Aller au contenu principal
Body

EXPRESS

Les députés examinent une loi controversée sur les hydrocarbures

Pour le 37e mardi de suite, les étudiants algériens ont manifesté dans plusieurs villes du pays, pour dire leur opposition au système en place et à la tenue de la présidentielle du 12 décembre dans les conditions actuelles.

À Alger, les manifestants se sont également rassemblés devant l'Assemblée nationale populaire, pour protester contre la loi sur les hydrocarbures. Les députés ont commencé à examiner le texte qui a déjà provoqué des manifestations lors de son adoption en Conseil des ministres, le 14 octobre dernier.

Le vote au Parlement est prévu jeudi prochain, le 14 novembre. Le texte n'a pas encore été publié officiellement. Cette loi, qui comporte 238 articles, revoit les régimes juridiques et fiscaux, pour favoriser les investissements dans le secteur des hydrocarbures, tout en préservant l'intérêt de l'Algérie, précise l'agence de presse officielle APS.

Ses détracteurs accusent les autorités algériennes de vouloir céder leur richesse à des multinationales. Ils ont notamment relevé une phrase du ministre de l'Énergie, Mohamed Arkab, évoquant des discussions avec les grandes compagnies pétrolières mondiales pour cette loi.

Toutefois, pour l'économiste Abderrahmane Mebtoul, ce n'est pas vraiment cette loi que les contestataires rejettent, mais le contexte politique dans lequel elle est examinée. En effet, selon la Constitution algérienne, le gouvernement de transition devrait gérer les affaires courantes et non pousser des lois qui engagent l'avenir du pays, explique-t-il.

Par ailleurs, il précise qu'une nouvelle loi même excellente ne suffira pas à attirer des investisseurs, pour qui la stabilité d'un pays constitue un préalable essentiel à tout engagement financier.

Alors qu'une écrasante majorité des recettes algériennes provient des hydrocarbures, la conjoncture actuelle est peu favorable. La demande intérieure augmente, les cours sont bas et la production nationale est en baisse depuis plusieurs années.

Auteur
RFI
 

Ajouter un commentaire