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Eruption du Stromboli

La terre nous rappelle à sa puissante beauté

En juin, l'Etna s'était réveillé, voilà que le Stromboli se réveille à son tour et rappelle à l'humanité combien elle est dépendante de forces terriblement plus puissantes mais également d'une grande beauté.

    Dans la petite école, nous avions tous appris la célèbre éruption du Vésuve, en l'an 79, qui avait légué au monde l'un des plus fantastiques témoignages de la civilisation romaine, Pompéi momifiée dans ses cendres.

    C'est ainsi que nous ne faisions pas de confusion, le Vésuve est associé à la ville de Pompéi dans la mémoire collective.

    Mais le souci était de distinguer les deux autres volcans tumultueux et célèbres de la péninsule, soit le Stromboli et l'Etna. Les deux étaient en Sicile mais lequel était sur la grande île de Sicile et lequel devait être placé par notre crayon à l'extérieur, sur la mer, au Nord.

    Un jour, notre instituteur, exaspéré par notre incapacité à distinguer géographiquement les deux nous donna un moyen mnémotechnique pour s'en souvenir. Je n'ai jamais retrouvé un moyen aussi compliqué qui était censé nous aider à nous y retrouver.

    « Dans Stromboli, il y a le S de Sicile, comment voulez-vous le retrouver en Sicile même ? » nous avait-il dit pour nous signifier que s'il était en Sicile, c'est extérieur à la grande île et il faut le rechercher plus loin, dans les îles Éoliennes ». C'était donc l'Etna qui se trouvait sur la grande île.

    Miraculeusement, près de soixante années plus tard, j'ai retenu la leçon, pourtant alambiquée, et je ne fais plus la confusion. C'est le même instituteur qui m'avait donné un autre moyen pour distinguer lequel, entre l’arctique et l’antarctique, se trouvait au Sud et l'autre au Nord. Je vous raconterai cela un autre jour, c'est tout de même une explication plus simple.

    Voila donc, après l'Etna, que le Stromboli nous rappelle à la réalité vivante de notre terre et combien nous sommes si petits face aux immenses manifestations de son humeur.

    Même si nous déplorons un mort suite à cette nouvelle éruption, reste que les images sont à chaque fois d'une beauté à la hauteur du gigantisme de l’événement, surtout la nuit. Lorsque j'avais rappelé sur mon compte Facebook la beauté de l'irruption de l'Etna, au mois de juin, un internaute m'avait confié qu'en allant en Turquie, partant d’Alger il y a quelques années, ils avaient admiré une petite éruption dont le panache de fumée les avait accompagnés durant de nombreux kilomètres.

    Heureusement que la beauté de la terre nous rappelle qu'il faut en profiter sans avoir besoin de croire aux forces occultes pour nous agenouiller devant eux.

    Et comme je le dis toujours, si je m'agenouille ou me prosterne c'est devant la beauté de la nature lorsqu'elle se donne en si magnifique spectacle et non pour nous abrutir et nous soumettre à des stupides superstitions et croyances.


SID LAKHDAR Boumédiene
Enseignant
 

Auteur
SID LAKHDAR Boumédiene Enseignant
 

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