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TRIBUNE

La Kabylie dans la révolte algérienne : et maintenant ?

Les évènements qui secouent le pays depuis le 22 février et les manifestations impressionnantes qui font battre le pavé à des millions d’Algériens ont fini par réveiller le peuple en entier de sa léthargie.

L’incroyable arrogance et la cécité du cabinet occulte au pouvoir a poussé son outrecuidance jusqu’à présenter le président Bouteflika pour qu’il rempile avec un cinquième mandat malgré une  incapacité physique absolue et évidente à diriger le pays. Un geste qui avait fait de l’Algérie la risée des médias internationaux et considéré par l’écrasante majorité des Algériens comme l’humiliation de trop. Une décision qui a fini par exploser à la figure du gouvernement qui voit comment depuis le 22 février 2019, des millions d’Algériens réclament chaque vendredi le départ du système en entier et une deuxième République digne de ce nom.

Les marées humaines des manifestants ont pris de court le gouvernement actuel mais aussi tous les observateurs, car depuis l’indépendance et mis  à part quelques cas de révoltes dans d’autres régions comme le Sud algérien, les manifestations massives venaient plutôt de la Kabylie. Même les mal nommés « Printemps arabes » sont passés en catimini sans grands chamboulements.

Les Algériens, échaudés  par les évènements de 1988 et avec les massacres et les atrocités de la décennie noire à l’esprit, étaient disposés à supporter beaucoup de dépassements en contrepartie de la paix. C’est là-dessus qu’a joué Bouteflika avec sa politique de réconciliation nationale dont  il a usé et abusé au point d’en faire une constante nationale et de son auteur un demi-Dieu, un Fakhamatouhou ! C’est donc avec une grande surprise que la gérontocratie au pouvoir voit cette colère – encore pacifique et très civilisée - toucher toutes les régions d’Algérie avec néanmoins certaines différences notables en Kabylie, qui est probablement la seule région du pays où les appels à la révolte ont été perçus de manière différenciée et peu homogène.  

Il est bien entendu, que le souhait de faire tomber ce pouvoir est également partagé par la Kabylie. Le nouveau système qui en ressortirait ne saurait être pire que l'actuel. Demeurer en marge de cette véritable révolution reviendrait, en outre, à se mettre hors-jeu et perdre des atouts pour placer des revendications propres. La Kabylie n'a donc rien à perdre à s’impliquer et à participer au formidable mouvement citoyen. Il ne fait pas de doute, par ailleurs, que le succès de cette révolte « du sourire » a donné une image très positive du pays, avec des manifestants pacifiques, créatifs, solidaires et qui ont surtout fait preuve d’une très grande dose d’humour dans leurs slogans.

Une révolution dans l’état d’âme des Algériens qui semblent soudain se réconcilier avec eux-mêmes et leur pays. «C’est la première fois depuis longtemps que je n’ai plus envie de quitter mon pays » proclame une des nombreuses pancartes portées par les manifestants. Ce mouvement et les milliers de drapeaux algériens brandis tous les vendredis depuis le 22 février contribuent à la renaissance de l’amour de la patrie et au renouveau d’un nationalisme algérien qui souffre depuis longtemps de la gabegie, la corruption et la médiocrité des dirigeants du pays. Un nationalisme qui appelle à la constitution d’un front uni d’abord contre le cinquième mandat et ensuite contre le système et tout ce qu’il représente.

Algérie vs Kabylie : lutte pour l’occupation emblématique des espaces symboliques

Il ne fait pas de doute que la généralisation de ce mouvement à tout le pays n’a pas manqué d’affecter la longue tradition d’opposition kabyle contre le « pouvoir ». Un regard sur les réseaux sociaux et leur rôle fondamental dans ces évènements laisse facilement apparaitre des positionnements différents et qui coïncident globalement avec les tendances politiques qui traversent actuellement le paysage politique kabyle. La formidable réaction du peuple algérien contre le cinquième mandat, la maturité politique des manifestants et le retour d’une Algérie belle et rebelle exigeant la fin du système a provoqué une véritable euphorie de nature à pouvoir désactiver les revendications kabyles dans la mesure où celles-ci se justifient fondamentalement par une absence de liberté et de reconnaissance de la diversité en Algérie et particulièrement des revendications en Kabylie. L’impact du mouvement pourrait donc se traduire par une démobilisation ou une diminution de l’adhésion aux idées autonomistes ou souverainistes. Dans ce sens, des appels ont été lancés pour ne pas porter le drapeau kabyle ou amazigh pendant les manifestations sous prétexte qu’il fallait « reporter » ces revendications à plus tard, une fois le système dégagé.

