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Comme au temps du FIS

Hystérique, Ali Aya perturbe une conférence du Dr Djabelkhir (Vidéo)

Celui qui a connu la période de l'avènement du parti terroriste du FIS dans les années 1990 verrait dans ce qui suit une analogie criarde qui fait froid dans le dos. Ali Aya, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a quitté dans un état hystérique, une conférence qu’organisait le Journal El Hiwar, ce samedi 30 décembre, qui mettait aux prises le réformateur Saïd Djebelkhir et le radical Lakhdar Rabhi, voulant sans doute la perturber.

Le cheikh est sorti en hurlant à tue-tête, au tout début de la conférence, lorsque l’organisateur de la rencontre, a eu le malheur de parler du Coran et de la Sunna, comme d’un patrimoine islamique ! "Le Coran est la parole de Dieu, et la sunna est celle de son prophète. Ce n’est pas un patrimoine, vous entendez cela. Je vous interdis de le dire", pestait l’ancien cadre fondateur du FIS dissous. 

"Je crains que le bon Dieu, ne fasse trembler la terre sous nos pieds pour ces paroles. Je crains que Dieu nous maudisse pour cette conférence. Le Coran est la parole de Dieu, on ne peut dire que c’est un patrimoine. Ceci est haram", hurlait-il encore, visiblement très remonté et peut être même préméditant son coup. Puis, afin de se donner plus de crédit, il affirme devant une assistance ahurie, que l’autre cheikh Ait Alget, dont il dit qu’il est son mentor, "avait failli s’évanouir, en écoutant les propos révisionnistes de Djebelkhir, et qu’il lui avait confié qu’il aurait voulu être mort avant d’avoir assisté à un tel jour en Algérie".

Le cheikh, qui avait fui le maquis des GIA pendant la décennie noire en Algérie, a occupé plusieurs postes officiels depuis l’arrivée de Bouteflika, dont celui d’Imam de la grande mosquée d’Alger. Il est invité régulièrement sur les plateaux de la chaîne de télévision Ennahar, où il fait des fatwas en direct, sur plusieurs sujets, notamment sur le hijab et les agressions sexuelles accusant même les femmes d’en être responsables.

Pour rappel, Saïd Djebelkhir, a été pris à partie par les intégristes de tous acabits, parce qu’il a dénoncé, sur une chaîne de télévision, certains hadiths qu’il trouvait obsolètes dans les Sahih de Muslim et de Boukhari. Une déclaration qui n'a rien de nouveau au demeurant puisque de nombreux éminents islamologues comme Jacques Berques ont déjà évoqué ce sujet.

Auteur
B. Karima