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FAITS DIVERS

France : Eric Zemmour accusé d'agressions sexuelles par des femmes

Le célèbre média en ligne Mediapart a recueilli les témoignages de plusieurs femmes qui déclarent avoir subi des agressions sexuelles de la part de l'essayiste Éric Zemmour.

En voilà une affaire qui va égratigner la très problématique personnalité d'Eric Zemmour. Plusieurs personnes sortent du silence et mettent en cause le comportement du chroniqueur polémique de CNews.

Selon les informations publiées par Mediapart, certaines femmes affirment que l'essayiste et chroniqueur de CNews les aurait agressées sexuellement.

Le premier des témoignages était venu de la part de Gaëlle Lenfant. Conseillère municipale d'opposition à Aix (Bouches-du-Rhône), elle avait raconté sur Facebook qu'en 2004, après un atelier thématique, l'écrivain l'avait d'abord complimenté sur sa robe avant de l'embrasser de force dans la foulée. "Je me suis trouvée tellement sidérée que je n'ai rien pu faire d'autre que le repousser et m'enfuir en courant", écrit-elle.

L'entourage de Zemmour botte en touche

Joint par Franceinfo, l'entourage d'Éric Zemmour affirme que le journaliste ne se souvient pas de la scène et considère que c'est "une affaire politique qui sort au moment où chacun sait qu'il y a des velléités autour de lui". Après ses révélations, Gaëlle Lenfant a reçu de nombreux messages de haine, certains estimant qu'elle mentait. Mediapart révèle que la femme a fini par déposer jeudi 29 avril une plainte pour "menace de crime".

À la lecture du témoignage de Gaëlle Lenfant, une autre femme a souhaité prendre la parole au sujet d'Éric Zemmour. La journaliste belge Aurore Van Opstal explique que pour faire une surprise à son père qui adore "la télé, les gens médiatiques", elle a organisé un déjeuner entre elle, son père et le journaliste. Une fois à table, le 18 mars 2019, elle déclare que le chroniqueur de CNews lui aurait caressé le genou avec sa main et serait "remonté jusque l'entrejambe" tout en continuant de discuter, en demandant ensuite "discrètement 'je peux ?'""Le 'je peux' est arrivé beaucoup trop tard et de toute façon je n'ai rien su dire", se souvient-elle auprès de Mediapart.

Aurore Van Opstal raconte que le 2 décembre 2020, elle recontacte à nouveau Éric Zemmour pour une interview courte par mail au sujet de la "négrophobie structurelle", concluant son mail d'un "Baisers". L'auteur aurait alors répondu être content "d'avoir de nouveau de vos nouvelles vous vous éclipsées quand notre conversation devenait intéressante". De son côté, la journaliste assure n'avoir à aucun moment souhaité des "rapports plus qu'intellectuels", rapporte Mediapart. 

Auteur
L.M/M6Média