbère, est comme le souligne à juste titre, le premier intervenant ci-dessus, sur le communiqué sur le hidj et l'invitation de l'Egyptien. On fait semblant de lacher du lest mais on garde au fond la même doxa sur cette question. Nietszche disait, " quand la bouche sourit, la grimace dit la vérité". On attend la grimace de ce régime et on reparlera.

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Maintenant que le pouvoir s'est approprIé, vous dites !!!

Quel pouvoir ?celui de la falsification de l 'histoire ?
Tamazight n'est pas seulement la langue mais aussi
l'identité ,la culture et la civilisation amazigh , Ces valeurs sont génétiquement et à jamais ,incrustés dans le sang des coeurs imazighene,depuis des siecles .
Aucun pouvoir fusse t il , celui des bédouins banou hillal venu d 'Oujda, ne pourra se les appropriés.

Ne savez vous pas que celà fait 50 ans que ces oulad lahram echouent dans cette entreprise de contre-verité et falsifaction.. Les Messali les Benbela Boumediene,Chadly ont dejà auparavant ,pensé d'avoir gagné cette guerre .Ils se se sont foutu le doigt dans l'oeil.ils n'avaient gagné qu' une bataille
Quand a Bouterma qui nous a traités de nains il ne s' est approprié absolument rien, au contraire, notre jeunese vient de le défroquer en direct ä travers toute letendue de Tamzgha. Le cri de colère de nos enfants et petits enfants a retenti au quatre coins de l'Afrique du Nord . Les images que nous voyons ces jours çi a la TV vont rester gravées pour l'eternité dans la memoire collective des imazighene .

Le feu est entrén dans tous les coins du pseudo Maghreb arabe, il va ravager les forteresses bedouines d'Alger , Rabat Tunis,Tripoli etc ,, LEURS LOCATAIRES se croyaient invincibles grace à la baraka de leur momoh le pedophile.
Les arabes comprendront bientot que nous avons une auitre interprétation de la foie en Dieu ,de sa justice et sa clémence . Nous ne sommes banis par Allah ,. DIEU AIME AUSSI LES IMAZIGHENE PEUT ETRE PLUS QUE LES BICOTS CAR NOUS SOMMES : ...................etrangers A la VERSION PEDOPHILE DE LA RELIGION.

Dans les années 70 on était coffré par la SM si on parlait Kabyle dans la rue par Boumedieneet et malgré celà, aucun kabyle qui se respecte n'a pensé que Boumediene s' etait approprié Tamazight et nos valeurs . Ors voila ne t il pas, que maintenant que notre drapeau kabyle flotte librement dans les rues de la kabyle face a une armée de beouins impuissants, certaines mauvaises langues trouvent que Bouteflika se serait approprié notre langue et nos ames Faire dude l'exibitionisme pour amuser certans KDS kabyles naifs ,n'est pas un message politiquer vrai et fort.

Quelle erreur quelle mentalité defaitiste !!!

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"la diversité linguistique et culturelle entre algériens berbérophones et algériens arabophones."
C'est quoi cet amalgame???mais Monsieur, moi je ne suis pas un "algerien berberophone", je suis un Amazigh , plus précisement un kabyle de Kabylie terre de jugurtha et ma langue c'est le kabyle. L'Algerie je ne connais pas ou plutôt je l'identifie comme une partie du territoire de mes ancetres imazighene /berberes si vous voulez)qui est depuis des siecles colonisée par diverses envahisseurs dont les derniers occupants sont les Arabes qui, sans pitié ,exerce leur pouvoir colonial et dictatorial sur des regions bebérophones dont notemment ,la kabylie les aures le mzab- etc.

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Eh bien, heureusement qu'il ne s'agit point d'une langue a enseigner et a ecrire, comme le ferait tant de logiciels. Tamazight est donc un Arbre, avec ses branches, qui se repond sur toute une surface et tant de Peuples.

S'ils(magiciens) reconnaissent la diversite' des formes, c'est qu'ils reconnaissent la diversite' dans la pense'e et les cultures, de ce qu'ils qualifient de manieres geographique "regionale" - Ce fait regional a engendre' autre chose, un fait culturel, c.a.d. des facons differentes de penser et de formation de la conscience meme.

Il y a tout de meme une realite' histoire qu'on ne peut nier, et qu'il faut rappeler, car elle a sa relevance, en le contexte. La diversite' entre Amazighs ne leur a jamais cause' de s'entre agresser. C'est dans la culture et pratiques Amazighs. Par contre, ces impulsions d'agression, et de mepris ont ete entrprises par 2 bonhommes: Emir Abdel-Kader et Messali Hadj. Leur motif est le meme: La France leur reconnaitrait une legitimite' en echange de la reconnaissance de l'autorite' francaise en Algerie.

Qu'y a-t-il de special chez ces 2 bonhommes qui sucite l'interet ici ? La reponse est biensur le model d'etat qu'ils projetaient en Algerie et dans lequel ils sont les chefs. Ce model d'Etat est typique a ceux des de la penninsule Arabe. Des Etats confedere's dans le khaliphat Islamique. Tandis qu'avant le reuisite etait une appartenance sanguine a la tribu de Koreich, par la suite une affilliation Arabe quelconque avec un lien, suppose' et aussi floux soit-il, suffira.

