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ARBITRAIRE

Le tour de vis autoritaire: le journaliste Khaled Drareni en détention provisoire

Les masques sont tombés. La pandémie du coronavirus s'avère une aubaine pour le régime qui en profite, courageusement pour régler ses comptes avec le Hirak et quelques-unes de ces figures qui l'ont porté.

La filouterie et la vengeance se sont invitées à la faveur de cette épidémie qui  terrorise les Algériens. Tout en maniant la bonne parole, le régime se défoule sur les libertés et les voix dissidentes. En l'espace de deux jours, un homme politique, Karim Tabbou et un journaliste Khaled Drareni sont embastillés.

"La chambre d’accusation de la cour d’Alger vient d’annuler le contrôle judiciaire de Khaled Drareni et annonce son placement sous mandat de dépôt", informe aujourd'hui mercredi 25 mars le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Dans une déclaration rendue publique Noureddine Benissad, président de la LADDH estime que «la mise en détention préventive est une mesure exceptionnelle en vertu des dispositions de la constitution et du code de procédure pénale. L’épidémie du coronavirus exige au contraire d’alléger la pression carcérale pour éviter la propagation du virus. La LADDH appelle à l’ajournement de la mise en détention préventive de Khaled Drareni".

Les faits sont clairs : Khaled Drareni est accusé de faire son travail de journaliste. Autrement dit : de couvrir une manifestation pacifique. Pendant que la situation sanitaire confine au désastre, le régime emprisonne les dissidents, manoeuvre et achète le silence d'une grande partie de la presse déjà disposée à composer avec le clan Tebboune.  

Sûr de la mort du Hirak, il s'emploie désormais à faire taire les impertinents. 

 

Auteur
Yacine K.
 

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