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TRIBUNE

Le triomphe du plagiat universitaire au détriment de l’éthique et la rigueur scientifique

Les actes faussaires et ceux du plagiat sont devenus, en Algérie, des pratiques si licites sociologiquement et si banales qu’elles ne provoquent presque aucune réprobation morale. 

Le faussaire et le plagiaire

Pour beaucoup la réussite universitaire, la promotion aux grades les plus élevés, académiques ou administratifs, passe, non par l’effort personnel, physique et réflexif, mais par le faux et le plagiat, deux moyens qui dispensent de l’activité cérébrale.

Publier des articles et des ouvrages à partir de ces deux sources, que sont le faux et le plagiat, tel est le but visé en vue de faire une carrière. Faux et plagiat sont  devenues les deux plaies dont souffre l’activité enseignante et de recherche en Algérie. A ces deux activités répréhensibles, il faut ajouter l’usage du faux auquel s’adonnent sans crainte ni remords certains enseignants chercheurs assoiffés de pouvoir, de prestige et de visibilité « académique ».

Il est bon en effet de savoir les objectifs précis que poursuivent le faussaire et le plagiaire. La distinction établie entre les deux personnages par Hélène Maurel-Indert nous paraît pertinente : «Le but du faussaire, écrit-elle, est de donner à son ouvrage une valeur que sa propre signature n’aurait pas garantie. Le but du plagiaire est au contraire de se valoriser lui-même en s’appropriant l’œuvre d’un autre. L’intention du faussaire diffère donc de celle du plagiaire »

Pourtant, et en dépit de cette distinction ainsi établie, les intentions et les objectifs poursuivis par les deux personnages, véritables partisans du moindre effort, se recoupent, se complètent et se confondent ou presque. Tous deux, ils appartiennent  à la race de la mafia du copier-coller, qui s’est répandue dans le domaine de l’enseignement et de la recherche à la faveur de l’usage intensif de l’Internet. Si cette pratique n’est pas l’apanage de l’Algérie, puisqu’elle touche la planète entière, il n’en reste pas moins vraie que cette pratique malsaine est devenue dans notre pays l’activité intellectuelle des mieux prisées. En effet, bon nombre de nos enseignants-chercheurs sont devenus, grâce à cette « technique » du copier-coller, de grands professeurs semi-lettrés. Le mot mafia peut-il s’appliquer aux faussaires et aux plagiaires ?

La mafia du copier-coller

Le propos suivant d’un collègue français, qui s’est rendu fameux par son combat infatigable contre le plagiat s’applique à merveille au cas de l’université algérienne : « Je ne me risquerais pas à parler de mafia du copier-coller », écrit Jean-Noël Darde (1) de l’Université Paris VIII. A son instar, je ne risquerais pas non plus d’affirmer sans crainte de me tromper qu’il existe bel et bien, dans chaque université algérienne, un petit groupe de mafieux du copier-coller, composé  d’enseignants et d’administrateurs ( doyens, vice-doyens, chefs de départements, membres du comité scientifique et même du CS des Facultés..).

Aussi bien en Algérie qu’en France : «Il y a bien un réseau qui se tisse mécaniquement dès que des plagiaires, ou ne serait-ce que des tolérants au plagiat, se trouvent dans des structures d’évaluation (CS, Comités de sélection, CNU, AERES…), ou encore des structures éditoriales, et sont conduits, par simple instinct de conservation, à éviter la promotion d’intolérants au plagiat. Il y a bien formation de réseaux clientélistes qui rendra de plus en plus difficile le traitement du problème (2). »

Pire qu’en France ainsi  que sous d’autres latitudes civilisées, les structures d’évaluation  en Algérie (CUN, CS des Facultés, comités scientifiques des départements…) se révèlent être à l’examen attentif les lieux propices où se fait la gestation de la tolérance au plagiait, et où s’élaborent  les réseaux clientélistes, farouchement opposés à l’effort de réflexion intellectuel, à la probité, à l’éthique et à la déontologie  du métier.

Ces structures académiques fonctionnent, malheureusement, plus sur le mode du népotisme et de l’abus du pouvoir que sur la  base  d’une compétition loyale   en vue de l’acquisition du savoir et de la connaissance désintéressés. C’est au sein de ces structures que la « mafia du copier-coller » a pris naissance. 

