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PRESIDENTIELLE

Les étudiants marchent à Alger et la colère gronde dans d'autres wilayas contre le 5e mandat

Les étudiants, ont renoué ce dimanche matin avec les manifestations contre le 5e mandat du candidat Bouteflika.

Sous haute tension, la surveillance à Alger s’est intensifiée d’un cran aux alentours des campus et plus particulièrement au niveau de la faculté de médecine qui se trouve à proximité du conseil de la constitution.

Contrairement aux autres villes du pays, dans lesquelles les étudiants ont marché une nouvelle fois pour accentuer leur point de vu à l’égard d'un mandat présidentiel complémentaire, les facultés d’Alger sont violemment quadrillées par les services de sécurité.

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A la faculté de droit située à Saïd Hamdine, les étudiants ont scandé des slogans condamnant les dernières déclarations du premier ministre qui a comparé l’Algérie avec la Syrie. « Ya Ouyahia, Dzair machi Sourya » au même moment, la faculté centrale d’Alger a fait état d’un véritable blocus par les importants renforts de policiers. Ces derniers ont été déployés pour empêcher tout tentative de sortie dans la rue. Tandis que, les étudiants de Bouzaréah et Dely Ibrahim n’ont pas rejoint leurs établissements et se sont donné rendez-vous directement à Chevalley, pour marcher vers Ben Aknoun, dans l’espoir d'empêcher le dépôt de candidature du président sortant.

Pris de panique, les éléments de sécurité ont dépêché un dispositif impressionnant pour détourner la marche en milieu d'un trafic routier fortement perturbé.

Dépassé par la foule estudiantine, le cordon de sécurité installé à l'entrée des établissements universitaires a fini par lâcher prise,  et s'est contenté de barrer seulement les accès menant au conseil constitutionnel  à l’aide des camions blindés et les brigades antiémeutes, le bruit des hélicoptères a notamment dominé l'atmosphère.

Auteur
La rédaction