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Grand Angle

Langues : démocratie et libre compétence

Le stratège, chef de guerre, est élu non par ses pairs militaires, mais bien par le peuple tout entier : voici comment les institutions grecques tentent d’empêcher l’émergence d’une «expertocratie». Le meilleur juge du spécialiste n’est autre que l’utilisateur, et non, à l’inverse des Modernes, ses pairs spécialistes.

https://www.revue-ballast.fr/castoriadis-lautonomie-radicale/


À l’actuel débat sur la transcription de la langue tamazight, voici des éléments de réflexion, en espérant contribuer à l’indispensable clarification des idées.

Comment transcrire le tamazight ?

La raison, la logique et le respect du peuple suggèrent des conditions.

La compétence technico-scientifique indépendante est la première exigence à mettre sur la table.

La solution nécessite la réunion de personnes spécifiques. Leur caractéristique est d’avoir fourni une production estimable dans cette langue, comme spécialistes. Cette activité leur donne le droit de se réunir pour débattre et prendre les décisions qui leur semblent les plus conformes aux exigences technico-scientifiques de cet idiome.

Toutefois, ces personnes compétentes devraient être absolument indépendantes du pouvoir étatique. Cette exigence évitera que les décisions soient conditionnées par le rapport de forces politiques qui caractérise l’État. Cet impératif ne concerne pas uniquement l’État algérien. Par principe, tout État dans le monde ne devrait pas intervenir là où est examiné, discuté et élaboré un aspect technico-scientifique dans le domaine linguistique.

Ce que l’État devrait faire est ceci. S’il est réellement l’émanation de la volonté majoritaire populaire, son rôle consisterait uniquement à favoriser et répondre aux recommandations du groupe d’experts. Il le ferait en fournissant les structures matérielles et le financement nécessaires. Agissant ainsi, l’État ne fait que redonner aux citoyens ce qu’ils lui ont consenti : en lui versant des impôts et en lui déléguant la gestion des ressources naturelles du pays.

Concernant une Académie dont l’objet serait le tamazight, le processus devrait être identique. Les mêmes personnes compétentes s’en occuperaient, et, là aussi, de manière indépendante des enjeux qui caractérisent les détenteurs de l’État.

Bien entendu, les décisions et les actions devraient être le résultat du débat uniquement technico-scientifique.

Il est clair qu’en Algérie les questions de transcription de la langue, d’une part, et, d’autre part, de la constitution de l’Académie qui doit veiller à la promotion de cette langue, ces deux problèmes sont actuellement l’enjeu de controverses et conflits idéologico-politiques.

Les uns réclament la transcription du tamazight en arabe. Le but est de l’amarrer à l’aire culturelle arabo-islamique. Les partisans de cette tendance ont l’inconvénient d’incarner une idéologie hiérarchique autoritaire, en outre culturellement régressive. Ajoutons qu’évoquer, au sujet de la transcription du tamazight en lettres arabes, sous prétexte de respect du Coran, est un argument inacceptable, pour un simple motif : la majorité des Musulmans dans le monde emploient leurs propres langues et les transcrivent en caractères autres qu’arabes. Ce choix ne les empêchent nullement d’être des musulmans.

D’autres souhaiteraient, au contraire, détacher le tamazight de ce cadre arabo-islamique. Pour les motifs évoqués plus haut, ils craignent que l’emploi des caractères arabes soit une manœuvre afin d’ « embrasser pour mieux étouffer » la langue tamazight. Ce qui, en fait, est un risque incontestable.

Dès lors, est privilégiée la transcription en caractères latins, en espérant accéder, ainsi, à une aire culturelle démocratique. Ce dernier choix bénéficie d’un argument très important : la majorité des productions en langue tamazight est rédigée en lettres latines. C’est un héritage dont il faut tenir compte.

Il reste, cependant, que le tamazight est, actuellement, transcris, aussi, respectivement en lettres arabes et tifinagh. Les partisans de la transcription latine font noter que la production dans ces deux dernières transcriptions est mineure. Toutefois, est-ce un motif pour les écarter ?… Aux experts d’en décider.