La "chakchouka" comme moyen de réconcilier les contraires

Les commissions d’éthique et de discipline instituées dans nos différents établissements ne sont pas en reste. Elles fonctionnent également sur le mode de « fermer les yeux », du laisser-aller et du laisser-faire. Ainsi qu’en est-il lorsque quelqu’un est pris en flagrant délit du copier-coller ? Il est traduit devant la commission d’éthique qui doit statuer sur son sort. Mais au lieu de se montrer ferme envers le fautif de l’acte répréhensible commis en le sommant de s’expliquer sur les motifs l’ayant poussé à enfreindre les règles déontologiques, la commission d’éthique se contente, au contraire, de le sermonner «gentiment ».

Ce faisant, elle met presque  sur le même plan plagiaire et plagié, auteur d’agression et sa victime. L’idée de la sanction de la faute, qu’elle soit grave ou vénielle, ne frise pas l’esprit de la plupart de ces commissions, et c’est pourquoi la plainte de la victime ne franchit que très rarement le cap de la commission d’éthique, de sorte que la commission de discipline dite paritaire censée faire appliquer les sanctions requises n’est que très rarement saisie de telles enfreintes.

La commission d’éthique de l’Université de M'sila, par exemple, sert d’amortisseur de conflits entre les individus en litige. La "chakchouka" (le plat traditionnel local) est le prétexte argué qui permet de réunir et de réconcilier les deux parties en désaccord. Cette commission dépense une bonne quantité de paperasserie, d’écriture, de correspondances à destination des plaignants et des accusés, de convocations et de réunions faites de palabres à n’en plus finir, et elle achève ses travaux par une conclusion baptisée « chakchouka » ! La réconciliation par la "chakchouka" est une vérité et en même temps une métaphore significative d’une pratique sociale locale largement partagée.

La "chakchouka" bien épicée suggérée par l’Assemblée des « Sages » est le moyen par lequel le faussaire et le plagiaire s’en tirent à bon compte ! Cette vieille recette ancestrale est souvent  convoquée par ces commissions universitaires aux fins d’inciter la personne lésée à pardonner sa faute à son agresseur.

Dans l’article précédent consacré aux faussaires et aux plagiaires, nous  n’avons pas tout dit, car les personnes qui s’adonnent à cette pratique répréhensible sont nombreuses, et aucune université du pays, n’est épargnée par ce phénomène gravissime, et qui porte une grave atteinte aux fondements sacrés de l'éthique professionnelle et de la déontologie dont on ne  cesse d'exalter les vertus, sans se donner pour autant les moyens de sanctionner les auteurs  de ces méfaits.

Des chercheurs qui volent le fruit d’autres chercheurs 

Nous avons déjà évoqué Mme Yamna Smaili et ses pratiques de l’enseignement et de la recherche scientifique, qui, toutes deux, se réduisent en des gestes rapides de copier-coller. Nous venons de  découvrir, une fois de plus, que cette professeur d’université n’a pas hésité à copier intégralement près de seize pages d'un mémoire de magistère produit et soutenu par Abdi Samira à l'Université de Mouloud Mammeri à Tizi Ouzou... Madame Ismaëli n’ a pas hésité a présenter ce texte subtilisé, à l’occasion d’une rencontre faite à Biskra le 13 mai 2014 sous le signe

 «  برنامج   الیوم الدراسي حول العنف المدرسي بجامعة بسكرة »

(programme d’une journée d’étude sur la violence à l’école ), sans citer nullement ses sources comme si le texte ainsi dérobé était le produit de sa recherche personnelle. Il est vrai que Mme Yamna Smaili ne s’est pas approprié toute seule ce long texte tiré du magistère de la chercheuse Abdi Samira, mais elle se l’est partagé comme on partagerait un butin avec son amie Sadiki Nawel. Ces deux chercheuses plagiaires ont repris tel quel le titre donné par cette dernière à son magistère en remplaçant seulement le nom de Béjaia par celui de M'sila (3). Ce plagiat ne s’est pas passé inaperçu certains n’ont pas manqué de dénoncer publiquement ses auteurs (4).

Comme beaucoup de plagiaires de nos universités, Mme Yamna Smaili a publié beaucoup de livres dont elle ne comprend point le contenu tant ces livres ne procèdent  ni de sa propre réflexion personnelle, ni de son lexique académique ni  de son style d’écriture propres . Les livres dont elle revendique la paternité et dont nous allons annoncer sous peu les titres relèvent d’un plagiat intégral. Elle est le coauteur de trois ouvrages dont aucun n’a été le fruit de son travail. Substituant  à l’effort intellectuel personnel son imagination retors, Mme Yamna Smaili a usé du savoir-faire de l’un des ses étudiants en matière d’Internet et informatique pour publier trois ouvrages en sa qualité de  co-auteur.

