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HOMMAGE

Kameleddine Fekhar tué par l'arrogance imbécile des hommes

Il ne verra pas fleurir le printemps algérien dont il aura été l'un des plus acharnés artisans.

Kameleddine Fekhar est mort, tué par l'arrogance imbécile de ces hommes sans panache qui se sont donné la triste mission de faire barrage aux bourrasques de la liberté.

Fekhar était un croyant, un vrai, il croyait aussi fort en Dieu qu'en les hommes. Chez lui, les droits de l'homme n'étaient pas une formule de circonstance, mais une foi. C'est cette foi que les juges qui l'ont condamné, les responsables qui l'ont désigné, les geôliers de l'ombre qui ont arraché sa vie, c'est cette foi qu'ils ont voulu tuer.

Geste pitoyable : l'Algérie de demain ne se rappellera pas d'eux, mais gardera dans un coin du coeur, à jamais, le nom de Fekhar.

Toutes les fois où l'enfant jouira d'un bonheur de vivre, d'un instant de liberté, c'est un peu à Fekhar qu'il le devra. Un nom désormais gravé dans la chair de l'Algérien comme le fut celui de Frantz Fanon, du nom de l'hôpital où s'est éteint, ce mardi matin Kameleddine Fekhar. 

Fanon qui disait : "Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir." 

Auteur
Mohamed Benchicou