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REGARD

Les 300 Belmadi !

Au lendemain de la nomination d'Aymen Benabderrahmane comme Premier ministre, les discussions vont bon train sur la presse et les réseaux sociaux.

Tandis que certains considèrent l'ex-directeur adjoint de l'Inspection Générale des finances (IGF), devenu fonctionnaire de la Banque d'Algérie en 2010 puis gouverneur en 2019, ministre des Finances puis Premier  ministre  en 2021 par la grâce de cet ascenseur miraculeux bien de chez nous, comme le meilleur choix en comparaison de l'entourage médiocre d'Abdelmadjid Tebboune, d'autres estiment que la décision de confier les rênes du pays à un fonctionnaire est des plus catastrophiques.
 

Par essence et par définition, il ne peut généralement être un homme d'action et faire montre d'initiative soutiennent-ils. La situation est exceptionnellement grave et requiert donc une personne exceptionnelle.

La pénurie de liquidités, la glissade historique et ininterrompue du dinar durant ces deux dernières années, la réaction quasi imperceptible du premier responsable du secteur financier durant cette période ont démontré que notre Premier ministre actuel (ex-ministre des Finances) et la réactivité ne font pas bon ménage, insistent-ils.

A un moment où il faut faire preuve d'imagination , innover, concevoir et mette en œuvre de nouveaux schémas, il est peu probable de voir Aymen Benabdarrahmane incarner ce renouveau, cette fameuse relance économique que nombreux de ses prédécesseurs autrement plus chevronnés ont promis mais malheureusement jamais réalisé concluent-ils.

Implacable comme raisonnement. Indiscutable.

Dans la langue arabe certains mots sont puissants et ne trouvent pas de traduction dans les langues latines.

Certains résument les sept pêchés capitaux cités dans la religion chrétienne : l'envie la paresse, l'avarice, la gourmandise, l'orgueil, la luxure et la colère. Il se traduit par jouer, faire semblant, faire le c..., perdre son temps, gâcher ses chances, s'occuper de futilités, tromper, falsifier etc. C'est à peu près à cela que se sont adonnés les Algériens toutes catégories confondues ces deux dernières années : pouvoir, classe politique, opposition, manifestants etc... : tout ce beau monde s'y est attelé. Au détriment de l'Algérie, son peuple, son unité et son intégrité. L'orgueil a vicié l'atmosphère. Les horizons se sont bouchés.

Devant cette pénurie en ressources humaines que faudrait-il faire ? Comment s'en sortir

Nos docteurs d'état n'en sont pas comme dit le professeur Chitour. Nos jeunes manquent d'expérience, de savoir faire et de culture. Ils sortent d'une école et d'une université sinistrées.

La question et le débat sur la transition générationnelle  bien qu'un peu tardif et jamais réellement posé ne peut être évité.

Une idée de solution  ? Elle existe. Nous l'avons déjà expérimenté en ce qui concerne l'équipe nationale de football : un Belmadi à sa tête. Il faut trouver 300 Belmadi en Algérie et à travers le monde, de la génération post-indépendante spécialisés dans divers secteurs. Des hommes d'action et de terrain : des professionnels. Les désigner en leur confiant deux missions:

1- Commencer le chantier de l'Algérie future.
2- Se préparer à passer le flambeau aux plus jeunes après une décennie (une dizaine d'années)

Ce que la génération de Novembre n'a jamais entrepris. Encore faut-il parvenir à les convaincre de la bonne foi des décideurs. Car la tâche est ardue et le sacrifice est à la clef.

Ils viendront afin de donner tout ce qu'ils  peuven  à ce pays et non pas pour prendre tout ce qu'ils trouvent. On les appellera les 300 (comme dans le film 300 qui défendent a Grèce contre l'invasion perse). C'est cela l'idée  : ils donneront tout ce qu'ils ont metteront leur âme, leur coeur et même leur vie afin de sauver l'Algérie du chaos et probablement même de la disparition.

Auteur
Sofiane Ayache