Légitimation démocratique

Cependant, laisser les débats et les décisions uniquement aux experts, même indépendants de tout conditionnement étatique, risque de créer une caste élitaire qui agirait pour servir ses intérêts exclusifs, au détriment du peuple locuteur du tamazight.

À ce sujet, rappelons une méthode des Grecs antiques. Le chef militaire supréme, le stratège, n’était pas nommé ou élu par ses pairs, mais par le peuple. Ainsi, ce dernier évitait la formation d’une caste d’ « experts », détachée des citoyens, avec le risque de s’octroyer des privilèges au détriment du peuple. Malheureusement, l’époque « moderne » opte pour le choix des « spécialistes » uniquement par leurs pairs, produisant ainsi une caste technocratique aux intérets différents de ceux des citoyens.

Revenons à l’Algérie. Pour conjurer le risque élitaire technocratique, il faudrait que les diverses composantes du peuple qui utilisent le tamazight (Kabyles, Chaouias, Touaregs, etc.) élisent, de manière démocratique, leurs représentants spécifiques. Ceux-ci seront mandatés pour discuter et émettre leurs avis, comme citoyens. Ce groupe de représentants et celui d’experts travailleraient ensemble, discuteraient et prendraient les décisions. Elles devraient satisfaire, d’une part, les exigences technico-scientifiques et, d’autre part, les nécessités populaires. Pas facile. Mais existe-t-il une méthode meilleure pour aboutir à des solutions aussi bien rationnelles que démocratiques ?

Ces solutions concerneront les questions suivantes : quels critères privilégier pour le choix du modèle de transcription ? L’importance de la production déjà existante, qui est en lettres latines ? La décision de la composante  linguistique la plus nombreuse, qui est, sauf erreur, kabyle ? Que décider en ce qui concerne une éventuelle minorité qui souhaiterait un choix différent ?

À ce propos, surgit un autre problème : la standardisation

Rappelons des faits historiques.

En Europe, vers la fin du Moyen-Age, lors de la promotion des dialectes populaires en langue à part entière, les intellectuels éclairés se sont trouvés devant le même problème. Dans chaque pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Russie, etc.) existaient des dialectes distincts. Afin de constituer une nation unie, il fallait disposer d’un instrument de communication identique. Le choix s’est porté sur la standardisation de la transcription. Elle se fit dans la langue alors dominante : caractères latins, à l’exception de la Russie, qui choisit le cirylique.

Par conséquent, en Algérie, les experts et les représentants populaires auront à choisir soit une forme de standardisation du tamazight dans une transcription unique, soit de conserver les trois formes actuelles : latine, arabe et tifinegh.

Chacune de ces solutions présente des avantages et des inconvénients.

La standardisation, en tenant compte des diversités (à trouver comment) forme une composante unique. Cette facilité de communication aide, certainement, les relations sociales dans tous les domaines.

Par contre, la standardisation élimine la diversité des transcriptions, donc une certaine richesse linguistique ; en outre, elle risque de ne pas être acceptée par la composante populaire qui en ferait les frais.

Il semble raisonnable de ne pas tenir compte de l’argument utilitaire matériel. Il consiste à déplorer la production de manuels scolaires en tamazigh sous forme de trois transcriptions ; cela représente, en effet, des dépenses. Toutefois, il convient, néanmoins, de s’en tenir uniquement à l’avis commun des experts et des représentants populaires.

Enfin, rappelons un autre exemple en matière de choix de transcription. Juste à l’indépendance du Viet Nam, en 1945, après la victoire contre le colonialisme français, il a fallu affronter le problème linguistique. À l’époque, la langue vietnamienne était transcrite dans les caractères de la langue dominante dans cette aire géographique : le chinois.

Cependant, le peuple avait d’énormes difficultés à déchiffrer ces caractères. Déjà, durant l’administration coloniale, ses autorités avaient commencé à transcrire le vietnamien en caractères latins. Non pas par amour de la langue des colonisés, mais uniquement pour mieux communiquer avec eux, autrement dit les dominer et les conditionner. À l’opposé, les patriotes nationalistes vietnamiens ont eu, également, recours à la transcription du vietnamien en caractères latins, mais, évidemment, avec un but différent : faciliter leur communication avec le peuple en vue de la libération du colonialisme.

