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CORRUPTION

Le clan Bouteflika pouvait-il ignorer les affaires de Haddad ?

Ali Haddad, Abdelghani Hamel, les frères Kouninef, Abdelmalek Sellal, Ahmed Ouyahia, Chakib Khelil, Abdeslam Bouchouareb... la liste des hommes et des femmes qui ont pillé pendant 20 ans l'Algérie est longue. Ils étaient tous des obligés de Bouteflika et son clan tribal.

Le préjudice pour l'économie nationale est encore inconnu. On parle de dizaines de milliards de dollars détournés et placés dans des affaires en Europe, au Moyen-Orient ou dans des paradis fiscaux. Des milliards détournés sous cet ex-président qui bénéficie toujours des privilèges de la république. A peine croyable.

Le procès de Hamel et Haddad a révélé un pan des affaires de ces bandits. En vingt ans, le groupe ETRHB appartenant à l’ex-patron du FCE, aujourd’hui emprisonné à Tazoult, a décroché 134 marchés publics d’une valeur de 748 milliards de dinars, et 457 crédits d’investissement et crédits bancaires. Des marchés relevant essentiellement du bâtiment et de travaux routiers, rapporte El Watan. Un paille ! Cet homme qui a pris le contrôle du FCE et avait l'oreille de Saïd Bouteflika ne pouvait avoir fait tout ça sans l'assentiment du clan Bouteflika. Impossible. 

Si l'on fait l'addition, Ali Haddad et son groupe ont bénéficié de 18 milliards de dollars de marchés publics. 

La presse rapporte aussi que le groupe Haddad a obtenu aussi des concessions dans de nombreux ports d’Algérie et des dizaines de milliers d’hectares de terres pour soi-disant développer l’agriculture, ou encore des parts dans le groupe industriel Fertial.

Mais ne nous méprenons pas, le groupe Haddad n'est pas le seul à avoir bénéficier de gros marchés. 

le même journal souligne que Zoulikha Nachinech, alias «Mme Maya», faisait la pluie et le beau temps sous le ciel algérien, profitant de la servitude et de l’immoralité des hauts responsables de l’Etat. Idem pour les frères Kouninef.

Lors de leur procès, tenu en septembre dernier, on avait appris aussi que le groupe KouGC, à travers ses filiales, a causé au Trésor public des pertes estimées à plus de 270 milliards de dinars, dont 186 milliards de dinars dues aux crédits injustifiés octroyés au groupe par des banques publiques et 75 milliards de dinars aux indus privilèges obtenus par le même groupe.

Les dossiers lourds qui doivent être ouverts sont ceux de Khalifa, les marchés liés à l'immobilier, l'AADL et Sonatrach. Ils sont l'angle mort de cette justice qui enquête actuellement. 

Auteur
Yacine K.