Beaucoup en Kabylie ont suivi ce raisonnement. La conviction d’être « un Algérien comme tous les autres », certains complexes de culpabilisation (mauvais ‘arabe’ ou ‘mauvais musulman’) ou une certaine haine de soi font que certains kabyles veulent «démontrer » leur algérianité en assumant le seul drapeau algérien comme symbole identitaire et s’opposant à tout autre emblème comme menace au front unitaire.

Pourtant, l’amazigh étant langue officielle en Algérie, l’emblème qui le représente devrait être partagé par le reste de Algériens, or, on ne voit jamais ou pratiquement jamais ce drapeau amazigh arboré dans les régions d’Algérie non berbérophones, même si,  selon le discours officiel, elles seraient également toutes amazighes.

D’autres voix dont surtout celles des  autonomistes du Rassemblement Pour la Kabylie (RPK) ou leurs sympathisants n’ont pas tardé à se faire entendre pour avertir du danger d’un tel comportement et demander, au contraire, d’aller aux manifestations mais avec des drapeaux algériens et amazighs,

Il y a enfin ceux qui appellent à manifester avec l’anay aqbayli – le drapeau spécifiquement kabyle - qu’ils soient du MAK ou pas - et qui considèrent que les militants pour l’indépendance de la Kabylie devraient occuper des espaces avec leurs propres symboles afin de se donner plus de visibilité.

Relevons aussi que si le drapeau– dit aussi fédéral - des Amazighs est dorénavant toléré en public même s’il est pratiquement inexistant en dehors de la Kabylie et des régions berbérophones comme les Aurès ou Ghardaia, il n’en va pas de même pour le drapeau kabyle. Ce drapeau connaît l’exclusion et la prohibition qu’avait connues en son temps l’actuel drapeau amazigh. Son outrage : être assimilé avec le séparatisme et les souverainistes. Comme si l’autodétermination était un délit. Faire flotter ce drapeau durant les manifestations de ces dernières semaines inclut des risques pour son auteur de se faire huer ou d’être empêché de le brandir dans certaines villes du pays mais aussi au sein de la diaspora algérienne. Les premières escarmouches dans ce sens se sont déjà produites aussi bien en Kabylie qu’au sein de la diaspora en France ou au Canada par exemple, où les manifestants ont tenté d’expulser ou d’interdire le drapeau « kabyle », assimilé au « séparatisme » du MAK. Cet emblème ne peut-être d’ailleurs brandi qu’en Kabylie. L’exhiber dans le reste de l’Algérie, à fortiori, dans la capitale algérienne ferait courir à son auteur le risque d’être lynché ou emprisonné. Nous sommes loin, très loin, de l’Espagne par exemple, où des milliers d’indépendantistes catalans sont allés manifester ce dimanche 17 mars à Madrid, pour couvrir de leurs couleurs et drapeaux la ville de Madrid, la capitale, au cœur même du pays…

Les questions de représentation dans une hypothétique conférence nationale

À ces différences dans le rapport aux emblèmes symboliques s’ajoutent une série d’autres questions sur une hypothétique conférence nationale pensée comme un préalable pour une sortie de crise et à la fin du système. Proposée comme formule pour introduire « les changements profonds » promis par Bouteflika au cas où il serait élu pour un cinquième mandat, cette conférence bute dès le départ sur de grandes confusions. Des listes de personnalités ‘nationales’ non impliquées dans la gestion politique commencent à circuler dans les réseaux mais sans que le gouvernement actuel donne le moindre indice sur des questions fondamentales, d’abord, autour de l’institution en tant que telle comme son indépendance, sa liberté d’action, sa composition ou ses critères de fonctionnement. Ensuite sur la forme de désignation de ses composantes. Quels en seraient les critères de choix ou les mécanismes de représentation de  ses membres ? Sont-ils géographiques, démographiques, linguistiques et culturels ? Serait-ce l’appartenance à des tendances politiques ou religieuses ?

