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REGARD

Le Covid-19 et la responsabilité criminelle des gouvernants (II)

En vrai, vouloir enrayer une épidémie avec le confinement, c’est comme vouloir se soustraire à un tremblement de terre par la claustration de la population dans des abris souterrains pour tenter d’échapper aux dévastations des secousses telluriques, qui, évidemment, dégradent uniquement les édifices bâtis en surface.

Or, la seule manière de se préserver contre les tremblements de terre est la construction d’édifices antisismiques (de même, contre les virus seule l’édification d’une infrastructure sanitaire abondamment développée pourrait assurer la neutralisation de sa propagation et son traitement médical de manière efficiente).

Qui plus est, le confinement avec ses mesures coercitives d’interdiction de sortie et de fermeture des commerces, des restaurants et cafés est totalement inutile, étant donné que 80% des contaminations surviennent dans le cercle familial, le cadre professionnel, le milieu scolaire, ou les transports en commun, autrement dit dans espaces confinés (des millions de travailleurs et d’élèves continuent à se regrouper sur leurs de travail ou de scolarité, sans oublier les métros et bus). Selon les spécialistes, le risque de contamination en extérieur, autrement dit à l’air libre, est quasiment impossible.

Avec le confinement, le remède (le confinement), comme il a été amplement démontré ces derniers mois, est bien pire que le mal (le Covid). Le bilan coûts-avantages du confinement est largement défavorable à l’économie, tout comme il est préjudiciable à la santé humaine, puisqu’il n’évite pas la mortalité des personnes âgées et vulnérables atteintes par le virus (paradoxalement, pour prendre l’exemple de la France, les plus grands taux de mortalité ont eu lieu durant la période du confinement - entre le 15 mars et le 11 mai -, où le virus était censé ne pas circuler du fait de la mise en assignation à résidence de l’ensemble de la population).

En effet, le confinement tend à accentuer la crise économique. Celle-ci, contrairement aux théories catastrophistes sur la prétendue létalité pandémique du Covid-19, provoque, elle, concrètement de réels effets mortels : pandémie de chômage, appauvrissement généralisé, faillites de commerces, fermetures d’entreprises, démultiplication de dépressions, explosion des suicides, etc. Pour le moment le confinement démentiel a entrainé une augmentation exponentielle de la mortalité économique et sociale.

Dans la majorité des pays, le premier confinement n’avait-il pas jeté des millions de personnes dans la pauvreté ? Les bénéficiaires de l’aide alimentaire n’avaient-ils pas considérablement augmenté, notamment aux États-Unis, première puissance économique ? N’avait-il pas provoqué une explosion des violences intrafamiliales ? N’avait-il pas favorisé la multiplication des addictions et des dépressions ?

Contre cette stratégie meurtrière de la gestion de la crise sanitaire, en France, tout comme dans plusieurs pays d’Europe, récemment, plusieurs scientifiques ont dénoncé le confinement. En effet, dans une tribune publiée sur le site Médiapart, près de 300 scientifiques, médecins et universitaires (dont le Pr Jean-François Toussaint, le Pr Christian Perronne ou l’épidémiologiste Laurent Toubiana), intitulée « Il est urgent de changer de stratégie sanitaire », ont critiqué les mesures gouvernementales « disproportionnées ». Ils ont fustigé les restrictions des libertés décidées par le gouvernement Macron.

Dans cette tribune, les signataires rappellent les raisons réelles de l'engorgement des hôpitaux publics et remettent en cause l'objectif affiché du reconfinement, la réduction de la mortalité, en dénonçant les effets collatéraux énormes de ce choix politique et non médical : liens sociaux amputés, explosion des inégalités sociales, échec scolaire, troubles psychologiques, violences intrafamiliales, renoncement aux soins, etc. Ils en appellent à une politique sanitaire consensuelle qui ne mette pas la « démocratie sous cloche ». « Nous en avons plus qu’assez qu’on nous demande de nous comporter comme les moutons de Panurge au nom d’un principe de précaution totalement dénaturé et d’interprétations statistiques relevant de la manipulation », ont-ils écrit.

« Ces mesures restrictives des libertés individuelles et collectives qu'il (le gouvernement) prétend fondées scientifiquement sur l'analyse de l'épidémie de coronavirus. Cette prétention est contestable. Nous pensons au contraire que la peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, qu'ils conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives », ont-ils affirmé. 

