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POLEMIQUE

Le HCI fustige "les dépravés enclins au mal" sans citer la France !

Le Haut Conseil Islamique (HCI), a condamné "énergiquement", lundi dans un communiqué, alambiqué la campagne "enragée" menée contre le l'Islam et le prophète Mohammad. En revanche, aucun mot sur celui qui est visée par cette philippique 

"Le HCI condamne énergiquement cette campagne enragée contre la meilleure et la plus noble des créatures, le prophète Mohammad (QSSSL), symbole de la tolérance et de la coexistence, mais aussi contre l'Islam, religion de paix épousée par des centaines de millions de personnes dans les quatre coins du monde", indique le communiqué.

Mais qui est visé par ce communiqué repris par l'agence officielle APS ? A qui s'adresse-t-il ? Pourquoi le très courageux HCI n'écrit pas le nom de l'accusé ? Autrement dit le président Macron ?

Le HCI reste prudent et ne cite pas la France ni son président Emmanuel Macron, contrairement à Erdogan, le président turc qui s'en est pris violemment au chef d'Etat français.

Le président turc se voulant le héraut de l'islam garde pourtant le silence sur l'innommable répression des Ouïghours par le régime chinois. Mais qu'importe ! Pourvu qu'il y ait de l'illusion !

Bref, le HCI saisit cette occasion pour appeler l'ensemble des musulmans à "contrer ce discours radical et inhumain" et à "faire prévaloir la raison qui prône le respect des symboles religieux communs et le bannissement de la haine et du racisme".  

"L'opinion, quelle qu'elle soit, ne saurait être libre dans tous les cas, encore moins lorsqu'elle est exprimée à des fins immorales et attentatoires à la dignité humaine", s'énerve le HCI.

Cette institution officielle fustige, par la même, "l'émergence d'une catégorie de pervers n'ayant aucun égard aux valeurs humaines, des dépravés enclins au mal qui prétendent s'exprimer au nom de la liberté d'expression en portant atteinte à l'Islam et à son prophète et en parodiant les symboles religieux dont le respect et l'intangibilité sont pourtant consacrés par les lois internationales".

Là encore, même si tout le monde aura compris que l'attaque vise les déclarations du président français qui a souligné que la liberté d'opinion est totale en France. Il a déclaré que la France continuerait de défendre les caricatures du prophète Mahomet, au nom de la liberté d’expression.

Cette déclaration solennelle a irrité nombre de pays musulmans comme le Pakistan, la Turquie,...

Auteur
Sofiane Ayache