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IMPERATIF

Les Bouteflika doivent être jugés sur l'ENTV !

« Au ciel, la plus grande source de félicité, parmi les bienheureux, sera le spectacle des empereurs romains consumés en enfer. » Tertullien

Benali H’rab (Benali s’est enfui.)…

Par un soir sombre du mois de janvier 2011, un Tunisien exulte. Son cri bouscule un silence prudent. Il chasse les derniers doutes, et met en lumière la lâcheté d’un dictateur. Le tyran s’est tiré. La queue entre les jambes. Lâche parmi les lâches. Lâché par ses proches, son entourage parasite et l’armée du peuple. L’effrayante bête a fui. Elle s’en est allée nicher chez ses maîtres, grossir les décharges du Golfe.

Sans la justice, le pouvoir, c’est le diable. Et lorsqu’un homme faible le rencontre il devient lui-même démon. Mais tout démon finit par être exorcisé. Son esclave, par s’en délier. Et la peur finit par changer de camp. Cinq semaines de contestations populaires feront finalement tomber le dictateur tunisien et ce cinglant verdict : en se jetant dans la poubelle saoudienne, Benali s’est exilé, de fait, dans les déchets de l’Histoire.

Il s’en est suivi une frénésie populaire, une chasse aux sorcières, aux symboles et dignitaires du régime et un démantèlement de ses appareils oppressifs. Les villas et yachts des dieux d’hier sont pris d’assaut. Leurs temples profanés. Leurs domaines réappropriés. Leur patrimoine exhibé. Les demeures luxueuses du dictateur sont envahies par des centaines de personnes, qui ont constaté de visu, le faste du quotidien et l’indécente vie de ceux qui ont spolié le peuple de leurs richesses et de l’espoir d’une vie décente.

Des chaînes de télévision tunisienne pénétrèrent l’univers interdit du président déchu. Révélèrent ses secrets et les milliards amassés ou dépensés dans des pièces de collection aussi rares qu’improbables, tous témoins de la voracité prédatrice de Benali et ses proches. Les terres et plages illégalement spoliées, sur lesquelles ils bâtirent des cités interdites furent reversées au patrimoine de la nouvelle république.

Toutes ces richesses, ces terres, cet argent, les Tunisiens les ont vues confisquées, dans la transparence, par des comités étatiques révolutionnaires. Les derniers incrédules ont vu des spécialistes et des commissaires-priseurs les évaluer et les liquider à l’enchère publique, pour renflouer les caisses vides de l’État tunisien. C’est à ce prix que la confiance était rétablie. 

Pour que nul ne se hasarde sur le chemin de la tyrannie, les demeures du dictateur devinrent un lieu de pèlerinage et de recueillement pour les Tunisiens, où les petites gens et les enfants affranchis viennent toucher ce miracle de la liberté, mais aussi, ce mirage de la puissance et ces ruines impériales sur lesquelles ils ont écrit des mots de justice et d’amour. Pour que nul n’oublie. C’est à ce prix que les incrédules ont cru.

L’expérience tunisienne, avec ses insuffisances, loin d’être identique à la nôtre, a ceci d’intéressant, qu’elle nous renseigne sur ce qu’on doit exiger pour qu’une révolte populaire passe de la conscience de son pouvoir, à l’exercice de celui-ci. Pour qu’une révolte transcende le stade contestataire, et passe du fleuve rampant au torrent de changement, il faut que celle-ci impose, avec mesure et autorité, ses choix à tous ceux qui s’élèveraient en murailles de fumée contre la volonté populaire et la nécessité de la transparence absolue. Car la transparence est un préalable à toute justice embryonnaire. Elle en est son placenta.

Si des gens sont arrêtés, dignitaires du régime ou industriels, que l’on ouvre, dans un souci d’équité, leurs procès aux médias, et que l’on diffuse ce qui s’y passe. Si des biens sont saisis, des royaumes démantelés, la population doit être témoin de leur devenir, par des mécanismes juridiques fiables et transparents, articulés autour de comités ou commissions révolutionnaires. Le pire pour la justice est la fermentation en vase clos. Rien n’est alors plus propice au pourrissement, suspicions, règlements de comptes et vils arrangements.

On se doit d’exiger la clarté. C’est à ce prix que les incrédules croiront, que la confiance regagnera nos cœurs. L’actuelle situation l’exige et la rupture l’ordonne. Tant qu’on n’assistera pas à l’ENTV à des « streapteases » judiciaires - dans un souci de justice et non de vengeance -, qui mettront à nu les pratiques scabreuses des dignitaires du régime et de leurs enfants, le doute sera la règle. La jouissance du peuple n’atteindra son paroxysme que lorsque l’exhibitionnisme voire le voyeurisme des télé-réalités, touchera la famille Bouteflika et toute la sphère des Daltons qui gravitent autour d’elle. 

Auteur
Hebib Khalil
 

Commentaires

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Je comprends un peu cette recommandation de juger ce minable (qui a détruit le pays) sur la chaîne publique. Cependant, nous ne sommes ni au moyen âge ni au « far West » pour juger publiquement ce tyran. Un des objectifs majeurs de la révolution du 22 Février est de construire un état de droit où la justice s’applique a tous d’une manière authentique, sereine, libre , exemplaire et en « due process » comme cela se fait dans les pays avancés.

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Du trois pièces ,cravate, séchoir et cheveux longs, à la tenue harrachienne ,et boule à zéro. Quelle chute et quelle humiliation : conséquences directes de l'ivresse et de l'aveuglement du pouvoir. Qu'il assume maintenant.

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Les Boutesrika ont DETRUIT l'Algerie. La corruption, Elhogra, L'injstice , les crimes qu'ils ont commis sur le peuple est un crime conntre la nation.
Gaid Salah sera applaudi s'il jugent Abdelazzir Boutesrika (meme s'il ne peut pas parler) direte sur l'ensemble des teles. La je vais commencer a croire a la parole de Gaid Salah.

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