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50 ANS APRES WOODSTOCK

Il neige du plastique en Arctique, il pleut de la folie en Algérie !

Jimi Hendrix enflamme les terres boueuses de Woodstock.

Par la grâce de dirigeants inconscients, le monde s’est indubitablement embarqué sur une trajectoire de suicide collectif que rien ni personne ne semble en mesure de contrôler, encore moins d’inverser.

Il y a 50 ans, attisé par un peuple américain débordant de « bravitude » et de vitalité (un peuple qui se démarquait avec lucidité et humanisme de ces va-t’en-guerre engagés dans une guerre féroce au Vietnam) le mouvement hippie, initié par la fabuleuse Power-Flower à San Francisco, atteignait son pic à Woodstock, dans l’Etat de New York, sous forme de regroupement jamais égalé depuis. Un festival de musique mémorable qui avait rassemblé des centaines de milliers de citoyens épris de paix et de liberté pour dire non à la politique belliqueuse de l’Amérique.

Cette Amérique qui venait, moins d’un mois plus tôt, de faire poser des hommes sur la lune, ne donnait aucun signe d’humanisme envers les autres peuples de la Terre. Ses responsables ne se souciant guère de ces milliers de vies humaines que leurs bombes, larguées avec une furie non contenue, emportaient chaque jour entre Hanoïi et Hô-Chi-Minh, pendant de longues années d’une guerre sans merci livrée à des peuples épris de paix et de liberté.

Pour clôturer le festival, Jimi Hendrix, en maestro exaltant de ces trois journées de musique psychédélique ose un pied de nez grandiose à l’adresse des politiques et leur symbolique, en interprétant, à sa façon, «The star spangled banner » (*), l’hymne national américain, avec les cordes d’une guitare qui délivrait des sonorités que jamais plus personne depuis ne sait reproduire avec autant d’achèvement. Par la grâce d’une guitare électrique envoûtante manipulée par un « voodoo child » sorti tout droit d’un monde ésotérique, les notes de cet hymne se sont transformées en décibels féériques. Des notes entrecoupées, avec une adresse époustouflante de dextérité, de sonorités qui reproduisaient des explosions de bombes, d’obus, de fusées sifflantes et d’explosifs en tous genres, réglés pour donner la mort.

Comme pour bien marquer les esprits, en insistant sur le fait que cet hymne était désormais souillé par le sang de nombreux innocents, du côté de Saigon.  

Je vous fais part d’un aveu : à l’époque, les insouciants adolescents que nous étions n’avions rien décodé de ce message par une guitare délivré ! emportés par le rythme psychédélique d’une musique qui nous entrainait dans l’espace et les galaxies. C’était cela l’enchantement Jimi Hendrix ! Celui de vous transporter, à travers une oreille bien étalonnée, dans un monde qui avait des milliers d’années-lumière d’avance sur ce qui était offert sur la planète Terre. Comment ne pas s’y laisser emporter ?

Une année plus tard plus tard, on retrouve le corps inanimé de Jimi dans une chambre d’hôtel, à Londres. Mort d’une overdose avait-on conclu. C’est ce qui est retenu et se dit à ce jour !

C’est léger, très léger pour justifier la mort d’une idole toujours entourée d’amis et de groupies !

D’ailleurs, 27 ans après (c’est drôle ce que ce nombre 27 semble maudit pour les célébrités !) n’a-t-on pas remis sur le dos des GIA, de leurs FIS, et de toutes sortes de drogués d’Arabie, l’assassinat de Matoub Lounes, lui qui venait tout juste de réinterpréter Kassaman, en version Jimi Hendrix, paroles en sus, pour dénoncer les dérives d’un système honni, 21 ans avant ce Hirak qui n’en finit pas de nous étonner ?

On ne touche pas impunément aux symboles de ceux qui se donnent des statures d’élus kaisers, et s’érigent en augustes gardiens des frontières, du drapeau, de l’idéologie, et autres crétineries, inventées pour diviser les hommes et les faire guerroyer chaque fois que leurs propres intérêts sont en danger.

Ce parallèle entre la mort suspecte de Jimi Hendrix et l’assassinat de Matoub Lounes, avec pour point commun la drogue, physique dans le premier cas, spirituelle dans le second, nous renvoie à ces politiques déshumanisés qui se jouent de la vie des hommes, tout comme dame nature semble se jouer de celle des chrysalides, des fourmis, ou des trajectoires de l’atome !

Seule une inconscience chronique, individuelle ou collective, et bestiale peut expliquer le fait que l’on ne prend pas de mesures rapides et adéquates pour cesser la fabrication et la distribution de ce plastique qui pollue jusqu’à l’arctique, sous forme de neige contenant des nanoparticules qui pollueront la Vie sur Terre pendant des milliers d’années à venir.

Cheers ! à la santé de vos enfants ! Vos milliards de dollars les en prémuniront, très certainement !

Seule une inconscience collective d’un pouvoir militaire aux abois peut expliquer le fait que personne, dans la sphère de décision supérieure, ne semble comprendre et mesurer le temps que l’on fait perdre au pays et à cette jeunesse pétillante de vie, en se mettant au garde-à-vous devant un octogénaire qui n’a que la mort devant lui. Et il ose se référer et réfuter toute idée d’ambition !

Oui, le plastique est nocif pour l’humanité ! Les fabricants se doivent d’être sommés d’en arrêter la fabrication et la distribution !  Ils le font petit à petit, même si, au regard du danger, cela manque de détermination. 

Mais, qui osera dire stop à la folie d’un octogénaire qui, comme ses prédécesseurs, croit avoir raison, alors qu’il représente le préjudice absolu pour la prospérité humaine du pays ? Des millions de « Hirakis » mobilisés chaque vendredi pour dire non à toutes sortes de Harkis ne peuvent pas se tromper ! Ce qui est réclamé n’est que pure légitimité !

Prémunir les peuplades d’Algérie (ces exemples de sagesse et de lucidité collectives que le monde nous envie) des dérives d’un général illettré qui, à la sauvegarde du pays et de la planète, n’a rien compris, relève d’une urgence absolue !

Il y a 50 ans, quand des millions d’Américains s’étaient mobilisés contre la folie de la guerre du Vietnam, Jimi n’avait pas encore 27 ans. En ces moments de renouveau où le mouvement de dissidence populaire s’acharne à dire stop à 57 années de stupidité sur les épaules d’un octogénaire posées, la plupart de nos jeunes n’ont pas encore vécu le quart de ce qu’a gambadé ce vieux général qu’il est urgent d’écarter pour que le pays s’éloigne à tout jamais de lendemains de calamités !

De vos décennies de ruses et de malheurs, y’en a assez, Gaïd Salah et compagnie ! 

K.M.

Auteur
Kacem Madani
 

Commentaires

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J'allais dire quelque chose mais je vois que vous avez arrete de publier les commentaires. Alors je ne dirais rien!

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