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COUP DE GUEULE

Les bienfaits d’être syndicaliste en Algérie !

Un événement vécu aujourd’hui m’a acculé à écrire ce texte comme pour dire quelques vérités concernant ceux qui se prennent pour de grands hommes sans franchir le seuil de la création. Ceux qui avaient la soif d’être directeurs juste pour afficher  leur arrogance et  montrer  à travers leurs petites personnes qu’il frisent l’innommable monde de la médiocrité.

Deux directeurs plutôt serviteurs  avec qui j’ai travaillé longtemps en qualité d’enseignants ont fait montre d’une basse manière de se comporter avec ceux qui les dépassent sur tous les plans. En se dotant fautivement de titres de dirigeants d’écoles ne rajoute rien ces individus qui ont le courage d’oublier qu’ils étaient un jour des enseignants. Je ne vise pas tous les responsables, mon intervention cible cette nouvelle secte de soubrettes qui ont gangrené le secteur de l’éducation de par tous ces agissements si lâches !  

On ne peut pas aspirer à un État de droit, si le peuple refuse de comprendre voire assimiler les assises de la démocratie. On ne peut pas accéder à cette situation de justice sociale si des responsables se vendent à coup de bidons d'huile cédés par des directeurs d'école aux dirigeants de la tutelle éducative pour jouir de privilèges au-delà de la légalité, c'est de là que doit commencer le "Hirak", on doit dénoncer toutes ces pratiques pour espérer atteindre l'objectif voulu par tout le peuple qui se résume en une démocratie majeure et un pays épanoui ! 

Même si dénoncer figure parmi les verbes victimes de la censure dans cette Algérie qui ne cesse de surprendre de par les fracassantes sorties de ses responsables, il est impératif de braver cette stratégie qui vise l’effritement de ce pays.  Lutter contre l’injustice sous toutes ses formes me semble être un acte des plus hardis. Simuler une volonté de changer les choses reste le principe phare  de quelques représentants de syndicats de l’éducation  qui affichent cyniquement une façade de lutteurs inlassables tout en taisant leur putride obsession pour la chaise.

A défaut de compétences, ces délégués syndicaux optent pour les moyens les plus sinueux pour accéder au monde de la haute hiérarchie administrative troquant ainsi leur silence contre des postes de responsabilité sensibles tels que directeurs de primaire,  de collèges,  surveillants généraux et autres fonctions tant convoitées par  l’ensemble des enseignants.

Cette gangrène a gagné les cercles décisionnels du pays comme quoi si on veut devenir quelqu’un de très remarquable, il suffit juste d’adhérer aux instances syndicales à fortiori le fameux syndicat de l’Etat qu’est l’UGTA. ce truchement garantit une ascension à la fois certaine et aisée  vers la sphère confortable des dirigeants. C’est la réalité amère de la gestion algérienne qui souffre d’une opacité criante  et qui expose la crédibilité même de l’Etat aux risques les plus inéluctables.

L’aptitude, la compétence, l’intelligence et le savoir deviennent de simples valeurs non requises voire bannies par un système de filtration administratif très alambiqué où les plus médiocres se voient hisser aux rangs les plus importants. Devant cet état de fait, les intellectuels restent muets, réticents, complices affichant une passivité affligeante c’est comme si les soucis majeures du peuples excitent le plaisir de cette crème de la société qui assistent à l’effondrement de l’administration algérienne.

Quant à la presse, elle demeure le seul rempart contre tous ces phénomènes qui visent la stabilité du pays, si ce n’est ces atroces tentatives de la museler en usant de tous les moyens coercitifs possibles.

La presse privée, malgré la liberté d’expression souvent étouffée, font éclater des scandales touchant des responsables influents, une presse qui survit et à la censure et à la lourdeur de la tâche eu égard à la situation chaotique que subit notre société.

Même si nous sommes contraints de subir cette morose circonstance où la corruption, la fraude et le truquage sont devenus des emblèmes boostés par le régime en place, l’espoir reste notre seul détonateur qui pourra préserver en nous cette ardeur atavique pour affronter le risque de voir notre pays anéanti par la doctrine de la fausseté.

Auteur
Rachid Chekri
 

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