En effet, Sabir Kachouche  qui fut son étudiant est un jeune imaginatif et intelligent. Son savoir-faire en matière d’information et d’usage d’internet est incontestable. Chargé par Mme Smaili de télécharger des textes relatifs aux divers aspects de la psychologie, Kachouche se lance, sur le Web, à la chasse aux titres d’ouvrages et d’articles, qu’il organise par thèmes après avoir converti les textes PDF en Word. La plupart de ces textes ainsi  téléchargés sont tirés essentiellement de la littérature anglo-saxon.

Ordonnés en chapitres, ils sont traduits en arabe  et présentés sous forme d’ouvrages « originaux »,  et comme s’ils étaient le résultat de l’effort intellectuel de Mme Smail et ses co-auteurs. C’est  grâce à ce tour de passe-passe que cette dernière et ses deux étudiants, Saber Kachouche, Haba Moussa, et Abderazak Smaili,  ont pu, en laps de temps très court, « produire » plusieurs gros ouvrages volumineux (variant entre 300 et 360 p.). Le premier s’intitule : "Cerveau et processus mentaux" (5) le second, "Traits de la personnalité des délinquants" (6) et le troisième, "Intelligence émotionnelle et certains problèmes émotionnels (anxiété, dépression, suicide, délinquance juvénile" (7), le quatrième enfin de "Intelligence émotionnelle et certains problèmes émotionnels (anxiété, dépression, suicide, délinquance juvénile". Et la liste d’ouvrages et d ‘articles publiés par l’enseignante Yamna Smaili et ses trois étudiants est bien loin d ‘être exhaustive.

Notons tout de suite que ces ouvrages cités sont tirés principalement de la littérature anglo-saxon, et de quelques livres « francophones » ( France, Québec…).

Ce qui retient plus l’attention, ici, ce sont deux choses : 1. L’enseignante Yamna Smaili et ses trois étudiants ignorent non seulement l’anglais, mais aussi le français qui est pourtant  la seconde langue d’usage en Algérie. 2. Le contenu de ces livres, traduits de l’arabe, est si sophistiqué  qu’il est  bien difficile de croire qu’il est le fait de ces auteurs « prolifiques ». Qui plus est,  comment croire que ces jeunes étudiants que dirigent Mme Smaili, et qui sont vraiment en panne de formation psychologique solide, puissent publier des livres au contenu hautement spécialisé (névrose, dérèglements  mentaux, dépression, suicide…) ? Comment croire que  leur directrice de thèse -elle-même, plagiaire notoire, et monolingue, de surcroît,  puisse leur offrir les méthodes et les outils conceptuels indispensables à la compréhension du monde social et de ses manifestations les plus complexes ? 

La dénonciation des plagiaires est un devoir civique et citoyen 

La dénonciation du plagiat et des plagiaires est un devoir autant patriotique qu’éthique. Notre pays ne peut se hisser au niveau intellectuel, technique et économique des grandes nations civilisées s’il tolère la corruption sous toutes ses formes. Les prédateurs scientifiques n’ont rien à envier aux prédateurs de l’économie nationale. Inutile de parler du patriotisme, de l’amour de la patrie et de se dire bon citoyen de ce pays lorsque on s’adonne à ces pratiques répréhensibles pour ne pas dire mafieuses ! Les institutions universitaires et la justice du pays doivent, lorsqu’elles sont alertées de tels actes, doivent sanctionner sévèrement leurs auteurs.

Fermer les yeux sur ces plagiaires et ces faussaires, c’est accorder une prime d’encouragement à la médiocrité intellectuelle déjà bien répandue, c’est donner  aussi quitus aux Commissions Universitaires Nationales chargées d’examiner les candidatures d’accepter des dossiers bâclés, c’est-à-dire des dossiers contenant des attestations  falsifiées de participations à des colloques « bidons », des articles plagiés et des polycopies de cours fictifs ou farcis de remplissage et de propos indigestes. D’année en année, le nombre d’assistants, et de Maîtres de Conférences A  promus de façon douteuse au garde de professeurs, augmente. Ainsi pour nous borner au seul cas  de l’  université de M'sila, quatorze (14) enseignants ont-ils été promus à ce grade lors de la 31eme session de la Commission Universitaire nationale. Et lors de la 32eme session de la même commission,  pour l’unique université de Msila, dix (10) enseignants ont été promus au garde de professeurs de l’Enseignement Supérieur, alors que de notoriété publique, ils ne réunissent guère les conditions d’éligibilité pour des raisons que l’on peut facilement prouver…

Le recteur de l’université de M’sila et sa manière de voir et de gérer les choses et les hommes...