Faudrait-il, comme le rappellent certains internautes, revenir aux structures des régions pendant la guerre de libération nationale avec les six wilayas historiques (Aurès, Nord-constantinois, Kabylie, Alger/Algérois ; Oran et Sahara) ?

Même l’idée même du choix d’interlocuteurs ou de représentants du mouvement citoyen risque d’être un écueil important. Elle pose, en effet, un certain nombre de problèmes: de quelle légitimité les personnes élues et/ou désignées peuvent-elles se prévaloir ? Une fois élues, ces personnes ne risquent-elles pas de faire l’objet soit de manipulation, d’influence ou de pression de la part des autorités ? Comment se prémunir des risques de corruption ou de récupération ? Enfin, la désignation d’un comité, conseil ou groupe pour négocier avec l’État l’avenir du pays ne risquerait-elle pas de détourner le focus et l’attention – actuellement braquée sur le peuple - vers des individus alors que la puissance actuelle du mouvement citoyen réside justement dans la force et la créativité, la solidarité et la dynamique du peuple qui manifeste de manière solidaire son rejet du pouvoir ?

Faudrait-il s’appuyer sur l’expérience de laεrac et penser à une représentation concentrique et évolutive : par village, daïra et wilaya ? Ce mouvement qui avait mobilisé de très grandes masses en 2001 pourrait-il transcender les villages et les daïras ?

Après l’euphorie et la gueule de bois : poser les véritables problèmes

Les critères de représentation clarifiés et adoptés l’objectif serait alors d’arriver enfin à un consensus. Mais avant, certaines questions se profilent déjà comme des os durs à ronger : les divergences idéologiques profondes qui peuvent exister entre la Kabylie et d’autres régions d’Algérie et qu’il ne conviendrait surtout pas de balayer sous le tapis. Les problèmes seront donc redoutables et il faudrait alors une bonne dose de patience, de tolérance, de capacité d’écoute et de dialogue pour les affronter.

- Le type ou la forme de gouvernance à choisir : Le système jacobin extrêmement centralisé suivi et adopté par les gouvernements successifs a permis de concentrer et d’accaparer tous ces pouvoirs entre les mains d’un groupe de personnes et de clans depuis l’indépendance.

Ce centralisme a engendré une politique d’homogénéisation uniciste construite sur des piliers idéologiques monolithiques et exclusifs: une langue : l’arabe, une religion : l’islam ; un gouvernement : le FLN et ses dérivés. Ces choix ont servis aux clans au pouvoir à faire l’impasse sur la diversité culturelle, religieuse et linguistique et en même temps à faire main basse sur les richesses du pays. Des sommes colossales ont été dépensées pour des projets aussi pharaoniques qu’absurdes. Le tout dans un contexte de corruption généralisée et systématisée qui fera le lit de l’injustice, des conflits identitaires mais aussi des problèmes économiques et de représentation démocratique de la population : les libertés individuelles et collectives seront désormais mises sous le boisseau des fameuses « constantes nationales » et des non moins célèbres « valeurs de Novembre »  comme la défense de l’ «unité de la nation », la langue arabe et l’islam comme langue et religion de l’état post-indépendant.

S’il y a unanimité pour rejeter en bloc tout le système et tout le personnel politique et son discours, les Algériens – tous les Algériens - seraient-ils disposés à accepter de remettre en cause ces constantes nationales sur lesquels se fondent ce système pourtant honni et maudit? Seraient-ils disposés à dépasser les schémas unicistes du formatage nationaliste pour refondre le système de gouvernance afin d’évoluer, par exemple, vers un système fédéral des régions tel qu’il est demandé par une bonne partie des forces politiques en Kabylie ? La réaction franchement opposée du candidat à la présidence  – le Général Major Ali Ghediri, pourtant présenté comme « le candidat du changement » – en dit long sur la profondeur du problème et de la phobie que provoque une telle idée dans d’amples secteurs de l’opinion nationale. Comment compenser l’évidente disparité régionale sur ce point ?

