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HOMMAGE

L’adieu à Bélaïd Lamara à Paris

Des centaines de personnes, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, sont venues rendre un dernier hommage au militant disparu.

On y rencontrait des universitaires, des avocats, des médecins,  des militants du Hirak, du FFS, RCD, MAK, RPK, des associations comme Riposte Internationale, l’ACB, les Amis de l’Académie Berbère, l’association franco-berbère de l’Essonne, l’association berbère Tudert de Pierrefitte/Seine, l’association berbère de France de Saint-Ouen  et bien sûr des artistes ou chanteurs : Ben Mohamed, Farid Mammeri, Kamal Hamadi, Nora At Brahim, Smaïl Chenoun, Atmani, Akli D., Ali Aït Djoudi, Ferhat Imazighen Imula, Chérif Isulas, Idir Chali, Rachid Hireche, Madjid Soula, Lounès Tagrawla, Bélaïd Abranis et j’en oublie sans doute parce qu’il n’était pas possible de voir tout le monde. Mustapha Harzoune, journaliste était là m’a-t-on dit et Mohand-u-Ramdane Khacer fondateur de la célèbre association Afus-deg-fus, ils sont venus respectivement de Bretagne et de la Gironde ! Des centaines de kilomètres parcourus pour un dernier adieu à celui qui a consacré sa vie à la défense de tamazight et des droits de l’homme.

L’affinité entre cette foule compacte et le défunt était perceptible tellement le chagrin était palpable. Parfois graves, parfois détendus, tous échangeaient calmement, dans la discrétion et munis de masques anti-pandémie. Un comportement qui peut servir d’exemple ici et ailleurs.

Vers 14 heures, le cercueil, porté par les agents des pompes funèbres, sortit brusquement de la chambre funéraire pour le poser dans le fourgon chargé de transporter la dépouille vers l’aéroport. Comme un seul homme, la foule se redresse, observe quelques secondes de silence puis applaudit spontanément et fortement pour marquer la dignité du personnage qui nous a quittés. 

Au nom de la famille, Hemmu Messaoudi, militant au long cours, prit la parole pour remercier tout le monde avant la dispersion dans le recueillement.

Abdenour, mon cousin, me fit remarquer qu’il manquait un drapeau amazigh pour recouvrir symboliquement le cercueil, drapeau que feu Bélaïd Lamara a toujours arboré avec fierté. Souhaitons que les jeunes des At Saada puissent rectifier le tir pour parfaire l’hommage rendu à ce militant. 

Toutes et tous nous te disons repose en paix l’ami, ton nom est déjà inscrit avec honneur dans le vaste champ mémoriel amazigh.

Auteur
Hacène Hirèche