Une fois l’indépendance acquise, les dirigeants de l’État officialisèrent immédiatement l’abandon de la transcription du vietnamien en lettres chinoises, pour adopter celles latines (1).

Se posa, alors, le problème de toute la production vietnamienne passée, très consistante, transcrite en caractères chinois. La solution adoptée fut de publier la majorité utile de cette production en caractères latins. Depuis lors, la langue vietnamienne est d’un accès facile au peuple, constitua un bon moyen de communication, de science et de culture, bref une langue à part entière.

À quand l’autre langue maternelle ?

Ceci étant dit, outre au tamazight, n’oublions pas l’autre langue maternelle du peuple algérien : la dziriya (« darija » devrait être abandonné pour la nuance péjorative qu’il contient, laissant croire à un dialecte « vulgaire », comparé à la « fosha »).

La dziriya, également, a besoin d’être considérée pour sa promotion en langue à part entière. Quand donc les intellectuel-le-s démocrates et progressistes, dont c’est la langue maternelle, se daigneront à s’en occuper ?… Les compatriotes amazighes, notamment kabyles, sont en train de leur fournir l’exemple à suivre. Qui aura l’honneur d’être le Mouloud Mammeri de la dziriya ?

K. N.

Email : kad-n@email.com

Notes

(1) La promotion de la langue populaire vietnamienne fut évoqué dans une pièce théâtrale, que j’avais présentée à la salle El Mouggar, en… 1971 : « La Fourmi et l’Éléphant ». Voir « ÉTHIQUE ET ESTHÉTIQUE AU THÉÂTRE ET ALENTOURS », livre 1 : En zone de tempêtes. En libre accès ici : http://www.kadour-naimi.com/f-ecrits_theatre.html


 

Auteur
Kadour Naïmi
 

Commentaires

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Ce rat de bibliotheque n'arrete pas de tirer dans le dos de Tamazighité ,il veut à tout prix poluer le débat sur l'écriture de Tamazight pour le compte de ses maitres d'Oujda

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Si Qeddour est décidé coute que coute de peser de tout son poids(plume)dans le débat où il a choisi de rentrer par effraction . Comme personne ne l’a sonné ni même daigné répondre à ses gesticulations il fait du vent. Il eût pu pourtant faire valoir de sa notoriété acquise avec ses prêches du minbar du Matindz ou de celui d’Ingiripataryoutik, lors de ses mouta3ades. Ou tout simplement faute de spécialisation dans le domaine en imposer de par son érudition. Effronté oui, mais pas téméraire kamim. Alors il démocratise la science. C’est le comble ! Lui qui a tout sifonné et qui n’arrête pas de nous répéter que la culture c’est lui qu’a tout pris et qu’il ne nous a laissé que de miettes de sachoir à picorer.

C’est pas parce qu’il n’entrave que pouic qu’il va s’empêcher d’en dire autant que ce qui en savent plus. Je t’en foutrais des spécialistes qu’il nous dit.

J’ai à peine traduit, woullah :

« Le meilleur juge du spécialiste n’est autre que l’utilisateur, et non, à l’inverse des Modernes, ses pairs spécialistes. »
C’est kiskiladi lwi dans un langage plus savonneux.

Il cherche un Mammeri pour la derja . Il aurait pu se dévouer pour la cause , mais que nenni trop courageux pour il tire au flanc. Il sait que la cause de la derja est une invention des amazighistes pour faire diversion. Et que d’autres pourtant mieux disant comme Kateb ont essayé sans succès sinon chez les berbéristes , encore oui , mais qui ne faisaient que simuler !

Qaddour qui n’as pas achevé d’être complètement idiot et qui en d’autres temps faisaient tout pour débander les plus enthousiastes et entreprenants des berbéristes fait mine de changer son fusil d’épaule sans changer de cible. S’il plaide pour la derdja et pour tamazight ,concomitamment, n’allez pas croire qu’il s’est trouvé des bons sentiments ou une nouvelles conduite pour déposer les armes ou pour se rendre à l’évidence. Oh non il est trop fourbe pour ça : de la derja il s’en tape, complètement.
Toutes ses contorsions n’ont qu’un objectif : comment perdre la cause de tamazight en défendant la derdja : voila son crédo !

