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Affaire Eni-Saipem - Sonatrach jugée en Italie

Innocence de Chakib Khelil: un juge italien contredit le "juge" Ouyahia

Il n’y a pas si longtemps, le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait déclaré que Chakib Khelil était victime d’une grande injustice dans son propre pays, et que l’ancien ministre de l’Energie était victime d’un coup monté "

"Beaucoup d’injustices ont été commises dans l’affaire Chakib Khelil" avait-il déclaré alors, avant de nous apprendre, que la justice algérienne avait réparé « l’injustice », dont il était victime en déclarant « un non-lieu ». Un jugement que personne n’a vu passer, sauf notre juge Ouyahia.

Seulement voilà; alors que tout le monde ou presque en Algérie commençait à oublier la désormais « non-affaire » du "simple citoyen" et conférencier vedette, M. Chakib khelil, la justice italienne, qui n’obéît à aucun agenda présidentiel algérien, continue de faire le travail et de resserrer l’étau sur l’un des potentiels futurs présidents algériens.

En effet, le Premier magistrat milanais Isidoro Palma, à la fin de la première audience consacrée, le 19 février passé,  à l’affaire de corruption Saipem-Eni en Algérie, a présenté des "preuves" sur les paiements effectué par l’entreprise italienne afin d’éliminer la concurrence et de garantir   "les faveur du ministre de l'Energie Chakib Khelil et sa protection pendant les étapes de course", révèle l’agence Reuters.

Au centre du processus, un paiement de 197 millions d'euros de pots-de-vin en Algérie pour obtenir des contrats en faveur de Saipem pour 8 milliards d'euros et obtenir l'autorisation du ministre algérien de l'Energie d'acheter la société canadienne Firs Calgary Petroleums, propriétaire des droits d’exploitation d'un champ algérien et étendre la concession d'exploitation, rapporte encore l’agence Reuters.

Le Premier magistrat Palma, a présenté,  parmi les preuves du présumé « gros pot-de-vin »,  les paiements pour de fausses activités de courtage à la société Pearl Partners de Hong Kong, attribués à Farid Bedjaoui, considéré comme un homme de confiance du  ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil, et le carnet d’adresse  saisie par la police militaire algérienne ("non par les services secrets", a précisé Palma) au ministre de l'Energie dans laquelle ont été trouvés les numéros de syndics des entreprises suisses impliquées dans cette affaire », note l’agence britannique.

Pour rappel, l’affaire dure depuis plusieurs années et reprendra le 26 février prochain.

Ahmed Ouyahia, qui s’était embrouillé entre temps, avec "Naker Lahcen et l’ingrat" Chakib Khelil, devrait malgré tout se sentir plus qu’embarrassé, de voir celui qu’il a absout d’un revers de la main, lorsqu'il s'est substitué à la justice algérienne, traîner dans la boue par une justice étrangère, réellement indépendante...du clan au pouvoir.  

Auteur
B.Karima