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HUMEUR

Hajar Raissouni, une colombe saigne

La journaliste marocaine, Hajar Raissouni, est placée en garde à vue suite à une accusation portant sur un avortement, jugé illégal. C'est une consternation que le Maghreb en soit encore à ce point alors que l'humanité avance.

Il faut préciser que cette journaliste s'était déjà singularisée par ses violentes critiques envers le régime de son pays et ses lois liberticides. Car les affaires d'avortements illégaux ne font pas autant de bruit habituellement.

Regardez ce beau visage et ce sourire qui respire la vie, c'est cela qu'on voudrait étouffer mais jamais l'humanité ne s'est laissé faire et a toujours retrouvé la lumière après les ténèbres.

L'avortement est illégal au Maroc comme en Algérie et c'est justement cela contre lequel, nous, les républicains laïcs, nous nous soulevons car il s'agit d'une chape de plomb qui s'abat sur les peuples et nous ne pouvons vivre indéfiniment sans la déverrouiller.

Dans un second article, j'exposerai les arguments, politiques et juridiques, qui combattent ces lois répressives au nom d'une morale religieuse hypocrite et de terreur. Dans un premier temps, concentrons-nous sur le soutien à apporter, au moins moralement, à cette pauvre jeune dame prise entre les étaux de la barbarie.

C'est une insulte à la dignité des femmes comme à la démocratie et à l'humanisme que ces violences. Ces régimes politiques, les nôtres, ne s'attaquent qu'aux faibles et jamais ne s'impliquent pour la défense des droits humains alors que leur Dieu est censé en être le garant.

La sexualité de la femme, les mots des journalistes, perpétuellement surveillés, traqués et condamnés. Aujourd'hui nous nous soulevons pour être aux côtés de Hajar Raissouni car c'est de notre dignité qu'il s'agit.

Qu'importe si l'accusation est fausse, la journaliste arguant que l'avortement n'est pas une réalité. Cela importe peu car c'est une liberté arrachée aux ténèbres que le droit à l'avortement dans les démocraties modernes. Quelle que soit la réalité de l'accusation, nous sommes en face d'un déni d'humanité et de justice éclairée.

Qu'importe également le foulard porté par cette dame, un insigne d'esclavage qu'elle a mis  volontairement et qui est la soumission aux dogmes qui légitiment son arrestation. Je l'ai déjà violemment accusée de cette contradiction sur les réseaux sociaux car ce foulard insulte notre militantisme à l'égard des droits et de la dignité des femmes.

Mais une fois la réprimande écrite, il faut que je reprenne le droit chemin des humanistes et me mettre à défendre les libertés, y compris de ceux qui ont provoqué un drame qui se retourne contre eux.

Hajar Raissouni est notre combat à tous, nous lui crions notre révolte pour la soutenir et l'embrassons de notre affection fraternelle.

 

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar
 

Commentaires

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Avant d'écrire des bêtises sur la supposée colombe qui saigne, renseignez-vous : il d’agit d’une islamiste pure et dure qui a toujours dans ses chroniques tapées sur les femmes modernes et universalistes.
« Fais ce que je dis et ne fais pas ce que je fais » semble être le viatique de cette fille d’islamiste du PJD qui est Nice du célèbre prédicateur islamiste Raïssouni.
Elle aura au moins, par son incarcération, ouvert la voie aux femmes libres et dignes de pouvoir manifester.
Ce sui est inadmissible, c’est qu’un chroniqueur puisse dire n’importe quoi sans se renseigner. Cette journaliste est une suppôt du makhzen.

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Bonjour,

Avant de vociférer, lisez bien le texte. Je l'ai assassinée dans mes propos sur les réseaux sociaux.

A aucun moment je ne dis qu'elle est un ange ni une démocrate. Je constate tout simplement que le chef d'accusation est inadmissible et je soutiens toutes les femmes qui en sont victimes.

Les démocrates et humanistes défendent même les pires criminels lorsqu'il s'agit de rétablir la part des choses.

Relisez ma farouche accusation sur Facebook et vous verrez que je ne suis pas tendre avec cette dame.

Par ailleurs, je ne suis pas un journaliste chroniqueur mais un contributeur libre.

Et, moi, je signe de mon nom.

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