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Présidentielles de 2019

L’opposition est-elle vraiment en marche ?

Les lignes bougent dans la sphère nationale et les grandes manœuvres ont commencées dans les états-majors des partis en perspective des présidentielles de 2019.

Mais le terrain est glissant car la scène politique nationale est caractérisée par une ébullition sociale fortement exacerbée par la diminution des réserves financières du pays, ce qui n’a pas empêché des corporations syndicales autonomes de poser quelques exigences aux ministres des secteurs concernés, santé et éducation notamment, qui pour l’heure, n’ont rien de concret à leur proposer, si ce n’est de les appeler au dialogue. Cette tempête syndicale qui est d’une actualité brûlante ne semble pas indisposer ou pour le moins accaparer l’esprit du gouvernement dans son ensemble. On n’a pas vu un quelconque ministre du gouvernement Ouyahia monter au créneau pour défendre ses collègues Benghebrit ou Abdellaoui.

Le premier ministre Ahmed Ouyahia s’est muré quant à lui dans un silence bien étrange. A-t-il déjà tout dit de ce qu’il devait dire lors de sa dernière conférence de presse ? Est-il obligé de se taire parce qu’il a été recadré par le président de la République pour ses précédents propos sur la situation financière du pays qui ont, paraît-il, affolés la population ? Va-t-il lui-même tancer le ministre du commerce, Mohamed Benmeradi, qui vient de déclarer que "le feu est dans la maison !", ou laisser le soin au président de la République de rappeler à l’ordre ce membre du gouvernement et néanmoins lanceur d’alerte ? L’air d’Algérie est à l’évidence « vicié » en ces temps de crise, ou même le responsable de l’UGTA Abdelmadjid Sidi Saïd est obligé d’adopter un profil bas, pour ne pas ajouter de l’huile sur le feu, disent certains. Quant aux partis politiques, même si majoritairement ils reconnaissent la légitimité des grèves, ils ne font pas grand chose et ne versent pas dans la surenchère pour ce qui est des partis proches du pouvoir.

D’autres en revanche, n’hésitent pas à mettre le doigt sur la plaie, feignant d’ignorer que des dépassements hasardeux et incontrôlés de la rue auraient des conséquences imaginables dans un contexte de révolte comme celui que nous vivons. Globalement, dans le camp de l’opposition hormis quelques déclarations ponctuelles du RCD, du FFS, du PT ou de Jil Jadid, les partis donnent l’impression d’avoir abdiqué. Comment ne pas le croire dès lors que depuis l’ouverture pluraliste, les formations politiques agréées n’ont pas été capables de présenter le moindre programme alternatif, l’usure du temps et de non renouvellement de leurs cadres dirigeants, les mêmes depuis leur création, ont fini par leur ôter toute leur crédibilité, comme le montrent leur absence d’emprise sur la société ou leur faible score électoral dans les scrutins où ils ont concourus ! Il faut le dire, ces partis n’ont jamais constitué une menace pour le pouvoir qui à sa guise, les marginalise beaucoup plus qu’il ne les manipule, au gré de son propre agenda.

La même analyse vaut pour la majorité des associations "bidons" qui prospèrent et profitent allégrement des subventions généreusement versées par l’Etat et les collectivités locales. Sans contrepartie ni bilan à présenter. De ce qui précède, certains observateurs de la vie politique algérienne en sont venus même à plaider pour la dissolution de la classe politique actuelle qui, disent-ils incarne l’échec total du concept de l’"opposition". Une classe politique juste capable d’animer quelques kermesses populaires à la veille des carnavals électoraux ! Ces partis stérilisent le pluralisme en Algérie, selon la formule utilisée par un intellectuel ! Et comme si cette critique lui était personnellement adressée, le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali a choisi ce timing pour rendre publique sa proposition d’aller vers une « candidature unique » de l’opposition à la présidentielle de 2019. Une proposition qui reste, selon lui, valable uniquement dans le cas où le prochain scrutin serait ouvert. L’idée doit interpeler tout le monde a dit l’intéressé qui ainsi escomptait mettre « en marche » l’opposition. L’ayant bien évidemment écouté mais pas apprécié, Abderrezak Makri, le chef du MSP a soutenu que « dans un contexte de situation financière et économique préoccupante, ce n’est pas le moment de parler ni d’un 5ème mandat, encore moins d’un candidat unique de l’opposition qui aura peu de chances d’être élu parce que le pouvoir reste assez puissant pour consacrer, encore une fois, la fraude ».