- L’islam e comme religion d’État : le reste de l’Algérie serait-il disposé à accepter le débat sur le rôle de l’islam en Algérie et son corollaire, la laïcité comme le demande de grands pans de la société kabyle où cette revendication transversale et reprise par l’ensemble des agents politiques de la région (RCD, FFS ; MAK ; RPK ; MCB ; URK) ?

- Le reste de l’Algérie accepterait-il la diversité religieuse et les mêmes droits et obligations aux  autres religions que l’islam (christianisme), voire même à d’autres tendances musulmanes qui ne soient pas le sunnisme malikite officiel (l’ibadisme, Ahmadis etc..)? .

- Accepterait-il de revenir sur la fameuse triade  des Oulémas  l’Islam est notre religion, la langue arabe est notre langue, l’Algérie est notre patrie) pour supprimer de la future constitution l’article qui proclame l’Islam comme religion d’État? Serait-il disponible à accepter  un système de gouvernement qui assurerait la diversité religieuse?

- La majorité des Algériens accepterait-elle de revenir sur le code de la famille pour tout simplement le supprimer pour ne laisser qu’une seule loi  et égale en droits et en obligations aussi bien pour les hommes que les femmes?

- Le rôle des langues : les Algériens seraient-ils disposés à accepter que les langues autochtones comme le kabyle aient vraiment le même statut que l’arabe en Algérie ou du moins dans les territoires dont elles constituent la langue propre ? Accepteraient-ils même le concept de langue kabyle ? Accepteraient-ils de territorialiser les usages linguistiques et de reconnaître le kabyle comme langue propre de la région si une majorité de sa population le demande comme semblent le démontrer toutes les statistiques de l’enseignement de « l’amazigh »  en Kabylie?

Ce ne sont que quelques points qu’il faudrait absolument débattre et ne pas « reporter » à « plus tard » comme le demandent certains appels de nationalistes algériens. Il faudrait, cette foi, savoir tirer des leçons de l’Histoire – pourtant bien récente du pays – pour mettre sur le tapis la question de la définition identitaire de l’Algérie. L’éviter ou la reporter « à des jours meilleurs » nous ferait revivre un autre épisode de la crise dite « berbériste » de 1949 et tout ce qui en découlerait par la suite. Tenir compte du fait, que cette fois, toutes les priorités sont des priorités.

Imposer  ou construire ensemble l’unité ?

Si  la Kabylie veut continuer à vivre dans une Algérie unie – et l’écrasante majorité y serait prête, pour peu qu’elle s’y sente à l’aise – les forces politiques kabyles doivent d’abord trouver et proposer des solutions où chaque entité sociolinguistique, chaque région, évoluera selon ses spécificités. Le monde a connu plusieurs modèles d’État. Il est possible d’en adapter un aux besoins du pays. Les avantages en seraient incommensurables et l’impact formidable en terme de débauche d’énergies et de créativité. Le slogan « Un peuple, une langue, une religion » est périmé. Il est même dangereux et liberticide pour la diversité et la tolérance. Cette jeunesse assoiffée de changement et de vie osera-t-elle franchir le Rubicon et en finir avec l’unanimisme euphorique et idéologique ? Osera-t-elle la diversité ? Verra-t-on des pays où le drapeau d’une idéologie acceptera d’autres emblèmes pour exprimer la diversité des régions, des cultures, des langues et des peuples ? Osera-t-elle, cette jeunesse, la mixité, le respect total des femmes dans tous leurs droits, le renvoi de la religion aux espaces privés ? Finiront-ils, un jour, cette jeunesse et ce peuple, par cesser de confondre diversité avec division, uniformité avec unité, libertés individuelles et collectives avec la fameuse main de l’étranger ?