Ces scientifiques, au fil de leur tribune, expliquent que l’espoir d’endiguer le virus est une « illusion ». « Le SARS-CoV-2 circule dans le monde depuis environ un an. Il continuera à circuler, comme l'ensemble des autres virus qui vivent en nous et autour de nous, et auxquels nos organismes se sont progressivement adaptés », analysent-ils. Pour les signataires de la tribune, il n’y a pas de sens à « paralyser tout ou une partie de la vie de la société » en suivant des raisonnements qui sont parfois « erronés dans leurs prémisses mêmes ». Ils appellent à « remettre à plat les connaissances scientifiques et médicales ».

« Autre façon de le dire : au cours de la période récente (entre le 1er septembre et le 20 octobre, jour où nous avons fait ce calcul), 7 621 098 personnes ont été testées. Sur cette même période, 38 100 individus ont été́ hospitalisés (0,5 %) et 6 593 ont été́ admis en réanimation (0,09 %) avec un test positif au Covid. En d’autres termes, depuis le 1er septembre, sur cet énorme échantillon de la population de 7,6 millions, la probabilité́ moyenne pour un individu lambda (sans distinction d’âge ou de comorbidité́) de ne pas être hospitalisé est de 99,5 % et celle de ne pas être admis en réanimation est de 99,91% », analysent-ils dans leur tribune.

Dans une interview publiée par France-info le 29 octobre 2020, un des 300 signataires, le docteur Fourché, médecin anesthésiste-réanimateur à l’Hôpital de la Conception à Marseille (AP-HM), a pointé du doigt la gestion sanitaire calamiteuse du gouvernement Macron. « Oui, il y a une tension hospitalière sur le nombre de soignants, de lits, etc., explique-t-il, mais cette situation n’est pas nouvelle, c’est lié à un sous-investissement dans l’hôpital public depuis une quinzaine d’années pour favoriser le secteur privé ». Pour le docteur Fourché, le confinement décrété par le gouvernement Macron est une façon de « reprendre le contrôle sur les gens par la menace ». « Ça jugule toute contestation, c’est tyrannique, anti-démocratique et ça n’est pas proportionné aux risques de cette épidémie de Covid ». « La volonté de la cantonner actuellement, c’est de ne pas mettre en tension le système hospitalier. Et on fait peser sur la population générale des mesures extrêmement liberticides et qui divisent et qui ont plein de dommages collatéraux alors que c’est la politique de gestion du système de santé qui est défaillante ».

« On est en train de casser le lien social, de le disloquer en prenant la proie pour l’ombre », a déclaré le médecin marseillais. « Il faut protéger les plus fragiles et ce n’est pas par la politique sanitaire actuelle qu’on les protège, au contraire. Il faudrait arrêter les masques dans les écoles, arrêter les masques à l’extérieur, arrêter les tests en population générale parce que tout cela procède d’une imposture et tout le monde le sait ».

L’urgence, a-t-il poursuivi, « c’est de protéger les plus fragiles, ça veut dire donner aux gens qui ont peur, aux gens qui ont une immuno- dépression sévère, ceux qui sont hypertendus, obèses, diabétiques, ou avec des comorbidités sévères, c’est ceux-là qui font les formes graves et on les connaît. Il faut leur donner des FFP2 et qu’ils les portent et pas faussement les rassurer avec un masque chirurgical qui ne les protège pas. Et laisser le reste de l’épidémie circuler pour que l’immunité collective se fasse ».

Aujourd’hui, de nombreux pays (situés curieusement dans l’orbite occidentale dominée par le grand capital financier) ont décidé de nouveau l’instauration du confinement. Justifier le « re-confinement » de centaines de millions de personnes sur des données erronées s’apparente à de la manipulation ou de l’inconscience. En 2016, les broncho-pneumopathies obstructives avait fait plus de deux millions de victimes. Pourtant, cette année-là, on n’avait pris aucune mesure de fermeture des commerces, d’arrêt de l’économie, ni de dispositions de restrictions de circulation ou de rassemblement, ni encore moins de confinement.

Le virus est une création de la nature. Si l’épidémie s’était arrêtée partout en Europe en mai (y compris en Suède, pays qui n’avait pas confiné), c’est en grande partie pour des raisons naturelles. Les virus respiratoires sont plus contagieux et plus violents à la saison hivernale. Cette saisonnalité des virus respiratoires est connue de tous les spécialistes.