Il sait que les kabyles ont enfourché un nouveau cheval et qu’il n’y sont plus à défendre tamazight ni même sa graphie , car eux parlent de langue kabyle tout simplement et là ils ont tranché.

Sinon, pourquoi n’y va-t-il pas franco ?

Putain ! qu’il plaide ouvertement pour la derdja sans embarquer tamazight et qu’il défende clairement la graphie latine pour la transcription de la derdja.
Abou Jouli

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Les pays que nous cite cet intelllectuel de mes savates n' ont pas chez eux une majorité de citoyens salafo/racaille ,colonialistes qui veulent barrer la route a l'émancipation de la langue tamazigL On ne compare pas l' incomparable.
ça suffit avec vos comparaisons absurdes. Comparaison n'est pas raison mr Kaddour.

Le cas de tamazight est unique au monde Cela se pase dans un pays sous domination arabe qui veut continuer à falsifier l'histoire de Tamzgha en etoufant sa langue dans le hijab arabo-musulman

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La langue Tamazight est strictement une affaire amazigho-amazigh ,nous n'avons que faire des suggestions d' idées ou toute autre intervention des arabes a ce sujet et nous n'avons aucun compte à rendre sur notre identité aux intelectuels dz (arabes et arabophones) qui veulent nous imposer l'ideologie arabo/racaille coloniale.Ceux qui ne parlent pas Tamazight ne l' aime pas ,raison pour laquelle ils l'ont reèudié et ne l ont pas apprise parce,qu'èvidemment ils ont choisi d'embrasser l'arabie et sa langue. Ils ont choisi leur camp.Ils ne sont plus des notres ils sont devenus des chevaux de Troyes du pouvoir colonial d'Alger

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"... Toutefois, ces personnes compétentes devraient être absolument indépendantes du pouvoir étatique. Cette exigence évitera que les décisions soient conditionnées par le rapport de forces politiques qui caractérise l’État. Cet impératif ne concerne pas uniquement l’État algérien. Par principe, tout État dans le monde ne devrait pas intervenir là où est examiné, discuté et élaboré un aspect technico-scientifique dans le domaine linguistique. ..."

1. A qui allez-vous presenter ces exigeances ou est-ce doleances?
A un regime ILLEGITIME.

2. Votre daridjia, c'est l'arabe islamique lui a pris la place.

Remarques Pertinantes:

1. L'Afrique du nord est l'espace vital natural de Tamazight, comme d'autres langues ont chacune sa patrie.

2. La menace sur la langue Arabe n'est pas en Afrique du nord, puisque cette terre n'est pas sienne, mais l'Anglais, qui est la langue De Facto, partout en Arabie et le Francais en Afrique du nord. Ce n'est qu'une question de temps, avant que le Francais prenne la place de l'arabe en Afrique du nord. Quand cela sera complete' un acte accompli, l'Arabe aura squatte' la patrie de Tamazight, pour la ceder au Francais. C'est tout ce que vous aurez accompli. C'est une question de generations. C'est exactement l'equivalent de la delapidation des ressources naturelles, de parents qui ne se soucient de laisser quoi que se soit a leur progenitures. Il s'avere helas, que ce regime, qui s'occtoie cette autorite', n'est pas un parent de cette patrie - ce qui fait de nous tous des orphelins pour certains et des batards pour d'autres. La difference est dans ce qu'ont de soi-meme et de ce qu'on en fait.

La langue arabe et son levier la religion islamique, DE FAIT, NE SONT QUE DES INSTRUMENTS DE VIOL ET D'AGRESSION. Cela n'est pas mon invention, l'histoire est documente'e.

Ce sont les impostures qui se justifient par l'imposition de la religion islamique, qui imposent la scrutinisation et de la langue et de la religion des Arabes. C'est ainsi que le peu tolore' en Kabylie, seule region ou les Les Islamistes n'ont pas mis les pieds, se retrouve dans l'IMPERATIF de se nettoyer de tout ce qui ressemble a l'Arabe et a l'Islam, a commencer par les petits malins d'entre-eux, les KDS - les visages et auteurs de la repression et son outil tyrannie. Croyez-moi que cette facture sera pire ailleurs, pour la simple raison que les deguats y auront ete' aussi pires !