Les revendications berbères et kabyles en particulier sont une réalité intangible de l’Algérie. La prise de conscience identitaire est irréversible et ne peut aller que de l’avant. L’inflexibilité des pouvoirs, la répression, le déni ou la force ne sont pas et n’ont jamais été la solution ni éliminé les conflits. L’histoire de l’Algérie et des peuples l’a largement démontré.

Oui, mettre tout cela sur la table … tout de suite et maintenant ! Méditer cette phrase visionnaire de Mouloud Feraoun - ignoré et exclu comme tant d’autres créateurs kabyles  - par l’idéologie jusqu’à présent dominante : "Pauvres montagnards, pauvres étudiants, pauvres jeunes gens, vos ennemis de demain seront pires que ceux d'hier." (M. Feraoun; Journal 1955-1962, 12 janvier  1957).

Voilà pourquoi, les forces vives kabyles doivent déjà penser à réfléchir et à se concerter. Elles doivent le faire dans un respect absolu de toutes les idées et toutes les propositions sans exception pour peu qu’elles s’appuient sur des arguments pacifiques. L’autodétermination est également une idée politique qui a une existence réelle en Kabylie et qui – à ce titre - devrait être respectée. En Kabylie, en Algérie, comme ailleurs. Dans le sens opposé, il est également nécessaire que les souverainistes kabyles acceptent le fait qu’un Kabyle puisse refuser cette idée sans être taxé de traître ou de mauvais kabyle. Seul un système de représentation politique ouvert, libre et indépendant peut juger du poids réel de telle ou telle idée politique.

En attendant, le respect devrait régner entre les différentes tendances politiques. À cet égard, les dernières manifestations ont laissé les images prometteuses d’une tolérance qui semble s’installer peu-à peu dans la région : des représentants de différentes forces politiques,  ensembles dans des marches et derrière des banderoles affichant ouvertement l’objectif d’une Algérie fédérale des régions. Une belle perspective qui pourrait rapprocher – pour peu que la raison s’y mette – toutes les forces politiques kabyles.

Si jusqu’à présent l’appartenance à un parti faisait des membres du RCD, du FFS, du MAK, du RPK ou de l’URK des ennemis politiques, la nouvelle conjoncture pourrait les faire converger autour d’un patrimoine partagé: l’amour de la Kabylie et plus particulièrement la défense de ce qui les unit tous : la langue, la culture et le pays. Et ça, les Catalans ou les Basques, des nations qui ont réussi, l’ont bien compris. Les Kabyles peuvent aussi y arriver et ouvrir la voie aux autres régions d’Algérie voire de l’Afrique du Nord. Une Afrique du Nord des régions et de peuples enfin réconciliées avec elles-mêmes.

Auteur
Mohand Tilmatine
 

Commentaires

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Juste vision des choses concernant la question kabyle dans l’Algerie de demain.
Qui n’est pas visionnaire será toujours rattrapé par les erreurs plusieurs fois comisent depuis des siècles.
Une seule proposition mettrait tout le monde devant le fait accompli et jugerait de la volonte, de la sincérité et des aspirations de chacun sans y mettre aucun bâton dans les roues a ce processus vers le changement: Un RÉFÉRENDUM sur les aspirations des kabyles qui se tiendrait en Kabylie dans les prochaines cinq ou dix années qui suivront les institutions démocratiquement élues de l’Algerie.
Que l’engagement soit clair, écrit, signé et protégé juridiquement par tous les organismes compétents au niveau national et international.
Affudh Iguerzzen imkoul yiwen.

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Le fédéralisme est le seul modéle qui permettra UNE PAIX DURABLE entre les peuples amazighs ,amazighophones et arabophones pour vivre en paix à côtés des uns et des autres .Le colonialisme amazighophobe panarabiste a trop usé ,durant plus de 14 siécles ,de tous les procédés vils de colonisation:
-génocides des amazighs,
-déni identitaire,
-arabisation ravageuse,
-spoliation de leurs terres au profit de l imposture coloniale monde dit arabe ......