Comme ce l'est bien commun a tous les Etats de la ligue, ces Etats sont dote's d'une et meme religion, l'Islam et dont les Lois ne peuvent contredir le Quran. C'est specifie' dans les Constitutions de tous ces Etats, et ce l'est dans la Constitution Algerienne, de 1976, je crois. Mais comme l'Islam est un systeme de valeurs et une culture, conditionne'e par ce Quran, il a donne' naissance a des variances culturelles. Ces variances culturelles ont leur echo et causes memes, dans la multiplicte' des langues. Aussi, faudra-t-il niveler ces differences, moyennant une seule langue, celle du Quran, l'Arabe.

Voila ou ca coince et ca grince, le trio Etat-Langue-Religion est synonyme d'une ligue ou confederation d'Etats, un Khalifat, centralise' dans ses fondement qui n'est autre qu'une doctrine religieuse. Tamazight, langue et culture est construite (au fil des temps) et produit exactement le contraire, c.a.d. la multitude.

Ne faut-il pour enlever toute ambiguite' sur cela, rappeler qu'une Langue c'est avant tout Sa Grammaire. La Grammaire Amazigh existe et, est la meme partout, pas seulement en Algerie, mais partout en Tamazgha. C'est le denominateur commun entre tous ces languages qu'on dit des languages, plutot que langues. Les variances/parlers sont a l'evidence dans le lexique, c.a.d. le vocabulaire. On n'a pas de chameaux en Haute Kabylie ou au sommet de l'Atlas, au Maroc. Ce terme sera empreinte' necessairement.

Une Academie? Pourquoi faire? Pour standardiser, etc. cette Grammaire. Moi je dis que le travail a ete' deja fait et se poursuit... Les references en la matiere, sont connues. Qu'a pris le HCA du travail de ces chercheurs ? Pourquoi ne l'a-t-il pas mis en pratique, de force aupres de ceux que ce regime a completement derobe'/depossede', comme dirait KD. La reponse est biensur, que ce n'est point son interet ou projet.

Maintenant si l'enjeu est de restaurer l'Idente' et promouvoir les langues et cultures Amazighs, il faut necessairement traiter de la question de Democratie et les Valeurs qui lui donnent un sens.

L'exercise de la Democratie, c'est celui de la Libre Expression d'une Libre Conscience Citoyenne Individuelle, pour DICTER la Forme, Structure et Pratique de l'Autorite' et Gouvernance.

En essayant d'eviter le sujet, a l'arrive'e d'une echeance electorale, on le repose sur la table. Voyons un peu: La definition de l'exercsice Democratique decrit plus haut trouve toute sa congruence et sens dans Culture Amazighe, mais pas dans la culture Islamique. Le mot-Clef dans tout ca est LIBRE/LIBERTE' - L'exact sens du mot Amazigh, Libre Vie/Etat/Conscience, alors que l'Islam veut dire exactement le contraire, c.a.d. La Soumission (pour avoir la paix).

Tout cela nous emmene dans une dichotomie: Republique Arabo-Islamique d'une part ou Republique Democratique (amazigh) d'autre part.

Le triptique Arabe-Islamic-Amazigh, est un Oximoran. Ce triptic n'a d'autre raison d'etre que celle de continuer a assoir la Dictature. Qualifier d'Amazigh(libre) le Duo Arabo-Islamic, n'a aucun sens - c'est une aberration de la logique. Imposer l'Arabo-Islamisme sur la Culture Amazigh, c'est lui enlever sa liberte', c.a.d. la vider de son ame. La tuer.

J'allais dire que ce dont avait besoin Tamazight etait d'un Etat et non l'inverse, mais pas du tout. En fait, ce dont il s'agit c'est de personnes et c'est celles-ci(personnes) qui ont besoin d'un Etat Democratique, que Tamazight, une culture, peut leur donner.

L'effort a faire, pour reabiliter la langue et culture Amazighes, c'est liberer l'Etat Algerien de la Doctrine Arabo-Islamique, d'une maniere doustourielle ! Arreter de violer la conscience des Algeriens et la liberte' de son expression et exercise.

Bref, Liberer l'Etat de la Religion et la Religion de l'Etat.

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L'Algérie navigue à vue, sans boussole et sans timonier.La société algérienne est pro-palestinienne et anti-kabyle.Cette société est majoritairement prête à vivre sous un Etat islamique de type wahhabite.Les algériens ayant été vaccinés contre la démocratie, la citoyenneté et le pluralisme sous toutes ses formes.Les élites kabyles indécises ont tort de tourner le dos au peuple kabyle.Elles ont tort de ne pas écouter le MAK, l' URK et le RPK. Nier l'existence du peuple kabyle pour le diluer dans le giron algérien est une attitude irresponsable et suicidaire.La Kabylie, les kabyles ne seront respectés et reconnus que s'ils s'assument pour ce qu'ils sont.Nous sommes pratiquement le seul au peuple minoré au monde à vouloir se battre pour les autres qui au passage , ne nous ont rien demandé.Les exemples des peuples basques, catalans, kurdes, écossais apparemment ne suffisent à désaliéner les algérianistes kabyles de leur stratégie étrange et unique au monde:Eviter la séparation avec l'Algérie même si on risque de disparaître définitivement. Or l'Algérie est "une terre arabe" et les algériens majoritairement sont accord avec cette définition."Pourquoi vouloir à tout prix apprendre à marcher, à ceux qui veulent ramper." Citation de F.Atoui

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L'ESPRIT TRIBAL NE MÈNE NUL PART
PLEASE WAKE UP WE ARE IN THE XXI CENTURY

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