Une chose est sure, c'est que faute d'avoir preserve' leur dignite' et independance, des Arabes, les nord-africains mais surtout le travail et savoir-faire, en a herite' la valeur. ZERO. C'est ainsi que comme bi-national, les arabes vous accorde une 1/2 valeur et comme infidel et francais, anglais, Allemand ils vous respectent et payent a juste valeur - comme Israelien ou Americain, ils payent DOUBLE.

Pourquoi, les nord-africains et africains de maniere generale, se vont-ils toujours vers le nord, ou tout est fait et pas vers l'est ou l'argent est a gogo ?

Bref, ceci pour eviter a vos enfants et les notres, un conflit violent dans le future, car le train il est parti.

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Arrêtez tout ce bla-bla, Tamazight est le fruit du grand labour et sacrifices des Kabyles; c’est à eux de décider comment elle doit s’écrire. Et puis pourquoi chercher d’autres caractères puisque les caractères latin sont universels et facile à comprendre? D’ailleurs les langues latines se complète l’une avec les autres, pourquoi alors chercher à s’éloigner d’elles du moment qu’elles sont les plus développées?
Pendant le monde avance, vous vous chercher à reculer!

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Y’a K Naomi, on voudrait bien savoir ce qui motive votre rétropédalage par rapport à l’article Que vous aviez publié il y’a quelques jours où vous accusiez les Kabyles et notamment ceux du MAK de tous les maux. Il a dû se passer quelques choses dans votre cerveau pour prendre une position plus raisonnable ????

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Cela fait plus de 100 ans que le tamazight de Kabylie s'ecrit avec des caracteres latins, d'ailleurs present en Afrique du Nord depuis plus de 2000 annees, n'est ce pas Saint Augustin ? Les khorotos qui veulent nous faire ecrire notre langue millenaire avec des caracteres syriaques-arameique (et non arabe) peuvent le faire chez eux....en Arabie! fhem a l fahem!

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Eh ! Brulez pas les mecs, attendez que je vous rattrape un peu. A la deuxième couche. Allez pas dire que je le harcèle le Qeddour. C’est pour pas qu’il cuise que d’une fe… face. Moi je l’oublie dès qu’il n’est pas là, c’est lui qu’insiste dès fois qu’il nous manquerait, le lourdaud. Et pas qu’une fois ! Et dans tous les coins, sur tous les sujets même ceux où il n’est pas invité. Surtout ceux-là que j’aurais dû dire si je voulais le surcharger. Tellement il s’en met tout seul. Ipwi dès fois kizoré changé de Modéro et kizoré pris un qui défendrait le Qeddour qui chiale maintenant que le gotha des sachants nous l’a snobé . Et qu’il est revenu à des proportions rikiki za notre portée pour qu’on l’élise Chikh l’Omniscient.

Mais revenons à notre troupeau.

Qeddour son truc c’est ni Armageddon ni le Messie. Babel c’est la faute au capitalisme la taylorisation des langues. Que j’en foute à la gueusaille une langue à la mesure de ses moyens. La fos’ha est trop galvaudée, elle cause que nationalisme ou islamisme. Il faut une langue pour le prolétariat. A bas l’académique vive le vernaculaire !
Lui qui pourtant soigne son style comme Magritte son célèbre calumet. Isk vous comprenez tout keskildi sans dico vous autres ?

Où qu’ils sont passés nos moutons ? Y’a hawdji ya grawdji ! Résumons !

Jissipas si le titre est de lui, kiskijdis encore ? Ontoulika ça lui va ne serait-ce qu’à son teint. Je l’ai vu en photo, une véritable ode à la photogénie. A la photo tout court. Ya mehenti dik el posa ! Et comment qu’il se confond avec le paysage chinois ?

Donc le titre, yatawella etardjama et même etefqih, waqila !