Ce Recteur détonne par sa démarche  managériale et scientifique avec les approches de ses prédécesseurs. C’est un homme à la fois  de réflexion et de terrain. Il ne dissocie pas les deux aspects de la chose, mais au contraire, il les lie de manière étroite de façon  à les rendre solidaires et complémentaires. Outre sa présence quasi quotidienne sur le terrain ( visites et inspections des différentes facultés, réunions informatives dans les salles des réseaux, ouverture de séminaire et de colloques..), il veille à ce que l’administratif   et  le scientifique, ne soient pas en situation d’opposition ou de rivalité, mais en position d’échange et de complémentarité et que tous les deux doivent être au service de l’Université. Ce sont les deux points forts sur lesquels il a jeté son dévolu.

L’adminitratif.-Notons qu’il faut rendre justice au recteur actuel, M. Kamel Badari qui, dès son arrivée à la tête de cet établissement en 2017, n’a pas manqué d’opérer des changements qualitatifs tant au niveau de la gestion administrative qu’au niveau de la gestion scientifique. Au niveau administratif, il a créé le Conseil de Coordination et de Concertation ( RCC), qui se réunit une fois par semaine sous la présidence du recteur en personne. Convoquée à cette réunion tous les doyens des Facultés, le secrétaire général, les vices recteurs chargés de la pédagogie, de la recherche scientifique, des relations extérieures, de la planification ainsi que le chef de la commission de suivi du Projet de l'établissement.

L’objet de cette réunion hebdomadaire est d’inviter chacun des ces responsables à exposer brièvement l’état d’avancement des missions qui lui sont imparties. Toujours au niveau administratif, un programme de formation dédié au personnel administratif de l’université a été institué, puis approuvé lors de la dernière réunion tenue le 5 octobre 2020. Le but d’un tel programme vise à développer les capacités managériales des gestionnaires administratifs. 

Le scientifique. Au plan scientifique, il a institué la numérisation et son complément obligé, le « zéro papier ». Il a obligé toutes les facultés de disposer des sites web et des plates formes DWS (development work statement), des  e-mails professionnels , avec l’obligation d’ouvrir un compte Google Scholar, qui permet de faire apparaître la visibilité ou l’invisibilité du chercheur, et l’impact de ses recherches dans sa spécialité. La mise en place de plates formes numériques, notamment celle qui concerne les annonces de colloques,  de séminaires, de demandes documents, comme les certificats de travail par exemple, ou le dépôt d’un dossier de concours ou de stage, sans parler de moodle, qui est une plate forme conçue en vue de l’apprentissage à distance,  qui se fait en ligne, et qui permet de créer des groupes de personnes s’instruisant autour des activités scientifiques, telles sont, en substance, les novations introduites par le recteur Badari, et qui n’avaient pas été imaginées ou envisagées par ses prédécesseurs. L’accompagnement pédagogique des nouveaux recrus se fait justement  par ce biais, mais aussi au moyen d’une application dite  Google meet, qui est un service de vidéoconférence et qui a remplacé désormais  Google Hangouts. Ajoutons à ces innovations introduites par le recteur actuel, le Progress qui a permis de conférer un surcroît de visibilité à l’Université de M'sila dont le classement, au niveau national, est passé de  86 à 04 en 2020. Mais d’après le site international Webometrics, elle se situerait au sixième  rang du classement national. De progrès notables ont été enregistrés grâce  à l’introduction et à l’usage de ces moyens techniques. Ainsi, et depuis le début du covid-19, 130 cours de toutes les spécialités ont été dispensés grâce à ces moyens technologiques mis en œuvre.

Ce travail de numérisation et de modernisation visant à mettre cette université au diapason des grands établissements scientifiques du monde a rencontré  naturellement une vive résistance de la part de beaucoup  d’ enseignants qui craignent  le dévoilement de leurs CV dont la maigreur n’est pas de nature à valoriser leur trajectoire scientifique. Le compte Google Scholar qui est une mesure d’évaluation, joint à l’usage des logiciels anti-plagiat récemment introduits dans l’établissement, ont fini par provoquer  de grandes paniques chez tous qui s’adonnent de manière quasi effrénée au plagiat.