L'algérie fait partie du MONDE DE TAMAZGHA et non pas de l imposture monde colonial dit arabe.
C'est le néfaste colonialisme arabe ,ce vil vainqueur envahisseur qui a écrit l histoire fausse de tamazgha et de l algérie amazigh ;l histoire de l'algérie sous le prisme déformant de l'araberie coloniale est une hérésie identitaire de l histoire de tamazgha ,une imposture.Le patrimoine algéroalgérien doit d abord rendre compte de l'amazighité de ce pays que toutes les colonisations,surtout l'arabe,ont essayé de DETRUIRE ET D EFFACER.La colonisation arabe est la SEULE ,depuis L ARRIVEE DE L ENVAHISSEUR DU VIL ARABE OKBA ,pour occuper la terre des imazighénes , qui ne cesse de VOULOIR RAVAGER PAR L'ARABISATION l 'amazighité de ce pays ,l'algérie et TAMAZGHA en général.Tout respect de PATRIMOINE doit d abord rendre à ce pays SON IDENTITE AMAZIGH ORIGINELLE; l INDEPENDANCE DE1962,confisquée par la néo coloniale francouroubi ,celle de "l arabe" qui a pris le relai de meursault en 1962 PRIVANT AINSI L ALGERIE ALGERIENNE AMAZIGH MULTILANGUE(amazighophone,amazighrabophone) d une indépendance au bout de 7 années et plus d un combat ravageur contre le colonialisme apartheid français EST UN PATRIMOINE que le peuple du 22 février 2019 réclame ; une vraie constitution de ce pays doit se débarrasser de cette "araberie neo coloniale" systémique panarabiste avec ses harkis chawis,kabyles et nwagra de service ,systéme prédateur flnomilitaro arabe qui a ravagé ,à ce jour, ce pauvre pays
La constitution doit stipuler que L ALGERIE EST ALGERIENNE ,cad ,amazigh
La constitution ne doit surtout pas stipuler que l algérie est mahométane ou musulmane ,car L ALGERIE EST LAIQUE ET MULTICONFESSIONNELLE
Deux conditions siné qua non pour RENDRE A CE PAYS SON IDENTITE ORIGINELLE "TAMAZIGHT,nord africaine,méditerranéeenne occidentale
Quelle légitimité ont ils DE PLUS LES ARABES QUE LES RAMASSIS DE PIEDS NOIRS ,tous rejetons de DEUX COLONISATIONS QUI ONT RAVAGE ce pays L ALGERIE ALGERIENNE AMAZIGH,?
L'algérie algérienne est d essence MULTILANGUE ET MULTICONFESSIONNELLE.Tout ce qui la déviera de ce chemin identitaire originel,comme la colonisation arabomahométane l a essayé ,en la ravageant à ce jour,de lui imposer une identité arabe coloniale ,ne fera que prolonger son état de déliquescence qui pousssera les imazighénes à recouvrer leur identité ,leur nord africanité en se libérant de cet ravageur et métastasique panarabisme colonial
Kateb yacine,ce chantre de l amazighité ne nous avertissait il pas ,prémonitoirement,que les ravages que subit cette terre algérienne amazigh sont les conséquence de l 'araboislamisme colonial?

Kateb yacine nous prévient des ravages de l'araboislamisme

https://www.youtube.com/watch?v=a0WJajggv-I

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Le drapeau Amazigh fait consensus et appartient à toute l'Afrique du Nord.
Le drapeau du mak vous pouvez at sefdhem yas ajehnidh enwen. Personne ne le reconnaît. C'est comme la constitution de 62 faite par des putschistes dans une salle de cinéma.
Les authentiques kabyles revendiquent l'amazighité de toute l'Afrique du Nord et se sentent algérien sans plus. Ce soulèvement populaire est aussi une condamnation franche de votre idéologie sioniste. mak DÉGAGE !