En un mot, il refuse de joindre le mouvement « en marche » initié par Soufiane Djilali ! L’idée est a priori séduisante, mais elle suppose un abandon des partis et partant de leurs chefs, de leurs propres ambitions. Elle ne sera pas facile à adopter ni dans le camp des partis dits démocratiques encore moins dans ceux se réclamant de la mouvance islamiste. Les présidentiables de l’opposition accepteront-ils l’idée d’un candidat unique ou bien c’est le chacun pour soi qui va prévaloir pour 2019 ? En l’état des événements politiques, peut-on conférer un brevet de représentativité à l’opposition «désunie» du Mazafran, au regard de la faiblesse de son enracinement social réel, du caractère parfois squelettique du nombre de ses militants, de la pauvreté de sa doctrine et de l’indigence de son programme, comme on l’a affirmé supra ? Et si l’on ajoute à cela les «egos» démesurés de ses chefs, ce n’est pas demain la veille qu’émergerait, de leurs rangs, une candidature consensuelle parmi les candidats déclarés ou potentiels. A moins que Soufiane Djilali n’envisage de soumettre à ses pairs l’idée d’organiser une « primaire » pour mettre sur le même pied d’égalité les candidats possibles ?

Rappelons que les primaires ne sont pas interdites par la loi ; toute l’Europe politique, ou presque, a adopté ce système et les candidats, ex-présidents de la République inclus, s’y soumettront. Défendre l’idée d’une primaire, c’est permettre aux militants politiques de dire leur mot concernant le choix du champion qui portera leurs couleurs à l’élection présidentielle de 2019. In fine, celui qui est désigné devient, instantanément, incontestable et incontesté dans son camp.

Pour les partis politiques qui viendraient à adopter ce système, ils auront l’avantage de montrer la différence qui existe entre leur propre parti jouant la transparence, les pratiques occultes du pouvoir et celles des autres organisations politiquement fermées, refusant l’idée des primaires. On n’en est pas là pour l’instant car l’idée de Soufiane Djilali ne semble pas avoir rencontré l’écho escompté. Mais peut-être que Louisa Hanoune, la secrétaire générale du PT aura plus de chances lorsqu’elle déroulera l’'initiative de sortie de crise" qu’elle a promis, urbi et orbi. Pour autant, va-t-elle dire que la crise algérienne étant d’essence politique et que, par conséquent, son dénouement ne peut être que politique ? Va-t-elle exiger la dissolution du parlement et du Sénat non représentatifs à ses yeux ? Va-t-elle aussi demander le départ du gouvernement et surtout de tous les ministres qui n’ont pas à ce jour, saisi la nature des problématiques des départements dont ils ont la charge ? Ira-t-elle jusqu’à demander le départ du président de la République, elle qui était jusque là foncièrement contre cette idée récurrente des opposants qui exigeaient des élections présidentielles anticipées ? Pour l’heure, l’opinion publique retient son souffle.

Auteur
Cherif Ali
 

Commentaires

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Tout ça, c’est du bidon ! L’opinion publique ne retient pas son souffle…le peuple non plus !
Le pouvoir…"l’opposition"…le Janus bicéphale…mais sans passé et sans futur ! Am Hamou…am Tamou…comme dit le dicton !

Et vous, Le Matin, êtes à l’image…de cette "opposition"…et pour cause !

Deux de mes commentaires ont été censurés…j’en suis tout estomaqué…je n’en reviens toujours pas ! Tante Anastasie…la vieille chouette…sur le Matin… le journal d’opinion de Benchicou…Surréaliste ! Dans l’un de ces commentaires…la bégueule a censuré la liberté de ton…dans l’autre, la liberté d’expression tout court…ça m’a laissé abasourdi ! Ni sortie trash…ni appel au meurtre….Mais où sont donc passées ses bésicles ? Et moi…qui croyait naïvement que…Le Matin, lui-même victime de la censure…était un espace de libertés…Va comprendre, Charles ! Lecteur assidu…mais tout nouveau commentateur…je tombe de haut ! Le seul journal d’opposition…qui ne s’est pas encore aplati…Pathétique ! Un pays maudit…un peuple maudit…oui, nous sommes les damnés de la terre…Merci Frantz ! Soyez cohérent avec vous-même…censurez çui-là !

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Le seul parti d’oppsition est dissout, l’autre opposant est un mouvement indépendantiste non reconnu. Si non les autres que tu as cité à Da Ali, sont des parasites aussi, attachés à la mangeoire, ils sont en panne .
Ils n’ont pas d’idée ni de perspective, tu rigoles au quoi? Louisa Hanoun va sauver l’Algerie? Avec quoi , sa grande gueule?
Les élites ont fuit le pays, exilés, tués ou en prison. Le reste c’est juste du bétail qui sont là pour des gros salaires, des avantages et la corruption. En tout cas le dictateur a fait du vide autour de lui, et il a placé ces pions comme un bouclier, le plus inculte est le plus proche de lui.
Le peuple dans tout ça? Personne ne sais ou en s’en va. Les idées innovatrices, créatrices de richesses sont tout de suite attaquées et mise à mort. Les idées noires cathastrophiques sont mises en avant.
C’est un complot , certainement il n y a aucun doute. Ce n’est pas vrai 40 millions il y a pas un millier de génie qui peut mener le pays vers le développement la liberté et la Prospérité.
Mais tout ça a été cousu sur mesure depuis 1962. Pour que l’Algerien payera pour son combat pour la libération. Ce n’est étonnant , on voit les mêmes personnes au pouvoir encore depuis 60 ans .
Ils appellent ça patriotisme?