Sentant que ce fléau menace les fondements scientifiques, déontologique et éthique, de l’université, M. le recteur s’est employé à le combattre par une campagne de sensibilisation et  de conscientisation. A côté d’un travail de proximité qu’il mène depuis son arrivée à la tête de cette université contre le plagiat, il a initié un «Colloque national sur la lutte contre le plagiat » le 28  janvier 2020, suivi  deux jours plus tard  par «l’ouverture d’une semaine de sensibilisation sur l’intégrité scientifique à l’Université de M’sila». et les deux évènements avaient drainé beaucoup de monde.

Enfin, de ce qui précède, il ne faut pas conclure que l’Université de Msila détient le monopole, loin d’en faut, du copier- coller. Toutes les universités nationales sont , à des degrés divers, affligées par cette pratique qui ravale le niveau intellectuel de la nation au rang des pays  sous- développés. Les prochains articles  seront, justement, consacrés, aux autres universités nationales affectées par cette pratique désastreuse…

A. R

Renvois

1- Hèlène Maurel -Indert, LE PLAGIAT LITTÉRAIRE : UNE CONTRADICTION EN SOI ? » in https://www.cairn.info/journal-l-information-litteraire-2008-3-page-55.htmpp.55

2- Jean-Noël Darde : http://archeologie-copier-coller.com/?p=12325

3- Le titre de cette intervention conjointe était :

الضغط المدرسي وعلاقته بسلوكات العنف والتحصيل الدراسي لدى المراهق المتمدرس. »

                                                                    (دراسة ميدانية على عينة من تلاميذ السنة الاولى ثانوي «  بولاية المسيلة نموذجا

                                                                                 21 صفحة من بينها 16 مسروقة من رسالة عبدي سميرة

4- Un certain Mustapha Fafa Sellami avait écrit sur la page Facebook de cette rencontre : « 

"أريد  فقط التنويه إلي شيء مهم، هو أن الأستاذة أسماعيلي يا منة و صديقي نوال قدمتا رسالتي( المجيستار) المنشورة مع تغيير ولاية بجاية بولاية المسيلة و المسماة " الضغط المدرسي وعلاقته بسلوكات العنف و التحصيل الدراسي لدي المراهق المتمدرس، دراسة ميدانية علي عينة من تلاميذ السنة الأولي من التعليم الثانوي، بولاية بجاية" تحت اشراف الدكتورة فاطمة الزهرة بوكرمة. يا للأسف أسا تذة يجرون وراء الشهادات ولو علي حساب نش أعمال الآخرين، يا للأسف نقوم بنشر أعمالنا لتفيد الطلبة الآخرين ونجدهم يسرقونها لنشرها و تقديمها في ملتقيات أخري شيء مؤسف حقا" Voir https://www.facebook.com/.../640294226060452

5-  قشوش صابر، اسماعييلي يامنة

                                                                                  الدماغ والعمليات العقلية Cerveau et processus mentaux

                                                                                                                  ديوان المطبوعات الجامعيةOPU, 360

سعر 740 دج2014

6- اسماعيلي يامنة

اسماعيلي عبد الرزاق
سمات الشخصية لدى الجانحيننة

Traits de personnalité des délinquants 
 janvier, 2015, ديوان المطبوعات الجامعية OPU 710 DA

                                                                                                                                               اسماعيلي يامنة

                                                                                                                                                قشوش صابر

هبة  موسى

 7- الذكاء الوجداني وبعض المشكلات الانفعالية (القلق،الاكتئاب،الانتحار،جنوح الاحداث(Intelligence émotionnelle et certains problèmes émotionnels (anxiété, dépression, suicide, délinquance juvénile) OPU, 2017, 306 pages, ديوان المطبوعات الجامعية

Prix 700 DA

8-  On sent , à la  lecture attentive de ces livres  le style, et  l’empreinte  conceptuelle des auteurs suivants : Albert Bandura, Geoffrey Hinton, George Lakoff, Sigmund Freud, et bien d’autres. Même la traduction de certains textes en arabe ne saurait cacher aux yeux de l’observateur averti le plagiat intégral ou quasi. Cf. L’anxiété sociale à l’adolescence en tant que facteur prédictif de la délinquance chez une population de jeunes québécois  in https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/11930, et  Seret, alex : Jeunes Délinquants : inDétresse Psychologique et Reconnaissance Émotionnelle Déficitaire ? https://matheo.uliege.be/handle/2268.2/7945

 

Auteur
Professeur Ahmed Rouadjia, Université de M’sila