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REGARD

 Le panel en route vers la forfaiture, par Mohamed Benchicou

Le dialogue, ou ce qui est qualifié de tel, n'a pas encore commencé que les représentants autoproclamés de la révolution populaire du 22 février capitulent devant le premier rugissement du général Gaïd Salah.

Ils renoncent courageusement aux préalables qu'eux-mêmes avaient présentés comme non négociables. Le communiqué ne dit pas si les vénérables interlocuteurs qui entourent Karim Younès ont présenté leurs excuses au général pour l'avoir contrarié.

Entre un peuple en colère et un général en colère, les honorables hommes et femmes qui se prétendent investis par le mouvement populaire ont opté pour le second.

Quand on a peur de salir son costume, on entre pas sur le terrain.  Qui a décidé de commencer des pourparlers avec la tête entre les épaules ? 

Qui sont donc ces « plusieurs personnalités, organisations, associations, membres de la société civile et acteurs du hirak populaire, à travers les différentes wilayas », qui auraient exprimé «leur attachement au principe de dialogue national annoncé pour la sortie de crise dans les plus brefs délais» ? Des extraterrestres, sans doute.

Je ne connais aucun Algérien du hirak qui pense ainsi, sortir de la crise par la petite porte après que le peuple a pu ouvrir les grandes portes.

Ce  panel joue avec le feu : il est trop faible, trop illégitime, trop craintif pour pouvoir porter la voix des millions d'Algériens qui savent,  eux,  que le combat pour la dignité ne fait que commencer, qu'il sera sans doute très long, mais qu'on  ne reviendra pas en arrière. Les membres du panel n'ont pas les épaules pour affronter les arrogances de Gaïd salah.

Que nous promettent-ils ? Que les mesures d’apaisement « seront prises en compte dans les recommandations du dialogue ». Ah, on est rassuré ! 

Arrêtons la plaisanterie !

 Le peuple est conscient de tout. Évitez donc de vous méprendre sur son silence.

Auteur
Mohamed Benchicou
 

Commentaires

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Excellent résumé d'une situation qui menace de devenir burlesque. La marche fut harassante et ne doit pas servir de tremplin à des casques bleus ridicules.
Vamos muchachos!

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Les membres du panel font preuve d une naïveté et d un manque de maturité politique sans precedent. Comment Mr Karim Lounes et consort pouvaient ils croire réellement que les engagements de Mr Ben Salah,dont l autorité n existe que par et pour l armée, étaient crédibles ? Comment penser que le pouvoir réel allait faire marche arrière et satisfaire les demandes de préalables.?
Comment Mr Younes et consort pouvaient ils penser que le pouvoir leur serait remis et que leur comite serait indépendant de l exécutif et plus important de l armée . Un pouvoir qui est usurpe , est rarement restituer, on ne prend pas le pouvoir pour le remettre!!!

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Le panel prend un gros risque, celui de se disqualifier par les deux parties. Il aurait été plus franc plus direct d'abattre ses cartes clairement. À savoir faire signifier à tout ces gens que la révolution est bien partie pour obtenir ses droits, ceux de restaurer le pays dans ses libres choix, dont celui de construire le pays avec des institutions réellement élues et capables de mener le pays à bon port.
On ne mène pas une négociation si au départ on abandonne ses premières exigences du reste fondées et légitimes.

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Monsieur Benchicou vous avez tout à fait raison. C’ Un coup monté, une arnaque digne du régime qui n’ D’autres Objectifs que son maintien au pouvoir et à n’i Quel prix. Ce Younes, inconnu qui sans y être invité se propose comme intermédiaire pour dialoguer et joue la comédie pour être accepté et maintenant, toute honte bue, il s’impose et se prend pour un Messi. Il fait vraiment un travail dégueulasse que même Sellal et compagnie n’en sont pas capables.

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