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TRIBUNE

Le peuple a décidé et les appareils de l’Etat doivent suivre

Il n’y a pas d’autre alternative. Le peuple a décidé et les appareils de l’Etat doivent suivre.

La mobilisation populaire du vendredi 34 a été massive, et a encore une fois montré la détermination des Algériens à changer de régime. Des slogans nouveaux ont été entendus de Annaba à Tlemcen et d’Alger à Tamanrasset.

Parmi ces slogans, il y a la dénonciation du projet de loi de finances de 2020 et la loi sur les hydrocarbures. Les Algériens considèrent que ce gouvernement n’a pas la légitimité pour faire des lois qui engagent l’avenir.

La loi sur les hydrocarbures, qui sera automatiquement votée par l’assemblée nationale, ne connaîtra aucun début d’application. Aucune société étrangère ne s’aventurera à investir dans le cadre de cette loi, sachant que le nouveau régime est susceptible d’annuler tout contrat conclu avec l’actuel gouvernement.

Le droit commercial international ne protègera pas des entreprises étrangères qui auront signé avec un gouvernement dont l’existence légale a cessé le 4 juillet 2019 à minuit. La crise n’a que trop duré et il est temps que l’autorité de l’Etat redevienne légale.

L’Etat-Major, en sa qualité d’appareil qui exerce l’autorité publique en ce temps de crise, doit se rendre à l’évidence que la mobilisation populaire ne faiblira pas et que l’élection programmée le 12 décembre n’aura pas lieu.

Il est temps de mettre fin à la crise en réaménageant l’Etat-Major, en mettant à la retraite les généraux qui n’ont pas compris la signification politique du mouvement populaire et qui s’opposent à sa revendication.

Il n’y a pas d’autre alternative. Le peuple a décidé et les appareils de l’Etat doivent suivre.

Auteur
Lahouari Addi
 

Commentaires

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"Il est temps de mettre fin à la crise en réaménageant l’Etat-Major, en mettant à la retraite les généraux qui n’ont pas compris la signification politique du mouvement populaire et qui s’opposent à sa revendication.".
C'est ce qui devrait se passer dans un état souverain. Chez-nous, le centre de décision est collégial mais pas national. Avec un commandement qui leur est totalement acquis, ,ça se décide entre Paris et les monarchies du golfe! La jeune garde militaire me parait en léthargie totale face au danger extérieur qui nous guette tous en tant qu'algériens. ça me rappelle un extrait du film "chroniques des années de braises" où le fou crie à tue-tête sur les tombes d'un cimetière : "noudhou, noudhou..."

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Trop tard le peuple au contraire s'apprète à participer grandiosement aux présidentielles pour couper l'herbe sous les pieds des séparatistes kabyles qui veulent maintenir la pression pour en tirer profit en voulant manipuler à leur guise la charte nationale. En tous les cas la voix restera au peuple qui votera ou ne votera pas et c'est pas ceux qui veulent faire entrer dans le marasme l'Algérie qui obtiendront cause. Le peuple algérien à compris leurs desseins jusqu'à faire écarter l'Islam de la charte nationale mais oublient que ce peuple et plus musulman que tous les peuples du monde.

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