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Mal poser les problèmes c'est nuire aux solutions potentielles. La crise actuelle révèle l'ampleur du mensonge de 1962. Si le régime des agents du Caire avait imposé introduit le devoir-etre arabe que benbella colportait et selon Mehri "l'arabisation a été imposée par De Gaulle". Le congrès de la Soummam et le Gpra n'avaient à aucun moment parlé de ce devoir devenir arabes. Donc aujourd'hui si révolution il y aurait cela devrait signifier retour à la nature des choses d'avant 62 quand partout en Algérie on avait un socle unique lint notre humanité par la langue Amazigh. Tout ce qui fausse la nature des hommes produit des désastres. Ce que paradoxalement on lit chez nos intellectuels c'est cette superficialité qui fait plus de calculs d'épiciers. Ainsi pour tenter de coller deux éléments aux antipodes on invente le triptyque- arabité, islamité Amazighité-. On se demande donc le pourquoi de cette anthropologique des mutants en accélérée. Triste à dire mais Said Saadi est l'un des promoteurs de cette farce qui sommes les valeurs comme au marché aux puces. Comme si il suffisait de rajouter l'amazighité à l'option civilisationnelle arabe de boumediene- arabisés par l'islam- on aurait l'adhèsion des masses Kabyles en rupture. Le régime actuel fit la meme erreur en inflation des conceptes croyant que l'islam pouvait compenser le manque d'unité par compression. Dans la meme facilité on tente de joindre l'utile à l'agréable en croyant qu'une banderole dans une manif règlerait les différences et nous exempterait du devoir choisir. Ne pas choisir c'est subir les effets néfastes de toutes les possibles alternatives. benbella qui en 62 avait dècidé que nous serions arabes par décret s'est vu refuser toute arabité des algériens par les intellectuels égyptiens en 2010 quand suite à un mach de foot s'en est suivi une diatribe "arabo-arabe". Les TV arabes avaient montré ces intellectuels qui avaient refusé toute arabité de l'Algérie point de vue anthropologique et benbella a encaissé bouteflika aussi et tous les intellectuels arabistes d'Algérie n'avaient pas soufflé un mot pour défendre leur arabité. Les memes qui croient nous imposer encore l'arabe langue officielle. Alors que la nation c'est une terre et une culture, la Oumma procède autrement, la croyance plie le terroir. Voilà pourquoi il n y a pas de révolution en Algérie mais juste l'effet de la crise identitaire qui s'est répercutée sur la gestion politique et économique que le petit peuple resent. Révolution c'est aller au fond et aux causes primaires ce qui nécessite froideur et courage. Après tout pour enlever une épine cela fait autant mal que se faire piquer de nouveau. Je doute que l'Algérien puisse retourner au socle berbère pour unir le pays par les valeurs endogènes, l'habitude de l'arabisation réconfortante les unit au régime et il suffit d'un maquillage pour faire rentrer les foules dans leur sommeil. Voilà aussi pourquoi la Kabylie doit procéder à la naissance de son propre parlement, qui saura s'élever au niveau du vrai message comprendra chercher le consensus de la oumma qui ronge la nation serait la traitrise kabyle, ce qui n'est pas dans la tradition.

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L’amazigh étant langue officielle en Algérie,et ne voit jamais ou pratiquement jamais ce drapeau amazigh arboré dans les régions d’Algérie non berbérophones, vous savez pourquoi ? parce que le peuple croit que l'officialisation de la langue Amazigh était faite sans son consentement , sans référendum , et le fait que vos emblèmes sont levés que dans la Kabylie , parce que le peuple sait dans quel circonstance et dans quel pays (la France) et par qui (l’académie berbère en France) et avec l'aide de qui , ce drapeau est conçu , et le peuple sait que ce que la majorité des partisans de la cause berbère devenu , (khalida, Younes , le ministre de sport et la liste est longue ), il sait aussi beaucoup de choses , il sait que votre cause est rien que pour vos intérêts personnels et régionels et il sait que ce qui battent pour votre cause peuvent aller à l'encontre de son unité que les chouhadas ont battu pour elle ........

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<<...les Algériens seraient-ils disposés à accepter que les langues autochtones comme le kabyle aient vraiment le même statut que l’arabe en Algérie...>>

Pourquoi l'arabe devrait-il avoir un status en Algérie ? Ce n'est pas une langue autochtone, c'est une langue étrangère. Le Dardja oui, on peut dire que c'est devenu une langue première pour beaucoup d'Algériens.