« Langues, démocratie et libre compétence ». Et encore je n’ai choisi que ce morceau là cause que ma pudeur et le modéro m’ont interdit de farfouiller. Si non y’a pire, ou mieux, ça dépend d’où qu’on regarde si c’est des perles ou des poux :

« Le stratège, chef de guerre, est élu non par ses pairs militaires, mais bien par le peuple tout entier. » Brrr ! la dictature du prolétariat ! C’est le minbar qui lui donne des vertiges. C’est pas juste de donner la parole qu’à ceux qui savent. Il s’est disputé avec le madjlis echoura waqila ?

« Libre compétence » ih. Poussez-vous que j’y mette la mienne, de compétence, qui le vaut bien, elle aussi.

Traduisons : sek jdi c’est pas que du plagia. Platon, Socrate, Lao Tseu, Onan, wa ma adraka Si Qeddour s’hab seltan ga3.

Vous avez-vu où c’est qu’il a été la perdre tamazight ? Chez les viets, yes ! La Turquie comme exemple c’eût été incestueux ? Non, il ne veut pas se fâcher avec les zulémas ?

Spliki-lwi kane que c’est pas seulement à cause de tamazight qu’on est fâché.

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Si on suit votre raisonnement en prenant l'exemple vietnamiens, la transcription devrait se faire en caractères latin, puisque pour nous aussi, puisque nos patriotes nationalistes ont produit tous leurs documents, en caractères latins, en français de façon a être compris par tout le monde ( déclaration du premier novembre, déclaration du congrès de la soummam, les rapports entre wilayas, la charte de tripoli, la charte d'alger etc....
Je vous rejoints également concernant la "Darija" qui est également une langue matricielle, notre langue. Elle est déjà utilisé comme langue européenne puisque c'est la langue Chypriote, écrite et parlée de façon officielle.

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LA MAJORITÉ AMAZIGHE DANS SA GRANDE COMPOSANTE NE PEUT ETRE RÉDUITE A UNE KAB ILISATION VOULUE PAR UNE MINORITÉ RÉGIONALE . IL SERAIT PLUS JUDICIEUX DE PENSER A ÉLIRE UN PRÉSIDENT POUR TOUTS LES ALGÉRIENS ET REFONDER UNE DEUXIÈME RÉPUBLIQUE QUI POURRA STATUER SUR NOS DIVERGENCES EN TOUTE DÉMOCRATIE.

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Oh maintenant il ya une majorite Amazigh en dehors de la Kabylie ? Ou etias cette majorite en 1963,1980,2001 et tous les 20 Avril depuis 80 ?? a din ukavac ou etais t elle ?

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Il y a une excellente caricature de Dilem qui est résume tout, elle est hilarante,celle où il fait dire:"Tamazight doit-être écrite et...parlée en arabe !"
Je réponds au camarade qui écrit que :" la majorité amazigh dans sa grande composante..." Je suis
d 'accord avec toi pour une deuxième république.Mais une république kabyle laïque et démocratique à coté de la RADP arabo-islamique !
Que les berbères isolés hors de Kabylie sachent qu'une Kabylie libre est un allié de poids pour les Ichawiyen,les Mozabites etc...Mais une Kabylie soumise,ligotée,paralysée n'est d'aucun secours aussi pou elle-même que nos frères amazigh où ils se trouvent.

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Kadour Naima ouvre un debat sur l'ecriture de la langue tamazigh. Ses interrogations ne meritent pas ce flot de commentaires injurieux, indignes des intellos (!) de notre kabylie.
Le choix de l'ecriture d'une langue revient a des linguistes competents et autres personnes ressources ayant la legitimite intellectuelle pour le faire.
Le principal ennemi de notre pays est le sous developpement avec son lot d'inculture, de fanatiques de tous les bords.
Chanter, danser, enseigner en tamazigh, remplisser les lieux de cultes ee votre choix ne ressoudra pas notre probleme de pays sous-developpe incapable de gerer meme le ramassage de ses dechets organiques. Le spectacle des milliers de bouteilles qui jonchent nos routes en kabylie et sur l'ensemble du pays trouvera peut-etre pour vous une solution si l'on resoud ce probleme de langue "Kabyle".
Le probleme de notre pays est qu'une nouvelle generation prenne les rennes du pouvoir et oeuvre pour le bien etre de tous sans Demagogie ni fanatisme. Et le prepare pour le futur....
Les guerres de clocher sont steriles et n'apportent rien d'utiles a nos enfants.

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