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J'allais vous sauter au cou, comme tout le monde, et puis me suis dit "pourquoi?" - A l'evidence, quelque chose semble preoccuper aussi vous que d'autres.

Tout un certain temps durant, je me suis dit que la divergence des recettes et analyses emises, provenait des differences dans les ombitions reelles mais inavoue'es, de tout un chacun opiniatre. Et c'est la que je me dis:
Et si la preoccupation "le probleme" etait le meme et les divergences ne sont que dans les solutions avance'es ?

Dans votre analyse, vous semblez avoir cerne' un probleme que tout le monde pose. Celui de la transparence des elections, sans toutefois le poursuivre jusqu'au bout. Pour pour s'arreter la, mais pour pouvoir avancer vers le reel probleme des algeriens, qui est loin d'etre reconnu, encore moins articule', honnetement et clairement.

Pour resumer, la valeur et but de la transparence des elections serait que les algeriens puisse enfin assoir le detenteur de la formule magique a ce probleme que personne n'a encore su ou pu articuler. Il faut etre fort. Vraiment ! Tandis que tout le monde a difficulte's a resoudre des problemes reels clairement decrits et pose's, les algeriens puissent-ils seulement se prononcer ensemble comme un homme, vont resoudre un probleme qu'ils n'arrivent pas decrire ou poser.

Bref, assumant que quelqu'un quelque part "Mr al-maktoub" a le secret du vrai probleme, qu'il livrera qu'une fois que les algeriens, en auront paye' le droit, c.a.d. demontre' le merite. Cela laisse le champs libre libre d'aborder un probleme secondaire, qui lui est articule' par Mr/me "Maktoub" - Celui du merite.
Quel merite? est donc la question.
Et la reponse a mon avis est: "celui d'essayer de resoudre un et un seul probleme, clairement defini, articule' et qui touche tout le monde."

Ce probleme-la s'article donc ainsi:

Sofiane Jillali: "... le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali a choisi ce timing pour rendre publique sa proposition d’aller vers une « candidature unique » de l’opposition à la présidentielle de 2019. Une proposition qui reste, selon lui, valable uniquement dans le cas où le prochain scrutin serait ouvert."

Le Turk(Makri): "... ce n’est pas le moment de parler ni d’un 5ème mandat, encore moins d’un candidat unique de l’opposition qui aura peu de chances d’être élu parce que le pouvoir reste assez puissant pour consacrer, encore une fois, la fraude ».

Les partis dits Kabyles, sans pourtant la moindre emprise en Kabylie, except les notes secretes du regime", on n'ose pas parler, sachant que LA et non LES, preoccupation des populations auquelles ils sont assigne's, ont d'autres chats a fouter, c.a.d.: Comment Liberer leur Patrie, au moindre cout Humain?

Pour la Hanoune: Le scenario actuel ne lui convient pas, son role n'est pas celui qu'elle a recu au debut. Caneremene pas assez et si les autres arrivent a constituer un danger potentiel, la est l'occasion de monter le prix qu'elle attend. C'est d'ailleurs la logique du wait-n-see des autres lievres.

Disons une 12 verite's, loin de ce theatre:
1. Tout ce que je viens de decrire ne concerne pas les bipedes de la rue.
2. Pour attirer cette masse, il faut qu'elle soit concerne'e.
3. Pour qu'elle soit concerne'e, il faut que ces politique articule un vrai probleme. "entre nous, c'est le secret que partagent les populations et superman Maktoub."

Qu'y a-t-il lieu donc de dire:

1. La nature du probleme qui vise les algeriens: La famine ethiopienne d'antant ou la faillite.

2: Les causes du probleme: La culture politique et sa pratique soutenues par la structure politique, qui eloigne les competence et les expose et leur enfants a la predation, exerce'e sous forme de dilapidation.

3. Articuler "comment la correction de cet etat des choses en 2., permettra le deploiement de competances capable de realiser la solution optimale au probleme central, en 1.

4. Articuler qu'une mobilisation est necessaire pour realiser (3.). L'articulation du comment de ce point, se doit d'etre un point de convergence, des lors qu'ils declarent que cela constitue un barrage/obstacle commun.

Les Tunisiens par example, ont realise' cela, et font face actuellement au sujet reel, la cause principale de l'etat de leur economie. c.a.d. "comment la restructurer et avec quoi ?"- ils sont dedans.

S'il y a espoir de trouver un compromis et un support populaire, leurs reunions etc. (agenda) ne doivent pas sortir de ces 4 points.

La mission du candidat unique ne va pas plus loin que de corriger les regles et procedures des elections, c.a.d. les retirer des mains du gouvernement. Quelque chose comme les resultat de la loterie. Les chiffres doivent arriver directement des communes et centres de votes, comme un match de foot-direct.

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pour avoir de talon commençer par plusieurs lignes et terminer par un point de depart
le president doit etre un militant de base avant d ´être vôter par le peuple
merçi boutef

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