Aussi, les scientifiques avaient-ils alerté les autorités gouvernementales, non sur la dangerosité du virus réputé pour la faiblesse de sa létalité, mais sur l’inévitable saturation des hôpitaux provoquée par l’afflux de malades. Et ce n’est certainement mas par le confinement que l’on pouvait régler le problème de saturation hospitalière, mais par le renforcement du système de santé, l’augmentation des capacités hospitalières (lits de réanimation), l’acquisition de matériels médicaux et le recrutement de personnels soignants.

D’aucuns préconisaient la mobilisation de l’armée (à l’instar des Suédois), la réquisition des cliniques privées, des médecins et des infirmières libéraux, retraités, des internes, l’embauche massive de personnes pour être affectées aux multiples tâches sanitaires annexes (afin de décharger les infirmières et les aides-soignantes. Toutes ces mesures accompagnées, par ailleurs, par l’application du triptyque « tester – isoler – traiter. Or, aucun de ces pays adeptes de la religion du confinement n’a débloqué les moyens financiers pour augmenter les capacités hospitalières.

Quoi qu’il en soit, au-delà des controverses politiques légitimes sur la gestion étatique calamiteuse de la crise sanitaire du Covid-19, responsable du nombre élevé de décès, morts en vraie faute de prise en charge médicale, tous les spécialistes s’accordent sur l’innocuité du coronavirus en absence de pathologie préexistante. Cette vérité scientifique est prouvée, comme on l’a analysé plus haut, par la faiblesse du taux de mortalité enregistrée dans les pays asiatiques (Corée du Sud, Singapour, Taiwan, Japon, Chine), en Suède, en Allemagne, obtenue au moyen d’une politique sanitaire volontariste et globale, appuyée par le dépistage massif et l’approvisionnement des populations en masques et autres matériels médicaux, sans application d’une politique de confinement ni de coercition, excepté pour la Chine.

À cet égard, comment expliquer que la Chine, pays-continent d’un milliard et demi d’habitants, a « réglé » la question de l’épidémie du Covid-19 en l’espace de 8 semaines, en déplorant seulement 4600 morts, et depuis février 2020 le pays a recouvré son fonctionnement normal, tandis que dans les pays Occidentaux, confrontés par ailleurs à une brûlante Question sociale, sont encore enlisés dans la « crise sanitaire du Covid-19 » ?

Tout se passe comme si la pérennisation de la crise sanitaire est délibérément entretenue pour des motifs inavoués et inavouables, ou plutôt des raisons politiques et surtout économiques : certains dirigeants n’annoncent-ils pas que la crise sanitaire est appelée à durer des années. N’annoncent-ils pas déjà la venue d’une troisième vague, voire d’une quatrième, cinquième, sixième vague. Le coronavirus est le meilleur allié des gouvernants.

Une chose certaine est que l’épidémie du coronavirus est apparue à point nommé pour servir de paravent sanitaire et d’argumentation justificatrice à l’effondrement de l’économie capitaliste mondiale pourtant depuis longtemps prévisible. Tout s’était passé comme si l’irruption du Covid-19 était l’occasion attendue pour tenter de résoudre les contradictions du capital au moyen d’une opération de destruction d’infrastructures devenues inopérantes pour la valorisation du capital dans la perspective d’une refondation d’un nouvel ordre mondial dématérialisé, numérisée.

Certes l’épidémie du coronavirus a contribué à l’éclatement du système économique capitaliste, mais la chute avait entamé sa dégringolade depuis des mois. En réalité, le coronavirus n’a joué qu’un rôle d’accélérateur d’une tendance baissière à l’œuvre depuis plusieurs années.

Comment persuader des milliards d’individus d’accepter le confinement meurtrier, le couvre-feu, les restrictions de leurs libertés, les sacrifices sociales, le carnage économique, sinon par le recours à une campagne de propagande anxiogène étatique et médiatique destinée à masquer les véritables motivations de la gestion apocalyptique de la crise sanitaire du Covid-19 : créer un climat de psychose et de sidération pour justifier et légitimer la reconfiguration despotique de l’économie mondiale sur fond de militarisation de la société.

 

Auteur
Khider Mesloub