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ARBITRAIRE

Les condamnations pleuvent encore sur les activistes du Hirak/Amussu

Le pouvoir ne desserre pas sa poigne de fer sur les militants du Hirak/Amussu. Bien au contraire. Les juges continuent à prononcer tous les jours des condamnations les plus sévères dans un contexte politique et sanitaire particulièrement délétère.

Les militants pacifiques sont harcelés, convoqués, jugés et condamnés pour nombre d'entre eux. D'autres leurs procès sont reportés, les laissant de fait dans une totale incertitude.

Kadari Allal a été condamné par le tribunal de Saïda à 1 an de prison ferme et une amende avec mandat de dépôt, jeudi 12 novembre 2020, après son arrestation dans la matinée même et sa comparution immédiate, selon le CNLD.

A Souk Ahras, la garde-à-vue de Bilal Merarchi a été prolongée. Il a été arrêté mercredi le 11 novembre, devant la daïra de Sedrata, indique le CNLD.

En attendant sa présentation devant le procureur du tribunal de Souk Ahras, Bilal Merarchi n'a pas été autorisé à appeler sa famille et aucun membre de sa famille n'a été autorisé à lui rendre visite au commissariat de police, ajoute la même source.

A Oran, le détenu Fayçal Zeghad a été condamné à 6 mois de prison ferme et une amende de 50 000. Il est accusé d'atteinte à la personne du président de la République, incitation à attroupement non armé, et troubles de l'ordre public. Rien que ça !!!

Après son arrestation vendredi 13 novembre, à Mehdia, Mohamed Laroussi a été placé en garde à vue au commissariat central de Tiaret,  en attendant sa présentation devant le procureur du tribunal de Tiaret.

Quelque 90 détenus d'opinion croupissent dans les prisons depuis plusieurs mois. Certains sont condamnés à trois ans, d'autres deux ans de prison, voire moins. Beaucoup de détenus placés en détention provisoire voient leur procès renvoyés aux calendes grecques. 

Auteur
Yacine K.