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Lettre de Philadelphie

L’Olympique de Médéa : entre grandeur et décadence

Le verdict est tombé, trois années après son historique accession en Ligue 1, voilà que l’Olympique de Médéa rétrograde en Ligue 2, sans faste et sans honneur, payant lourdement sa politique d’exclusion des intellectuels du club, faisant de l’ombre à leur inculte président et sa gestion catastrophique ,tant technique qu’administrative, prônées et menées par ses ignares dirigeants.

Tous ceux qui jusque là, apportaient un plus au club et faisaient sa force, étaient écartés par le duo Boukhelkal-Slimani, pour faire main basse sur le club.

En vérité, rien n’étonne plus, dans ces mêmes colonnes, le papier en date du 1er octobre 2017 intitulé: Quand l’olympique de Médéa joue à la roulette russe, sonnait déjà le glas et le  péril en la demeure du septuagénaire club du Titteri. Rien n’y fit, son inculte président, très imbu de sa personne, s’égosillait à claironner sa parfaite maîtrise des  affaires du club, non sans se faire serpillère pour être dans les bonnes grâces de Zetchi, le grand manitou de la FAF, et néanmoins président du club Paradou FC, dont l’éthique sportive a été sérieusement entachée par son intrigante défaite à domicile face à Sidi Bel Abbes, entraîné par Sid Ahmed Slimani, l’ex-Olympien ayant été l’acteur de son accession, un match vendu au prix fort, scellant le sort de l’Olympique Médea pour la rétrogradation.

Le scandaleux arbitrage du match Bordj Bou Arréridj contre l’O Médéa a été, en définitive, que son coup de grâce. Il ne fait aucun doute que la corruption du corps arbitral est maîtresse de céans dans les arcanes de la Fédération algérienne de football, devenue depuis fort longtemps, une toile de fond, devant laquelle s’agitent de bien sinistres individus corrupteurs et corrompus.

C’est dire que c’était dur, dur de s’appuyer des années durant sur l’empirisme, le bricolage, les magouilles et le marchandage des matchs défiant  l’honneur du club et le fair-play, non sans jamais penser, à une approche scientifique et méthodologique de formation de jeunes talents. Pardi! Il faut bien se sucrer sur le dos des joueurs et du club …Voilà que l’arroseur est arrosé, emmenant le vice-président du club de l’O Médéa , avec des larmes de crocodile, à en appeler au général-major Gaïd Salah d’assainir le sport en général, et le football en particulier.

Il est du moins très surprenant que ces quidams, tels le chien de la fable de La Fontaine, qui emporté par les eaux, se vantait d’être un bon nageur…, n’assument pas leurs échecs en faisant amende honorable en démissionnant sur le champ.

Entre grandeur et décadence, l’Olympique de Médéa, continuera encore, et  pour les années à venir, à subir les assauts des opportunistes et autres maquignons du sport

Autres temps, autres mœurs….Allez savoir!

Auteur
Brahim Ferhat
 

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