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L'arabe et islam constantes nationales ?
Quelle est l'opinion de l'auteur sur cette question, lui qui a étudié les sciences islamiques et a porté la barbe des islamistes un certain temps ?

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Et Qui vous dit que le kabyle est langue autochtone? C'est un délire d'imposer au peuple algérien de parler et d'écrire cette langue qui n'a meme pas un alphabet sauf celui en latin qui correspond bien en lien avec à la mère patrie chassée du pays . Les algériens parlent de l'amazighité dans la charte nationale et point de la kabylité qui si c'était à celle ci personne ne l'écrira et encore moins là parler et meme pour l'amazighité c'est au peuple d'en décider lors de la prochaine constitution où un article devra imposer un référendum au peuple algérien d'en découdre une fois pour toute car Bouteflika comme tout le monde le sait nous l'avait imposer pour calmer les kaka uniquement et s'agissant d'une question très épineuse qui touche à toutes les racines linguistiques et religieuses c'est au peuple algérien musulman qui pourra en décider car d'ores et déjà beaucoup nous parle de laicité, des mosquées, du coran et j'en passe.

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Ce qu'on oublie, c'est ceci: une langue, c'est d'abord une langue maternelle. C'est la langue que nos mères nous enseignent. Ma mère à moi ne m'a pas enseigné l'arabe parceque cette langue n'était pas la sienne. J'ai réussi à apprendre l'anglais en un an, je ne n'ai pas réussi à apprendre l'arabe en 7 ans de secondaire. L' introdroduction de l'arabe en algérie a été faite pour des raisons politiques connues de tous. Il est plus facile d'introduire et de faire accepter par les gens les idées rétrogrades de ceux qui ont utilisé l'arabe comme véhicule de ces idées rétrogrades ( le code de la famille est un example de ces idées rétro). L' arabe a aussi été introduit pour aider à propager l'islam. Le résultat de cette greffe d'organes (l'arabe et l'islam) est connue: une guerre civile sanglante et des politiques rétrogrades. Ces organes ont été rejetés par le peuple.
"On ne peut faire d'une langue une langue nationale si elle n'est pas une langue maternelle." C'est une vérité toute simple, comme un théorème mathématique.

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Je partage tout à fait l'analyse et l'opinion de M. Tilmatine. Kabyles aliénés qui s'opposent à la liberté du peuple kabyle, imaginez-vous les catalans défiler avec le drapeau espagnol ? Que nenni ! Les kabyles n'ont pas le même de degré de conscience que les catalans , les kurdes, les basques .... Si la Kabylie est dans cette situation catastrophique sur le plan linguistique et identitaire,c'est la faute à l'Etat algérien, mais SURTOUT à la démission des élites kabyles qui refusent de s'assumer en tant que kabyles.J'ai une question à poser aux kabyles anti-autonomistes et anti-séparatistes:Quelle est votre alternative pour stopper la politique criminelle d'arabisation/salafisation du peuple kabyle ??? Ce n'est pas en nous reniant ou en nous auto-flagellant que nous serons respectés et reconnus !Les élites kabyles qui tournent le dos au peuple kabyle sont indignes de leur kabylité. La stratégie d’effacement/accouplement (du FFS, du RCD,du MCB,des Arouchs) avec l'Algérie nous a conduit à l'impasse car c'est une voie suicidaire pour nous.Ces partis n'ont même pas réussi à arracher une autonomie linguistique et culturelle après un demi-siècle de fuite en avant (Kkaten avêhri s uâazzag !). Méfiez-vous de ceux qui disent qu'il n y a qu'un seule peuple en Algérie.C'est un déni de la réalité un mensonge éhonté.La distinction arabes/arabes est un,réalité sociologique et anthropologique depuis des siècles.Il ne peut y avoir de langue kabyle sans peuple kabyle.La langue kabyle est-elle parlée par des martiens ou des kabyles en chair et en os ?
Je souhaite que l'Algérie bascule dans la démocratie et l'Etat de droit.Mais aucune démocratie n'est possible sans le règlement de la question kabyle en suspend depuis 1962.
Bravo M.Tilmatine digne fils de la Kabylie insoumise.

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