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DECRYPTAGE

Gaïd Salah/opposition : la réponse du berger à la bergère !

Le général-major du corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a poursuivi ses appels au dialogue, mercredi 29 mai, pour préparer la présidentielle sans pour autant fixer une date ni donner la  moindre explication sur la forme ni le contenu de ces discussions et en plus avec qui s’ouvriront-elles.

La réponse ne s’est pas fait attendre par les mêmes parties d‘opposition qui applaudissent le principe sans connaître avec qui dialoguer et encore moins son ordre du jour comme le MSP de Mokri, Talai El Houriyet de Benflis rejoint automatiquement par l’ex-alliance présidentielle du FLN, RND, MPA, TAJ. Tous se disent favorables à la feuille de route de l’armée alors que le vieux général n’en a présenté du moins hier mercredi aucune.

Le vice-ministre de la Défense a simplement renouvelé ses appels au mouvement de dissidence populaire pour soutenir les efforts de l’armée qui œuvre sans relâche pour trouver une sortie de crise.

Comme d’habitude, il a dénoncé les partis, sans les citer comme le FFS et le RCD ainsi que certaines personnalités leur imputant l’entrave des efforts de l’institution qu’il dirige pour une sortie de crise. Il les met devant leur responsabilité «ceux qui se comportent de la sorte sont contre un dialogue sérieux, et ils en assumeront la responsabilité devant Dieu, le peuple et l’Histoire ».

Le général-major tente d’attirer l’attention sur le temps qui n’est pas en faveur, dit-il, de la situation économique en perspective, pourtant le conseil constitutionnel n'a reçu pour l’examen que de deux candidatures inconnues au bataillon.

Il s'agit de deux candidats énigmatiques. Rien ne les destinait à devenir candidats à la candidature suprême. Le premier, Hamid Touahri, a échoué à l'élection municipale de 2017, dans sa propre commune d'El Attaf, à 140 km au sud-ouest d'Alger.

Le second, Abdelhakim Hamadi, a déjà tenté une incursion sans succès lors des élections présidentielles de 2014.

Ils ne sont soutenus par aucune formation politique sérieuse. Leur initiative ressemble à une farce de mauvais goût qualifiée par un politologue algérien, interviewé par un quotidien français.

Pourtant si l’on se réfère à son discours du 20 mai au siège de la 4e région militaire d’Ouargla, le général-major du corps d’armée, vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaid Salah, il a exprimé son refus catégorique de dialoguer directement avec les forces politiques, ce qui est compréhensible. Pourquoi ? Il tente, selon toute vraisemblance et il a réussi, de préserver la réputation de l’armée algérienne d’être « accusée » de se mêler des affaires politiques, notamment par les nations étrangères qui suivent avec attention l’évolution de la crise algérienne.

Pour Gaïd Salah, comme il l’a noté dans ses précédents discours, l’armée a pour rôle d’accompagner en créant les conditions sécuritaires favorables mais il appartiendra au président élu démocratiquement de continuer le reste dans le calme et sérénité et un mandat présidentiel de cinq ans lui permettra donc de prendre tout son temps pour apporter les modifications nécessaires à la constitution pour refonder un Etat de droit. Toutes ces questions politiques ne sont pas du ressort de l’armée.

On en déduit donc que l’armée dans ce discours a bien livré sa feuille de route qui est en termes simples : il faut entamer le dialogue initié par le chef d’Etat Abdelkader Bensalah pour donc mettre sur pied une commission pour la préparation et la surveillance des élections sous l’égide d’un gouvernement que tout le monde, y compris les partis qui se disent favorables à la feuille de route de l’armée, refuse catégoriquement.

Alors ! Sommes-nous en face d’un dialogue de sourds ? Ou est ce que le système que la rue veut le faire légitimement dégager, s’impose malgré lui ?                                              

Auteur
Rabah Reghis
 

Commentaires

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Ceux qui , à l'intérieur , comme à l'extérieur de l'Etat , ont prolongé la crise algérienne de 5 loooooooooonnngues années supplémentaires ! Ceux-là sont une grande partie du problème et non une partie de la solution !
Mr Ali Missouni US goulag in Algeria .

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Le drs sous le criminel ,voleur et prédateur médienne mohamed dit "toufik" a diaboliquement voulu "semer la violence "en pays kabyle "bled lekbayel" et avec son complice la vermine islamiste de la guerre pédagogique ont assassiné matoub l'amazigh
Les mêmes causes donnant les mêmes effets ,pour mettre un terme au soulévement du 22 février 2019 ,il fallait assassiner dr fekhar et faire soulever AIT MZAB et de là tous ceux qui luttent pour recouvrer leur identité amazigh colonisée par le panarabisme .

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Ils doivent etre délégués pour pretendre parler au nom de "l'opposition". Tous les partis ensemble ne rassembleraient pas 10% des algériens. Feindre un dialogue entre ces parties c'est redorer la facade abimée du régime...

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